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  Chili
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Le Chili, pays à l'économique très dynamique, est confronté à une crise sociale. Ce pays prospère est aussi un des plus inégalitaire du continent : 10 % de la population accaparent la moitié des revenus du Chili. La grande pauvreté frappe encore près de 20 % des Chilien. En dépis de 17 ans de gouvernement de centre-gauche, le modèle néo-libéral mis en place sous Pinochet est toujours en place. L'action de l'État reste limité par les pouvoirs d'une vingtaine de groupes contrôlant 85 % du PIB et imposant une politique économique des plus concervatrices.

En 2006, le pays a été touché par une monté de la contestaion, d'abord étudiante et lycéenne pour réclamer que l'État reprenne en charge l'éducation privatisée sous la dictature de Pïnochet. Au Chili, toutes les université sont payantes, leur coût par étudiant est très supérieur au salaire minimum.

La conjoncture

La croissance : 5 à 6 % en 2004, 2005 et 2006


Le Chômage : 9,5 %

La monnaie : le peso (valant 100 centavos), CLP (ou Ch$). Une monnaie qui flotte librement depuis le 2 septembre 1999.

Les piliers traditionnels de l’économie chilienne

- Le cuivre dont il est premier producteur mondial (38 % de ses exportations et presque 10 % de son PIB). Les cours du cuivre qui ont beaucoup baissé à la fin des années 1990, était au plus haut en 2006.

La Escondia, la plus grande mine de cuivre du monde, propriété du groupe anglo-australien BHP Hilton, a connu en août 2006, la primière grève de son histoire.


- La pêche dont il est la troisième puissance mondiale (en particulier les farines de poisson, massivement exporté comme nourriture pour le bétail) a été affectée par les dérèglements climatiques dus à el Niño. La ville de Puerto Montt est devenue la capitale du saumon au Chili.

« L'essentiel des élevages de salmonidés (saumons et truites) se concentre à quelques dizaines de kilomètres de là, sur l'archipel de Chiloé, composé d'une quarantaine d'îles. La plupart d'entre elles se situent entre le continent et la grande île de Chiloé, qui mesure 250 kilomètres de long sur une cinquantaine de large. L'archipel regorge de canaux et de baies, à l'abri du vent et dans des eaux très calmes. De plus, il a l'avantage de posséder des grands lacs d'eau douce, nécessaire pour l'élevage des saumons ou des truites au cours des premiers mois de leur vie. Un endroit idéal pour permettre le développement de l'une des plus puissantes industries mondiales de salmoniculture. La production chilienne a explosé en dix ans. Avec 506 000 tonnes l'an dernier, le Chili se situe au deuxième rang des producteurs mondiaux, derrière la Norvège. Et en 2002, près de deux tiers des salmonidés produits au Chili ont été vendus à l'étranger (Etats-Unis, Japon, France...). » (extrait d'un article d'Olivier Bras, 8 novembre 2003)


- La pâte à papier (provenant des grandes forêts du sud). Depuis 1998, les incidents se multiplient entre les Mapuches réclamant leurs terres confisquées et les grandes compagnies forestières.

- Les fruits de contre-saison (en particulier le raisin) concurrencés par les productions sud-africaines et australiennes.


Le « modèle » chilien

À partir de 1981, le gouvernement chilien a adopté une politique économique ultra-libérale sous la conduite d’experts américains ou de jeunes chiliens ayant fait leurs études aux États-Unis. Ces « Chicago boys », appelé ainsi car adepte de l’économiste ultra libéral Milton Friedman, fondateur de l’« école de Chicago » courrant de pensée prônant une dérégulation totale de l ‘économie.

Changeant d’image de marque auprès des investisseurs étrangers, le Chili tenu d’une main de fer par le général Pinochet devenait un « bon risque ». Il en a résulté une croissance spectaculaire pendant une quinzaine d’année qui valut au Chili le surnom de « jaguar de l’Amérique du Sud ». Durant les premières années cette croissance été un rattrapage du formidable recul économique provoqué par la politique de déstabilisation du gouvernement Allende (les États-Unis avaient bloqué tous crédits internationaux) et l’image déplorable du Chili donné par le régime militaire après le putsch.

