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  Corée du Sud
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Moon Jae-In a été élu en mai 2017
C'est un ancien avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme. Candidat du Parti démocratique de centre gauche favorable à une forme de dialogue avec Pyongyang, il a obtenu 13,4 millions de voix, soit 41,1 % des suffrages.

Il remplace Park Geun-hye (conservatrice) qui avait été élue en décembre 2012. Mars 2017, la plus haute instance judiciaire de Corée du Sud a entériné vendredi la destitution de la présidente Park Geun-hye, emportée par un scandale de corruption retentissant.

Elle était la fille du dictateur Park Chung-hee, père du miracle économique qui régna d'une main de fer sur le pays de 1961 à 1979. Elle a pris ses fonctions en février 2013.
Elle est passée en quelques année d'un conservatisme bon teint à un droitisme digne du régime de son père. En jouant sur la peur d'une intervention nord-coréenne, elle a nettement fait reculé le droit des salarié et les libertés publiques acquises de haute lutte au cours des 20 dernières années.


Le président de la République est élu au suffrage universel direct depuis 1987 (dernier amendement constitutionnel). Son mandat est de cinq ans non renouvelable.

La constitution lui donne des pouvoirs importants, mais il ne peut ni dissoudre l’Assemblée, ni prendre des mesures d’urgence. Il nomme les membres du gouvernement et de la haute administration (sauf les juges). Il est commandant en chef de l’armée et bénéficie du droit de grâce.

Il préside le Conseil des ministres et a le pouvoir de nommer et de révoquer le premier ministre et les ministres, ainsi que d'autres hauts fonctionnaires, dont les chefs d'agences et d'offices gouvernementaux, les ambassadeurs et les gouverneurs de province. Il est commandant en chef des forces armées et a les pleins pouvoirs pour accorder sa grâce, commuer une peine ou rétablir des droits civiques, en vertu des lois en vigueur.

Le palais présidentiel est appelé Cheongwadae (la « maison aux tuiles bleues ») ou Maison Bleue


Le prédécesseur

Son prédécesseur, Roh Moo-hyun (soutenu à l'époque par le PDM) avait été élu président en décembre 2002 avec 48,9 % des voix face à son adversaire Lee Hoi-chang (GPN). Il avait pris ses fonctions le 25 février 2003.

En mars 2004, le Parlement sud-coréen avait adopté une motion sans précédent qui suspendant de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour constitutionnelle a ensuite infirmé cette destitution à la suite de l'arrivé au pouvoir du parti Uri (mai 2004). En mai 2004, la Corée avait pour la première fois dans son histoire, un président réformateur disposant d'une majorité du même bord.

« L'arrivée au pouvoir de M. Roh a marqué une rupture avec l'élite dirigeante qui a dominé la vie politique depuis une trentaine d'années et dont son prédécesseur, Kim Dae-jung, est le dernier représentant. (…) Alors que l'administration Bush privilégiait le candidat conservateur Lee Hoi-chang, c'est un ancien avocat défenseur des droits de l'homme, fils de paysan et autodidacte, qui a été élu. M. Roh incarne les aspirations des jeunes générations qui, conscientes de l'importance de leur pays (treizième économie mondiale), souhaitent qu'il quitte le strapontin diplomatique sur lequel l'a placé la puissance tutélaire américaine.(...)

Mais M. Roh hérite aussi du legs de Kim Dae-jung. Le mandat de celui-ci s'achève sur des notes amères : scandale du versement de fonds à Pyongyang à la veille du sommet historique de juin 2002 entre les deux Corées et arrestations de deux de ses fils pour corruption. Vénalité et favoritisme ont marqué le mandat de Kim Dae-jung, qui a dirigé son parti en autocrate. En dépit de ces dérives, l'ancien dissident a fait de son pays une véritable démocratie : en quatre ans, jamais il n'a recouru à la force pour museler ses opposants. Une première en Corée du Sud. L'ancien président a sorti le pays de la crise financière de 1997 et a engagé une politique de rapprochement avec Pyongyang. » (extraits d'un article de Philippe Pons, Le Monde, 26 février 2003)

« En 1997, Kim Dae-jung portait donc des espoirs immenses, peut-être même exagérés. Aujourd'hui l'opinion publique est déçue et sa cote de popularité est au plus bas, notamment en raison des scandales de corruption qui ont touché son entourage familial.
Mais finalement, malgré ce désamour tardif, l'élection de Roh Moo-hyun, issu du même parti et de la même culture politique que son mentor et protecteur Kim Dae-jung, est une dernière victoire pour le vieux président sortant. C'est aussi plus largement une approbation de sa philosophie politique même si, sur les résultats concrets de ses mesures, l'opinion reste très critique. Le traitement des grands dossiers initié par Kim Dae-jung a conquis une large part de la population. Il semble que la vision du camp réformiste incarnée par le Parti du Millénaire soit plus en phase avec les attentes des sud-Coréens et en particulier ceux de moins de 40 ans qui sont majoritaires dans le corps électoral. Pas de doute, ce sont eux qui ont porté Roh Moo-hyun à la tête de l'Etat. Cette génération se sent proche du nouveau président puisque celui-ci n'est âgé que de 56 ans. Elle n'a pas connu la guerre de Corée et peut donc plus facilement accepter le dialogue avec Pyongyang. » (France-Corée, 26 décembre 2002)


Les anciens présidents

Park Geun-hye (février 2013 - mars 2017) droite

Lee Myung-bak (février 2008 - février 2013) droite

Roh Moo-hyun (février 2003 - février 2008) gauche

Kim Dae-jung (février 1997 - février 2003) gauche

Kim Young-sam (février 1993 - février 1998)

Roh Tae-woo (février 1988 - 25 février 1993)

Chun Doo-hwan (août 1980 - février 1988)

Choi Kyu-hah (octobre 1979 - août 1980)

Park Chung-hee (1963 - octobre 1979)

Yun Posun (août 1960 - mai 1961)

Syngman Rhee (Yi Sung-man) (1948 – 1960)




Moon Jae-In, le président

Park Geun-hye (née en 1952), la première femme élue présidente en Asie du Nord-Est. Fille d'un ancien dictateur, elle a été destituée en mars 2017, emportée par un scandale de corruption retentissant.


Le site de la présidence (cor.-angl.)


Lee Myung-bak, (conservateur)

Cet ancien directeur de l'entreprise Hyundai reconverti dans la politique est surnommé le Sarkozy coréen. Il a été maire de Séoul.




Roh Moo-hyun, président de février 2003 à février 2008



La Maison Bleue, résidence du président


Cheongwadae : la « Maison Bleue » ou l'éphémère du pouvoir (par Choe Chang-jo, France-Corée)

Les anciens présidents : la bio de chacun

 
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