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  Chili
Le paysage politique


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Le paysage politique chilien s’est constitué au moment du plébiscite de 1988 par lequel le général Pinochet espérait légitimer son pouvoir. Deux camps se sont alors formés, celui du non et celui du oui. Ces deux camps existent toujours, ils forment depuis cette époque, la majorité (celle du non au dictateur, le centre et la gauche) et l’opposition (les ex-partisans de la junte, la droite).

Après 16 ans d’interdiction, on a vu ressurgir tous les partis politiques d’avant la dictature. Autrefois le paysage politique chilien était divisé en trois camps : la droite (conservateurs et libéraux), le centre (démocrates-chrétiens et radicaux), la gauche (socialistes et communistes). Depuis 1989, le centre et la gauche (sans les communistes) sont alliés au sein de la Concertation et dirigent ensemble le Chili.

La majorité gouvernementale

La Concertation des partis pour la démocratie (Concertación de partidos por la demócracia) est née en 1989 du rapprochement entre les démocrates-chrétiens et les socialistes. Cette coalition de centre-gauche représente un peu moins de 50 % de l’électorat (47,9 % en décembre 2001) et dispose de 62 sièges sur 120 à la Chambre des députés. Elle dirige le Chili depuis 1990. La constitution actuelle ne lui permets pas, malgré son poids électoral, de réaliser toutes les réformes, notamment institutionnelles, qu’elle souhaiterait.

Le rapprochement de ces deux courants traditionnels de la politique chilienne n’a pas été si facile. Certains démocrates-chrétiens penchaient vers les conservateurs de RN et certains socialistes ne voulaient pas d’une alliance avec un parti qui avait contribué à l’arrivé des militaires au pouvoir en 1973. La personne de Patricio Aylwin, candidat unique de la Concertation à la présidentielle de 1989 était particulièrement controversé. Président du Sénat en 1973, il avait largement contribué à la déstabilisation du président socialiste Salvador Allende.

Les composantes de la Concertation : Celle-ci comprend deux pôles le « Pôle progressiste » (PPD et PS) et la « Petite coalition » (PDC et PRSD). Il représente chacun un petit quart de l’électorat, le premier a progressé par rapport au second aux législatives de 2001.

- PPD, Parti pour la démocratie (Partido por la demócracia) de Ricardo Lagos représente la tendance centre-gauche du courant socialiste. Le parti qui a le plus progressé en 1997, il devance de peu le PSC.

- PSC, Parti socialiste du Chili (Partido socialista de Chile) rassemble la tendance plus à gauche du courant socialiste, il est dirigé par Ricardo Núñez.

- PDC, Parti démocrate-chrétien (Partido demócrata cristano) d’Andrés Zaldívar (président du Sénat), la première force politique chilienne jusqu'en 2001. Le PDC, n'est plus que le deuxième parti du pays après sa contre performance aux législatives de décembre 2001.

- PRSD, Parti radical - social démocrate (partido radical-social-demócrata), né de la fusion récente de deux partis, mais en nette perte de vitesse.


L’opposition de droite

L’UPC, Union pour le Chili (Unión por le Chile) rassemble la droite qui aujourd’hui ne se réfère plus à Augusto Pinochet. Elle représente un bon tiers de l’électorat, son niveau traditionnel d’avant la dictature. Dans un cadre démocratique, la droite est minoritaire au Chili depuis 1920 (elle est toutefois majoritaire dans la capitale).

Joaquín Lavín, le Candidat de l’UPC à la présidentielle de 2000, est à l’image du courrant politique qu’il représentait. Ex-Maire de Las Condes, un des quartier les plus riches de Santiago. Économiste aux idées ultra-libérales, il fut un de ces « Chicago boys » qui ont géré l’économie du Chili à l’époque de Pinochet. Catholique utra-conservateur (il est membre de l’Opus Dei), il est à la fois opposé au divorce (encore interdit au Chili) et à l’avortement mais fervent partisan de la peine de mort (qui a toujours cours au Chili).

