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élections de novembre 2015

La coalition d’opposition de droite Domoljubna Koalicija (Coalition patriotique), emmenée par l’Union démocratique (HDZ) dirigée par Tomislav Karamarko et qui rassemble le Parti paysan
(HSS), le Parti des droits-Dr Ante Starcevic (HSP-AS), le Bloc des retraités (BUZ), le Parti social libéral (HSLS), le Parti de la croissance (HRAST) et le Parti chrétien démocrate (HDS), est arrivée en tête des élections législatives qui se sont déroulées le 8 novembre. Elle recueille 59 des 151 sièges du parlement.

La coalition Hrvatska Raste, (La Croatie grandit), conduite par le Parti social-démocrate (SDP) du Premier ministre sortant Zoran Milanovic et qui regroupe le Parti populaire-Libéraux démocrates, le Parti des retraités, les Travaillistes-Parti du travail (HL-SR), le Parti paysan autochtone et le Parti Zagorje (région du nord-est du pays), obtient 56 députés.


Résultats des élections de décembre 2011

Kukuriku : 79 + 1 élu des minorités, soit 80 sièges
HDZ : 44 + 3 élus de la diaspora, soit 47 sièges
HDSSB : 6 sièges
Travaillistes : 6 sièges
Liste indépendante Ivan Grubišic : 2 sièges
HSS : 1 siège
HSP Ruza Tomašic HCSP 1 siège
Ladonja : 1 sièges
Parti démocratique serbe indépendant (SDSS) : 3 sièges
Autres minorités : 4 sièges

La coaliltion Kukuriku (Kukuriku koalicija), créé en 2010, par des partis de gauche et de centre-gauche (SDP, HNS-LD et IDS et Parti des retraités).

La coalition de centre-gauche, composée de quatre partis et emmenée par le Parti social-démocrate (SDP), dispose de 80 sièges sur 151 au Parlement. L'Union démocratique croate (HDZ), qui dirigeait la Croatie depuis 2003, avec ses partenaires mineurs, a obtenu 47 sièges.



Partis représentés au Sabor

HDZ, Union démocratique croate (Hrvatska demokratska zajednica) : droite nationaliste. C'est le premier parti croate, le pilier du gouvernement Ivo Sanader formé fin 20003. C’était la formation de F. Tudjman. Ce parti de gouvernement occupait en 1990, le centre de l’échiquier politique, mais c’est l'aile radicale et guerrière a pris rapidement le dessus. L’aile modérée a quitté le parti en 1994 pour protester contre la politique de F. Tudjman en Bosnie-Herzégovine et les tendances autoritaires de son régime. Son influence s’est effondrée juste après la mort du dictateur. Aux législatives de 2000 il obtient 25 % des voix et reste bien implanté autour de Vukovar et dans les Krajina (46 députés). Ensuite, il a regagné une partie de son influence dans l'opinion. Paradoxalement, ce parti qui s’est voulu le chantre de l’anticommuniste comprenait en 2000 quelque 60 000 communistes dans ses rangs, soit plus que dans tous les autres partis réunis. Ivo Sanader, le président du HDZ s'efforce d'en gommer l'image ultra-nationaliste et d'en faire un parti ultra-conservateur pro-européen comme la CSU bavaroise. Le HDZ est le principal défenseur des généraux accusé de crime contre l'humanité. En 2003, le HDZ semble avoir retrouvé sa popularité des années 1990 : 33 % des suffrages et 66 députés élus en 2003. En 2011, il n'a plus que 44 sièges après une lourde défaite électorale aux législatives de novembre. Son chef, élu en mai 2012 : l’ancien ministre de l’Intérieur Tomislav Karamarko. Au municipale de 2013, le HDZ conserve Zadar, Dubrovnik et Šibenik.

MOST, Le Pont des listes indépendantes (Most nezavisnih lista) : parti de droite fondé en 2012. Il obtient 19 des 151 députés du Sabor lors des élections législatives croates de 2015. Il est dirigé par Božo Petrov le maire de Metković.

SDP, Parti social-démocrate (Socijaldemokratska partija Hrvatske) : parti de centre-gauche appartenant à l’internationale socialiste. Le SDP est l’héritier de la Ligue des communiste croate, au pouvoir à Zagreb, à l’époque communiste. Il a été ensuite un des partis les plus opposés à la politique nationaliste de F. Tudjman. Son leader, Ivica Racan a dirigé le gouvernement de janvier 2000 à décembre 2003. Il est aujourd'hui le principal parti d'opposition. Avec 22,6 % des voix, le SDP a obtenu 41 députés en novembre 2003 (contre 44 dans le parlement sortant). Au municipale de 2013 : Le SDP a emporté quatre des plus grandes villes du pays au second tour : Split, Osijek, Rijeka et Vukovar. Seule ombre au tableau, Zagreb lui échappe toujours

HNS, parti du peuple croate (Hrvatska narodna stranka) : Petit parti démocrate de gauche fondé en 1990, présidé par la très charismatique Mme Vesna Pusic et dont Stipe Mesic était le vice-président est aujourd'hui dans l'opposition. C'est le deuxième parti de Zagreb. 11 députés élus en novembre 2003 avec 8 % des voix.

