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Yvon Le Corre

Peintre et grand voyageur installé à Tréguier (Bretagne).

Né en 1939 à Saint-Brieux, il est l'auteur de carnets de voyages et de récits.

« L'idée a germé très tôt chez ce fils d'instituteurs qui suivra à l'école primaire les méthodes d'enseignement Freinet. Un "détonateur" dans la vie du petit Breton qui, dès l'âge de cinq ans, découvre la région de Saint-Malo, ses traditions, ses différents métiers, un pinceau à la main. "On allait toujours dessiner sur les lieux où il se passait quelque chose. On réalisait des textes. Ensuite on éditait tout ça nous mêmes dans une petite imprimerie. C'était de plain-pied avec quelque chose, il n'y avait pas de faille, quoi."

Quant au voyage, Yvon attendra ses quinze ans et un camp d'éclaireur en Yougoslavie pour trouver la flamme. Il se met à dessiner des articulations de gouvernail de trains de flottage de bois sur les rivières du Monténégro, réalise des portraits de bûcherons, de leurs outils, de leurs maisons, etc. "J'ai eu l'impression d'être complètement satellisé dans un monde tellement différent du mien." L'année suivante, il part seul en Autriche et en Turquie où il troque ses croquis contre des repas. À partir de ce moment, le dessin restera pour lui une monnaie d'échange, le moyen de survivre à l'étranger.
Son dernier bateau, il l'a donné à des marins du Cap vert qui en avaient plus besoin que lui. À Tréguier, où il vit, il ne se passe rien. » (extrait d'un article de Gwendoline Raisson, L'Humanité, 10 Juin 2000)

« Yvon Le Corre est un personnage à la Moitessier, épris de liberté, de mer et d’aventures humaines. Eternel nomade, marin avisé, dessinateur hors pair il a parcouru le monde sur des bateaux étonnants, avec des conditions de vie à bord précaires. Mais la mer et les bateaux n’ont cependant jamais été à ses yeux que des moyens d’aller à la rencontre des hommes. Chaque séquence du film mêle dessins et prises de vues réelles, dans un temps suspendu. Yvon le Corre se confie, livre son cheminement intérieur. » (à propos d'un documentaire d'Alain Gallet)

Parmi ses publications

 L'Ivre de mer  (2011)

Taïeb, une rencontre au désert (Le Chêne, 2002) : A une dizaine d'années de distance, Yvon Le Corre a tenté par trois fois l'aventure du désert. De cette confrontation passionnée, enrichissante mais aussi brutale ou dangereuse, et toujours humaine car jalonnée de rencontres, il a ramené des carnets d'aquarelles et de croquis qui disent son cheminement.

Les Outils de la passion (Chasse-marée, 2001) : Revenu de ses nombreux périples à travers le monde, l'auteur nous emmène dans sa quête des « outils de la passion » qui lui sont nécessaires pour vivre sa passion de la mer et de la côte.

Carnet d'Irlande (Chasse-marée, 2000)

Mali melo (Glénat, 2000) : À l'initiative du Comité français pour la solidarité internationale, le dessinateur de bandes dessinées Régis Loisel, le scénariste Patrick Cothias et le peintre Yvon Le Corre se sont rendus au Mali. Ils en ont rapporté un carnet de route, recueil d'impressions parfois contradictoires, éprouvées par trois caractères à la fois différents et complémentaires.

Irlande. Les Demeures du grand souffle (Gallimard, 1994) , avec Per Tallec : Reproduction de 25 aquarelles représentant des sites irlandais; un disque compact qui accompagne l'ouvrage présente de la musique irlandaise exécutée à la flûte traversière

Antarctide (Gallimard, 1992) : journal de bord d'un peintre dans les glaces.

Les Tavernes d'Alcina (Gallimard, 1990) : un voyage au Portugal.

Heureux qui comme Iris (Gallimard, 1978) : le premier de ses carnets de voyage.


- Tavernes d'Alcina (Les)

 
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