Les composantes de l’UPC :
Ces deux parti ont fait jeu égal aux municipales d’octobre 2000 (un peu plus de 15 % chacun), l'UDI a ensuite largement devancée son allié au législatives de décembre 2001.

- UDI, Union démocratique indépendante (Unión demócratica independiente) : parti ultra-conservateur à l’électorat populaire. Le véritable héritier politique de la dictature du général Pinochet. En progrès régulier depuis 1993. C'est depuis décembre 2001, le premier parti chilien (plus d'un quart du parlement à lui seul).

- RN, Rénovation nationale (Renovación nacional) : parti conservateur partisan d’une gestion ultra-libérale de l’économie. C’est le parti du monde des affaires et des classes aisées. En perte de vitesse.


La gauche extraparlementaire :

- PC, Parti communiste (Partido communista) a été particulièrement décimé par la répression de la junte militaire. Le PC a été interdit de 1948 à 1958 et de 1973 à 1989. Il représente aujourd’hui environ 5 % de l’électorat, mais aucun parlementaire. Sa dirigeante Gladys Marin est la veuve d’un « disparu », elle a été la première en 1998 à déposer une plainte contre Pinochet auprès du Juge Juan Guzman Tapia. Candidate à la présidentielle 2000 (3 %), elle n’a pas appelé à voter Ricardo Lagos au second tour.

- Parti écologiste n’a pas d’élu. Il existe néanmoins un groupe vert au Congrès, composé de parlementaires de la Coalition ou de l’UPC.

- Parti humaniste (Partido humanista) se définit comme une « nouvelle gauche ». Il a quitté la Concertation en 1992, il est aujourd’hui menacé de disparition : il représente 1 % de l'élaectorat.



L’extrême gauche combattante et clandestine
Plusieurs mouvements de guérilla d’extrême gauche n’ont pas déposé les armes en 1990. La répression de ces dernières années les a beaucoup affaiblis, ils ne font plus guère parler d’eux. Environs une centaine de leurs membres sont aujourd’hui en prison. La crise économique actuelle leur permet de recruter à nouveau parmi la jeunesse déshéritée ses bidonvilles.

- FPMR, Front patriotique Manuel-Rodriguez, dit « autonome » depuis que ses principaux cadres ont rompu avec le PC quand celui-ci a abandonné la lutte armée. Il est notamment responsable d’un attentat manqué contre Pinochet en 1986. Ses auteurs emprisonnés ont été graciés en 1994.

- Laurato, mouvement de guérilla urbaine qui porte le nom d’un Indien qui combattit les Espagnols. Il est issu d’une scission du MAPU, parti chrétien de gauche). En 1990, plusieurs de ses membres ont abattu le capitaine Montero, un des tortionnaires les plus notoires.

- MIR-commission militaire, scission du MIR, Mouvement de la gauche révolutionnaire (Movimento de izquierda revolucioaria) un mouvement castriste fondé en 1965 et particulièrement décimé par la répression des militaires. La majorité de ses militants survivants ont déposé les armes à l’exception de ceux qui forme la commission militaire.

Le bureau des élections (Site du ministère de l’Intérieur) (esp.).

Le site du PPD (esp.).

Le site du PSC publie un historique du socialisme au Chili depuis… 1850, ainsi que le texte du dernier discours d’Allende (prononcé le 11 septembre 1973) (esp.).

Le logo du PRDS.

Le site de l’UDI (esp.)

La fondation Jaime Guzmán, le fondateur de l’UDI (sa vie son œuvre…)

Le site du Parti communiste chilien

Le logo du parti Humaniste.

Le MIR, un site à visiter : des slogans des photos et des vidéos (facile à charger) : manifestation et un discours de Miguel Enriquez (le leader tué en 1974) à qui le site rend hommage.

 
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