Un bilan en demi teinte

Le miracle économique chilien a profité à de larges secteurs de la société chilienne, y compris à d’anciens guérilleros reconvertis dans les affaires, mais bien peu aux habitants des poplaciónes, les banlieues pauvres des grandes villes. Les 10 % des Chiliens les plus riches possèdent aujourd’hui la moitié des richesses du pays, contre un tiers quinze ans plus tôt. Les 20 % les plus pauvres doivent se contenter de 3,5 % des richesses, ils se sont relativement plutôt appauvris au cours du « miracle économique » dans un pays où la protection sociale, jadis un des orgueil du Chili, a été démantelée, où l’école publique est devenue payante… Le désespoir et l’exaspération grandissent parmi les jeunes des quartiers les plus pauvres.

« Le Chili résiste mieux, progresse et se modernise depuis plus de vingt ans, à l'inverse des autres pays latino-américains, avant tout parce que son économie est très ouverte. Les exportations représentent les deux tiers de son produit interne et sont diversifiées entre l'Europe, les Etats-Unis, l'Asie et le reste du continent américain. » (extrait d'un article d'Alain Abellard, Le Monde, 15 octobre 2002)

En 2003, le mécontentement s'est accru. Le Chili a connu sa première grève générale depuis le retour de la démocratie. Un événement dans un pays où le droit de grève reste très limité.

La misère des droits

« Bien que le chômage et l'inflation aient diminué, les travailleurs, acteurs de l'expansion économique, ont vu s'évanouir la plupart des anciennes conquêtes syndicales. Les salaires sont bloqués et le pouvoir d'achat continue de diminuer. Le cadre des négociations salariales reste celui dénommé "Plan laboral", créé en 1979 pendant le régime militaire. C'est un ensemble de lois disproportionnées qui, en favorisant l'employeur, ont atomisé le mouvement syndical chilien, jadis si combatif, et ont neutralisé toute tentative de grève et de revendication collective et étouffé la solidarité et l'unité des travailleurs.

Actuellement, 5 millions de personnes font partie du monde du travail, cependant la moitié seulement dispose de salaires conformes aux négociations collectives. Cette moitié comprend les travailleurs des secteurs "forts", c'est à dire ceux qui réclament une main d'œuvre spécialisée, difficile à remplacer en cas de licenciement arbitraire. L'autre moitié concerne le personnel de service, sujet aux contrats informels et devant effectuer des travaux mal payés et dans de mauvaises conditions. Seuls 40 % des travailleurs de cette catégorie perçoivent le salaire minimum, fixé par la loi à environ 100 dollars par mois. Il n'existe pas de sécurité de l'emploi, les cotisations sociales ne sont pas payées et tout groupe syndical est dissout, voire interdit.

La force des travailleurs qui défendait autrefois librement le droit au syndicalisme a été réduite à une masse où chacun veille individuellement et jalousement sur son propre poste de travail. "Actuellement, être leader syndical au Chili, revient à se prendre pour un Don Quichotte, dit la syndicaliste Betty Bizamar. Les économistes du gouvernement estiment que le système actuel de contrat fait appel à la "flexibilité", pour moi il s'agit simplement de "libertinage" patronal. »
Texte de Benedetto Bellesi, paru dans Reflexión y Liberación, septembre-novembre 1995, Santiago, Chili. Et diffusé en traduction française par Dial.



Les partenaires

Le Chili exporte 28 % de son PIB.

30 % vers l’Europe
20 à 22 % vers les États-Unis
25 % vers l’Asie

La France est le 9e fournisseur du Chili et son 11e client.

INE (institut national des statistiques (esp.) : Donne avec précision tous les indices, avec des commentaires (en espagnol) Un site très complet et pratique à utiliser. Une partie du site a été spécialement conçue pour les enfants (pas pour les plus jeunes).

La Bourse (électronique) du Chili (les cours en direct).

La bourse de commerce de Santiago (tous les cours).

Le ministère de l’Économie

1000 pesos.

La banque centrale du Chili (esp.- angl.)
La politique monétaire du Chili, les principaux indicateurs économiques. On peut aussi voir les pièces et les billets en circulation.



Un site sur l’industrie de l’osier (esp.) : de la culture de la plante à la fabrication de meuble (instructif, même si on ne lit pas l’espagnol). Un autre site, moins illustré, sur le même sujet.

Le Service national de la pêche (esp.)
La pèche en mer et sa réglementation


Les différentes espèces de poissons et mollusques péchées au Chili (esp.) : une fiche par animal avec sa photo.


Le Centre national de géologie et des mines (esp.), Sernageomin (site gouvernemental). Des statistiques et liste de publication (notamment carte géologique à commander). Site d’un intérêt limité.



Un défi pour tous les Chiliens : Maîtriser la pauvreté (fr.) par Alberto Etchegaray, DIAL - numéro 2128 (à lire sur le site de la revue).



 
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