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  Arménie
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Le paysage politique arménien est assez mouvant et ne reflète pas de grands clivages politiques (même si l'opposition est plutôt pour un apaisement avec l'Azerbaïdjan et une évolution parlementaire du régime). Le Parti républicain, au pouvoir, a remporté largement les élections législatives du 12 mai 2007 (23 sièges sur 41).

HHK, Parti républicain : Le plus important des partis arméniens. C'est à l'origine l'aile politique des Yerkrapah (« Gardien du pays », les anciens combattants de la guerre du Haut-Karabakh), une association qui éclaté en trois entités au cours de l’année 2000, notamment le groupe Hayastan. Le PR est dirigé par Aram Sarkissian, frère du chef historique. C’est aussi le parti des Premiers ministres, Andranik Margarian et Serzh Sarkisian. Il a remporté 23,6 % des voix aux élections de 2003 et 32,9 % en mai 2007 (23 sièges).

Arménie prospère : Parti créé en 2006 pour répondre aux ambitions présidentielles de Gagik Tsarukian, un ancien lutteur devenu l’homme d’affaires le plus riche et le plus influent d'Arménie. « Il est particulièrement représentatif de ces oligarques qui font étalage de leur richesse et qui font régulièrement un pied de nez aux lois. Plusieurs de ces oligarques bénéficient de licences exclusives délivrées par l’État pour l’importation de denrées essentielles pour l’activité économique du pays. En échange, ils contribuent à assurer le résultat des élections et à faire taire l’opposition via leurs propres services de sécurité, comme cela a pu être le cas au printemps 2004. Gagik Tsarukian a été "élu" député comme bien d’autres oligarques. » (source : Caucaz.com). Il a remporté 14,7 % des suffrages en mai 2007 (7 sièges).


Dachnak (ou Dachnaktsoutioun), appelé aussi FRA, Fédération révolutionnaire arménienne : c’est le vieux parti nationaliste arménien fondé en 1890 et qui a dominé la Première république et plus récemment joué un rôle majeur dans la guerre du Haut-Karabakh. Il est très présent dans la diaspora. Ce parti s’était farouchement opposé à la politique du président Ter Petrossian qui avait fini par l’interdire (1994). De tendance nationaliste, le Dachnak a soutenu l’élection du président Kotcharian. Il a remporté 7,8 % des voix en juin 1999; 11,5 % en 2003 et 12,8 % en mai 2007 (1 siège). Il est généralement critique à l’égard de la politique étrangère du gouvernement et considère que l’Arménie doit s’appuyer sans ambiguïtés sur un axe Russie-Chine-Iran. FRA (ou ARF) soutient le Président Kotcharian et appartient à l'Internationale socialiste. Février 2016, La FRA Dachnaktsoutioun intègre le gouvernement Sarkissian.


L'opposition

L'État de droit (Orinats Yerkir) : Petit parti d’opposition à Ter-Pretossian qui a appartenu à la majorité gouvernementale de 2002 à début 2006. Président du Parlement arménien, Arthur Bagdhassarian, a annoncé sa démission, ainsi que la sortie de son parti, le Orinats Yerkir Political Council, de la coalition au pouvoir. Il est pro européen et prône une réforme des institutions vers le parlementarisme. Il a obtenu 5,3 % en 1999; 13 % en 2003, mais seulement 6,9 % en 2007 (1 siège).

Héritage (Zharangutiun) : Parti dirigé par Raffi Hovannisian, qui occupa, jusqu’en 1992, le tout premier poste de ministre arménien des Affaires étrangères de l’après-indépendance s’était vu par la suite retiré jusqu’en 2001 sa nationalité arménienne. Ce qui l’avait empêché de se présenter à la dernière élection présidentielle de 2003 et de concourir également aux élections législatives. En mai 2007, il a obtenu 5,8 ‰ des voix.

Parti des travailleurs unis : Petit parti soutenant le président Kotcharian. 5,5 % des voix en 2003.

L'opposition, réunie sous la bannière du bloc Artarutiun (Justice) aux élections de 2003 (13,7 % des voix), englobait plus d'une douzaine de partis ayant soutenu Stepan Demirchian, candidat malheureux à la présidence, s'est plainte de ce que l'Arménie n'était parvenue à aucun accord avec l'Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh.

Parti de l'unité nationale (AKM) autre formation d'opposition (9 % des voix en 2003).




MNA, Mouvement national arménien (Hayots Hamazgain Shrzhum) : parti néolibéral proche de l'UMP française. C'était le parti fondé en 1989 sur les structure du Comité Karabakh, la première formation d'opposition au régime communiste. Il a soutenu le régime du président Levon Ter Petrossian et a sombré avec lui. Principale formation du Parlement en 1990, il n'obtenait plus que 1 % des voix en 1999. Le MNA est très critique à l'égard du pouvoir actuel.

Parti libéral progressiste fondé par Hovannes Hovannessian (ancien proche du MNA) est un autre parti néo-libéral prooccidental.

Le Parti républicain : le parti au pouvoir

FRA : le parti nationaliste Dachnak (angl.-arm.-russe)

Les Ramgavars : petite formation de droite

Arthur Baghdassarian : fondateur du parti Orinats Yerguir

 
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