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Nicolas Trifon
Historien, sociolinguiste, spécialiste des Aroumains
Né en 1949 à Bucarest, Nicolas Trifon vit en France depuis 1977. En 1983, il a soutenu à l'EHESS (Paris) une thèse de doctorat en linguistique intitulée Des blagues : masses parlantes et rhétorique marxiste-léniniste de pouvoir. Il est aussi l'auteur de Moldavie ex-soviétique : histoire et enjeux actuels, écrit avec Matei Cazacu (Acratie, 1993), et de Les Aroumains un peuple qui s'en va (Acratie, 2005). Engagé dans des mouvements libertaires, Nicolas Trifon a dirigé de 1983 à 1991, Iztok : revue libertaire sur les pays de l'Est. Il est aujourd'hui rédacteur et traducteur au Courrier des Balkans. « J'ai toujours éprouvé une profonde aversion pour le nationalisme, et cela a joué chez moi un rôle important dans la contestation de l'ordre établi, peut-être parce que dans le pays où je suis né, la Roumanie, le nationalisme a toujours été un argument fort, légitimant efficacement les injustices en tout genre générées par l'ordre établi. Je trouvais et je trouve encore - le nationalisme à la fois bête, parce que ça caresse dans le sens du poil pour mieux manipuler les membres d'une nation, et méchant, pour ceux qui n'en font pas partie ou qui veulent échapper à un univers verrouillé artificiellement. Mon souci de chercher à démonter et dénoncer les rouages de la passion nationale, la vacuité des illusions qu'elle entretient et les mécanismes d'exclusion qu'elle secrète m'a conduit à accorder un intérêt particulier à la question nationale sous toutes ses formes. » (Extrait d’un entretien avec Nicolas Trifon, Le Monde libertaire, 15 septembre 2005) |
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