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Le président de la République est Serzh Sarkisian (nationaliste) élu avec près de 53 % des suffrages dès le premier tour de srutin en février 2008. Son élection, validée par l'OSCE, a été critiquée par l'opposition qui dénonce des irrégularités. De violentes émeutes ont suivi le scrutin. Il a été élu contre Levon Ter-Petrossian, premier président de l'Arménie post-soviétique.

Il a succèdé à Robert Kotcharian, dont il est très proche, ce qui confirme l'emprise du clan des natifs du Karabagh sur la vie politique arménienne. Serge Sarkissian, a été secrétaire du Conseil national de sécurité et ministre de la Défense. Nommé premier ministre en avril 2007, il a conservé son poste à la faveur de la victoire du Parti républicain aux législatives du 12 mai 2007.

Le Président de la république d’Arménie dispose de pouvoirs importants, c’est lui qui dirige le pays. Il peut dissoudre l’Assemblée (un an après son élection). Il nomme le Premier ministre, les hauts magistrats et les hauts responsables militaires. Il est élu pour 5 ans au suffrage universel (deux tours). Cependant, s’il n’a plus le soutien, ni du peuple, ni de l’Assemblée, le président arménien perd toute marge de manœuvre. Levon Ter Petrossian en 1998 et Robert Kotcharian en 2000 en ont fait l’expérience.

Un projet de rééquilibrage des pouvoirs du président et de l'assemblée a été repoussé par référendum en mai 2002.

Les anciens présidents

Robert Kotcharian (un citoyen du Haut-Karabakh, de tendance ultra-nationaliste) a été présrident de mars 1998 à février 2008 (deux mandats).

Il avait été élu avec 59,5 % des voix au second tour face à l’ancien leader communiste, Karen Dermitchian (ou Dermirdjian), puis réélu en mars 2003 avec 67,5 % des voix. L'opposition a dénoncé à chque fois de nombreuses irrégularités.

« Son élection est doublement contestée, d'une part par son rival Stepan Demirtchian, dont les sympathisants ont envahi les rues hier pour dénoncer la fraude électorale, d'autre part par l'OSCE, qui souligne les "sérieuses irrégularités" du scrutin, dont "de nombreux cas de bourrage d'urnes". Les observateurs de la CEI (qui comprend les pays de l'ex-URSS exceptés les trois Etats baltes) ont en revanche qualifié l'élection de "démocratique et légitime ». (extrait d'un article de Hélène Despic-Popovic, Libération, 07 mars 2003)

Le scrutin présidentiel de 1998 a été entaché de nombreuses irrégularités (selon les observateurs de l’OSCE), mais dans des proportions qui n’auraient pas modifié son résultat. En ce sens, ces élections constituent un progrès. Les présidentielles de 1996 avaient été complètement truquées au point que Levon Ter Petrossian avait volé sa victoire à son adversaire Varguen Manoukian. C’est sur le plan juridique que sont venu les contestations. Certains, parmi ses adversaires politiques, considèrent comme anticonstitutionnelle l’élection à la présidence de la république arménienne d’un citoyen du Haut-Karabakh (la loi arménienne dénie tout droits politiques aux Arméniens de la diaspora).

Robert Kotcharian est né en 1954 à Stépanakert, ville d’Azerbaïdjan, aujourd’hui capitale de la « république » autoproclamé du Haut-Karabakh. Après s’être illustré dans la guerre de sécession de cette province, il est élu « président » de cette « république » en novembre 1996. L’année suivante, le président Ter Petrossian le nomme Premier ministre de la république d’Arménie (mars 1997). Accusant le président de défaitisme face à l’Azerbaïdjan, R. Kotcharian provoque sa chute (3 février 1998) et se porte candidat à sa succession. Élu président avec une large majorité, il n’a pas pu se créer une base politique. On l’accuse de s’appuyer sur un clan karabakhtsy soupçonné de sacrifier l’Arménie pour la sauvegarde du Karabakh. R. Kotcharian complètement isolé sur la scène politique (il ne dispose d’aucun parti) a évité de justesse en 2000 une procédure de destitution.

Levon Ter Petrossian, premier président de la IIIe république d'Arménie après l'éclatement de l'Union soviétique, il a exercé le pouvoir de 1991 à 1998, date à laquelle il a été contraint à la démission pour avoir prôné des concessions afin de régler le conflit du Haut-Karabakh qui oppose l'Arménie à l'Azerbaïdjan.
Il avait été élu en octobre 1991 et réélu en septembre 1996.

Serge Sarkassian, un président qui s'inscrit dans la continuité de la politique de son prédécésseur.

Son élection, contestée par l'opposition qui dénonce des fraudes, a provoqué de violents affrontements dans la capitale. Le nouveau président a proclamé l'État d'urgence. Son adversaire est assigné à résidence.

Novembre 2011 : près de 3000 opposants arméniens se sont rassemblés à Erevan pour exiger la démission du président.

La résidence du président de la République

Le site de la présidence (arm.-angl.-russe)

Robert Kotcharian, président de 1998 à 2008


Levon Ter-Petrossian, président de 1991 à 1998 et candidat malheureux à la présidentielle de 2008

 
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