HSS, Parti paysan croate (Hrvatska seljacka stranka) : Parti héritier du Parti républicain paysan fondé en 1904 et actif sur la scène politique yougoslave entre 1919 et 1941. Ensuite ses leaders ont été actif en exil. Il est réapparu en Croatie en 1989. Il est dirigé depuis 1994, par très populaire Zlatko Tomcic, élu en mars 2000 président du Parlement. Conservateur, mais social, et catholique, le HSS a un statut d’observateur auprès de l’Union démocrate-chrétienne européenne. En 2000, il menait une coalition conservatrice de 4 petits partis opposés au régime de Tudjman. (15 députés). En décembre 2003, il a soutenu l'investiture du gouvernement Sanader, sans toutefois y participer. Avec 7,2 % des voix, il a obtenu 9 députés en novembre 2003.

HSP, Parti croate du droit (Hrvatska stranka prava) : parti d’extrême droite xénophobe dont les milices (HOS) ont affronté les forces serbes à Vukovar en arborant l’insigne des oustachis. C’est l’héritier d’un vieux parti nationaliste croate fondé en 1861. Les Forces croates de défense (HOS) ont été ensuite intégrées à l’armée croate. S’est présenté avec le HKDU aux élections de 2000 : 5,2 % pour les deux partis (4 députés). Lors du congrès de mars 2001, le loup a été adopté comme symbole du parti. 8 députés élus en novembre 2003 avec 6,4 % des voix. Ce parti a soutenu l'investiture du gouvernement Sanader, sans y participer.

DC, centre démocratique (Demokratski centar) : parti de droite classique fondé en octobre 2000 par Mate Granic, ancien ministre des Affaires étrangères du président Tudjman et Vesna Skare-Ozbolt, actuelle chef de la diplomatie croate. (3 sièges, avec 4 % des voix). Ce parti est le seul partenaire du HDZ dans le gouvernement Ivo Sanader de décembre 2003.

HSLS, Parti social libéral (Hrvatska socijalno liberalna stranka) : parti de centre-droit, appartenant à l’internationale libérale, qui peu à peu glissé vers la droite au point d'avoir provoqué (début juillet 2002) la démission du gouvernement Racan avec lequel il était de moins en moins en phase. Principal parti d’opposition au président Tudjman, il était allié au SDP lors des élections de 1997 et de 2000 ( 24 députés). Le HSLS est très réticent face à la collaboration du gouvernement avec le TPI de La Haye, a quitté le gouvernement en février 2002. Son aile nationaliste, menée par Drazen Budisa et aujourd'hui dominante, prône un rapprochement avec le HDZ. Après la scission de ceux qui ont fondé Libra, le HSLS n'avait plus que 14 sièges. Au élections de 2003, il était allié au DC.

HSU Parti des retraités : 3 députés élus en novembre 2003 avec 4 % des suffrages.

SDSS, Parti démocratique serbe autonome (Samostalna demokratska srpska stranka) : parti serbe de slavonie orientale fondé en 1995 par Voislav Stanimirovic (un proche du régime de Milosevic) pour défendre les intérêts de la minorité serbe de Croatie. Son siège est à Vukovar où il recueille presque la moitié des voix, comme dans onze autres municipalités de la région.

SNS, Parti du peuple serbe (Srpska narodna stranka) : parti serbe fondé à Zagreb en 1991, héritier de la tradition humaniste des Serbes de l’empire Austro-Hongrois.

DZMH, Communauté démocratique hongroise de Croatie (Demokratska Zajednica Madjara Hrvatski) (1 député).

Parti citoyen croate, la formation du très populiste et ultraconservateur maire de Split, Zeljko Kerum, entré au Sabor aux dernières élections législatives.

Formations extra-parlementaires

Libra, Parti des libéraux indépendants) : parti du centre créé en 2002 par de J.Rados et le très populaire G.Granic (anciens membres du HSLS) qui regroupe ceux qui récusent une politique trop ouvertement nationaliste.


PGS, Alliance des Croates du littoral et des montagnes (Primorsko goranski savez) : parti régional (mais non-régionaliste) né à Rijeka en 1990 sous le nom d’Forum démocratique de Rijeka (Rijecki demokratski savez - Alleanza Democratica Fiumana). Ce parti regroupait des citoyens croates de plusieurs nationalités. Il luttait pour la tolérance et était régulièrement qualifié de traitre à la patrie par le régime de Tudjman. Il a changé de nom en 1996, car son audience dépasse largement la ville de Rijeka. Il s’est présenté aux législatives de janvier 2000 avec le SDP et le HSLS.

SBHS, Parti des Croates de Slavonie et de Baranya (Slavonsko-baranjska hrvatska stranka) : parti régional fondé à Osijek en 1992 et actif à Osijek-Baranja, Vukovar-Srijem, Virovitica-Podravina, Pozega-Slavonia, et Brod-Posavina (1 député).


