BiblioMonde

J'ai lu

C'est la collection de poche de la maison Flammarion. Elle publie quelque 400 titres par ans. Les auteurs de la littérature populaire française (le roman sentimental), en particulier Guy des Cars, y représentent les plus gros tirages.

Branche des éditions Flammarion fondée en 1958, J'ai lu a été créée en collaboration avec les éditions Robert Laffont et Le Seuil (qui s'est très vite retirée). Sa direction a été longtemps assurée par Frédéric Ditis (1920-1995), remplacée en 1982 par Charles-Henri Flammarion, arrière petit-fils du fondateur des éditions Flammarion. À l'origine, le projet était de créer une collection populaire concurrente du Livre de Poche, mais destinée à être vendu dans les Monoprix et les Prisunic. Face à la protestation des libraires, les J'ai lu ont été finalement proposé en librairie.

Depuis 1958, J'ai Lu a vendu plus de 300 millions de livres. Ses meilleures ventes : Bernard Clavel, Malataverne (2,4 millions d'ex.); Henri Troyat, la Neige en deuil ; Guy des Cars, la Brute, l'Impure, la Tricheuse, le Château de la Juive, les Filles de joie, la Corruptrice, Cette étrange tendresse, la Maudite, les Sept Femmes, l'Habitude d'amour, la Demoiselle d'Opéra, la Dame du cirque; Gilbert Cesbron, Chiens perdus sans collier ; Jules Renard, Poil de carotte… L'auteur le plus vendu : Barbara Cartland (32 millions de volumes), puis Guy des Cars (31 millions).

En perdant Robert Laffont, J'ai n'a plus été que le rééditeur privilégié que de Flammarion et a perdu des part de marché en se faisant doubler par Pocket et Folio. En 1970, une collection J'ai lu Science-Fiction a été créée, elle vendu a quelque 25 millions d'exemplaires. En 2001, est créé un secteur pour la jeunesse.

« Marion Mazauric (Qui plus tard créra Au diable vauvert, qui a vécu chez J'ai lu ces évolutions et la montée en puissance de Pocket, souligne : "Beaucoup d'auteurs ont peu à peu basculé dans les grands groupes. Nous avons ainsi perdu Danielle Steel, puis Frédérique Hébrard, Françoise Dorin, Henri Troyat... Il fallait organiser la contre-attaque." N'étant plus désormais le rééditeur privilégié que de Flammarion, J'ai lu se tourne donc vers les maisons indépendantes, elles aussi soucieuses de ne pas se laisser dévorer par les deux grands. C'est ainsi que naîtra, en 1998, Nouvelle Génération, collection d'auteurs branchés (Houellebecq puisé chez Nadeau, Despentes chez Florent Massot, Ravalec au Dilettante...) qui donnera un coup de jeune à J'ai lu tout en assurant une assise plus populaire à des écrivains au potentiel de vente a priori limité. (...)

Face à cette concurrence sévère, J'ai lu, qui raflera aussi Anna Gavalda et Fred Vargas, comprend très vite que, pour continuer d'exister, il faut plus que jamais "tirer plus vite que son ombre", c'est-à-dire, dans le domaine de l'inédit, aller chercher soi-même des auteurs à l'étranger, notamment dans le domaine de la SF, du polar ou du New Age (par exemple John Gray, qui, avec Mars et Vénus, frôle le million d'exemplaires). Puis, en ce qui concerne la réédition, faire des propositions financières avant tout le monde pour "piquer" un titre à son voisin. » (extrait d'un article d'Olivier Le Naire, L'Express, 2 janvier 2003)

Site internet

Une nouvelle génération (d'auteurs et de lecteurs)

« Créées en 1958 pour rééditer en édition de poche des ouvrages déjà publiés par ailleurs, les éditions J'ai lu consacrent aujourd'hui une part importante de leur activité à la publication d'inédits. Tous les titres de leur catalogue ont en commun la volonté de présenter une littérature de distraction, de plaisir, d'évasion. » (L'éditeur)

Coordonnées : 84, rue de Grenelle, 75007 Paris.




- Flammarion


- Dents du topographe
- L'Enfant cheval
- La guerre n'a pas un visage de femme
- La Supplication
- Roman d'un spahi (Le)

 
© BiblioMonde.com