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  Bulgarie
La question des minorités


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Les ancêtres des Bulgares sont originaires de régions de steppe aux confins de l’Asie Centrale et de l’Europe. Ces populations appelée Protobulgares par les historiens sont d’origine turcomane. En s’installant dans les Balkans, à la fin du VIIe siècle, ces populations d’origine turque se sont mélangées aux Slaves arrivés peu avant elles et en ont adopté la langue. Deux siècles plus tard, ce peuple appelé, désormais Bulgare, s'est converti christianisme.

Jusqu’à une date récente, l’identité bulgare s’appuyait sur la langue bulgare, une langue slave adopté entre le VIIIe et le Xe siècle et le christianisme, orthodoxe, adopté au IXe siècle. Tous ceux qui n’entraient pas dans ce cadre (de 17 à 20 % de la population) formaient les minorités, souvent persécutées notamment par le régime communisme qui avait pris dans les années 1980 une tournure très nationaliste et xénophobe.


Le poids des deux principales minorités est difficile à appréhender, en particulier celui des Roms (ou Tsiganes) entre 350 000 et un millions selon les estimations. Vraisemblablement entre les deux chiffre. Celui des Turcs, autour de 850 000, est en diminution du fait de l’émigration.

Les Turcs : leur présence est un héritage de l’occupation ottomane (XIVe-XIXe siècle). Ils étaient plus d’un millions en 1985 quand a commencé une campagne de persécution les contraignant notamment à adopter des noms slaves. Déjà dans les années 1950-1960, 300 000 Turcs avaient été poussés à émigrer vers la Turquie. Le même nombre a quitté le pays en 1989. Une partie d’entre eux est revenue dans les années 1990, d’autres sont partis vers l’Allemagne (certains sous un nom slave pour mieux se faire accepter à l’Ouest). Aujourd’hui, l’émigration continue essentiellement vers l’Ouest.

Leur parti le MDL, dirigé par Ahmed Dogan, est de toutes les coalitions gouvernementales depuis 1989, ce qui donne à la minorité turque une certaine influence que dénonce l’extrême droite.

Les Roms (ou Tsiganes) : officiellement quelque 300 000 personnes, en réalité, sans doute au moins le double.

Les Pomaks (Bulgares pomaques ou Pomaci) sont des Slavophones convertis à l’islam durant l’occupation ottomane : entre 80 000 et 150 000 selon les estimations

Les Macédoniens du Pirin sont représentés par le parti OMO-Ilinden-Pirin, dont le leader, Ivan Sungarijski, se bat pour la reconnaissance d’une minorité macédonienne en Bulgarie.

Autres minorités : Arméniens, Roumains, Tatares (en Dobroudja), Gagaouzes (dans la régions de Varna), Aroumains (dans les montagne du Sud-Est), Grecs, Russes…

Les minorités religieuses

Bulgares de la communauté rom

Quand les Bulgares ne sont ni slaves ni balkaniques par Jean-Paul Roux (Clio)

Révisions de l’histoire en Bulgarie : l’obsession des origines obsession des origines vise aussi à masquer les origines turques des protobulgares. Quand l’histoire se met au service du nationalisme... (par Tchavdar Marinov, traduit par le Courrier des Balkans, mars 2005)

Kourdjali (ou Kardjali) : une ville du sud de la Bulgarie où les Turcs sont majoritaires

Le Bazar de Kourdjali au début du XXe siècle

Les minorités ethniques invitées à rejoindre les rangs de l’armée bulgare (Le Courrier des Balkans, septembre 2003)


Bulgarie  : les Macédoniens du Pirin, une question sensible pour Sofia (Courrier des Bakans, avril 2002)

Bulgarie  : un pas vers la reconnaissance de la minorité macédonienne : (IWPR-Courrier des Balkans, novembre 2005).

 
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