IDS-DDI, Diète démocratique d’Istrie (Istarski demokratski sabor) : petit parti régionaliste fondé à Pula en 1990 qui remporte en Istrie environ les deux tiers des voix. Il contrôle 35 des 40 siège du Parlement d’Istrie, ainsi que 42 municipalités (sauf Pula, perdue en 2001 !). Il défend les spécificités multiethniques de l’Istrie ce qui lui a valu de s’opposer vilement au régime de F. Tudjman. Il prône une coopération active avec les régions voisine d’Italie et de Slovénie (4 députés). L'IDS a quitté la coalition gouvernementale en juin 2001 pour protester contre un statut de l'Istrie jugé insuffisant.

LS, Parti libéral (Liberalna stranka) : petite formation libérale de gauche créée en 1998 par des dissidents du HSLS et alliée du HSS lors des législatives de 2000.En octobre 2004, Zlatko Benasi a remplacé Ivo Banac comme président. À terme, il est question d'une fusion de LS avec le HNS et Libra.


DSU, Union social démocrate, formation populiste a été fondée en 2003 par Zvonimir Zubak, un marchand d'arme et de pétrole, très controversé. Le DSU promet une intégration plus rapide à l’Union européenne, un meilleur contrôle du processus de privatisation et des salaires multipliés par deux.

KDM, Chrétien-démocrate de Medimurje (Krscanski demokrati Medimurja) : petit parti régional de tendance démocrate-chrétienne.

Bloc croate, parti nationaliste radical fondé en septembre 2002 par des dissidents du HDZ mené par Ivic Pasalic et se revendiquant de l'héritage du président Tudjman.

HKDU, Union chrétien-démocrate croate (Hrvatska krscanska demokratska unija) : parti démocrate-chrétien tendance populiste, proche de la CSU bavaroise.

HIP, Parti de la véritable renaissance de la Croatie a été fondé, sous forme d’une association, en novembre 2000, par Miroslav Tudjman, le fils de l’ancien dictateur. Il est devenue un parti politique après avoir remporté un certain succès aux élections municipales à Zagreb en mai 2001. En septembre 2003, le HIS a formé un groupe parlementaire avec des transfuges du HDZ et du DC.


HND, Indépendants démocrates croates (Hrvatski nezavisni demokrati) : petit parti de défense des droits de l’homme et des minorités en Croatie.

HN, les Populaires croates, présidé par Mislav Zagar, a été créé début 2004 par une scission du le Parti populaire croate (HNS).


ASH, Action social-démocrate (Akcija socijaldemokrata Hrvatske) : parti de gauche fondé en 1994.

Huit partis verts se sont présenté aux élections de 2003, 2 sont des sous-marins de grandes formations (HDZ et SDP), les 6 autres se présentent réunis dans une coalition qui a des points communs avec le mouvement serbe Otpor.

ZS, Parti vert (Zelena stranka) : parti écologiste qui reste très marginal.

POL, Mouvement pour les droits de l’homme et parti écologiste (Pokret za ljudska prava, stranka ekoloski svjesnih gradjana)

SIN, Indépendance et progrès, petit parti fondé en septembre 2004, conservateur et fermement anti-européen. Il est dirigé par Nenad Ivankovic, ancien vice-président de la Vraie renaissance croate (HIP).


Organisation terroriste

CRF, Fraternité Révolutionnaire Croate : groupe composé d'extrémistes nationalistes issus de la communauté émigrée qui avait été actif durant les années 1960 et1970. Il était considéré comme une organisation terroriste par la Yougoslavie communiste. On pensait la CRF dissoute en 1991 au moment de l’indépendance croate. En 2000, elle a refait parler d'elle en déclarant qu’elle tuerait le président Mesic avec une charge d'explosifs.

L'ancienne majorité (jusqu'au 23 novembre 2003)

Pour les législatives de janvier 2000, les opposants au régime de Franjo Tudjman s'étaient regroupés au sein de deux coalitions, la principale (menée par le HSLS et le SDP) avait obtenu 41,5 % des voix, l’autre (HSS et ses alliés : HNS, IDS-DDI, LS) : 16 %. À partir de juillet 2002, la majorité n'était plus représentée que par le SDP et le HSS alors que le HSLS est passé à l'opposition de droite, se raprochant du HDZ de l'ancien dictateur.

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HDZ, le site donne accès à la gazette du parti, Glasnik, téléchageable en pdf.


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SDP, pilier de la coalition Kukuriku

Ivica Racan, ancien leader du SDP, chef du gouvernement de 2000 à 2003


HSS : Parti paysan (croate-all.-angl.) : historique, direction, programme.


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HNS, le petit parti du président Stipe.




Stipe Mesic en campagne électorale

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LS (parti libéral)


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IDS (Diète démocratique d’Istrie) : résultat des élections de 1992 à 1997.
2/3 des suffrage à l’assemblée régionale d’Istrie (croate-ital.).


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HSLS, l'opposition de droite.

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Le DC


Franjo Tudjman, l'ancien président

Les réformateurs du HDZ paralysés par la vieille garde du parti, article proposé par le Courrier des Blakans (mai 2002)

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HSP


Le SNS

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Parti écologiste


SRP : le parti socialiste des travailleurs.


 
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