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Les langues officielles sont le finnois (langue maternelle de 93 % des Finlandais) et le suédois (6 %). Une autre langue minoritaire est le sâme (ou saame), parlé en Laponie par les Lapons (Samet ou Sâmis).


Le finnois (suomi) fait partie de la famille linguistique finno-ougrienne, qui inclut, dans une branche, le finnois, l'estonien et un certain nombre de langues apparentées, et, dans l'autre, le hongrois, qui est de loin la langue la plus parlée du groupe ougrien.

Le suédois (svenska) est une langue germanique (de la famille indo-européenne). Son statut remonte à la période où la Finlande faisait partie du royaume de Suède, du début du XIIIe siècle à l'an 1809. Les suédophones de Finlande sont pour certains des populations venus de Suède, pour d’autres des autochtones ayant adopté le suédois par opportunité de carrière. Pendant des siècles, c’était la seule langue de l’administration.

Historique

C’est la publication du Kalevala en 1835 qui a donné ses lettres de noblesse au finnois parlé par les couche populaire et méprisés par les suédophones. Tout au long du XIXe, ces derniers vont s’opposer aux les fennomanes. Ce clivage correspond à une opposition politique entre conservateurs et libéraux-progressistes.


« Le cas de la Finlande que j'ai cité est bien connu lui aussi. Vous savez que de très nombreux travailleurs d'Helsinki ou d'autres villes de Finlande vont sur la côte est chercher du travail et, dès lors, ils deviennent nécessairement suédophones. La Finlande est officiellement bilingue. Ainsi, les rues d'Helsinki sont toutes signalées en suédois et en finnois : en finnois qui est la langue du pays et en suédois qui fut la langue de la puissance coloniale et qui est restée depuis la deuxième langue officielle. Mais disons qu'en réalité, si le pays est officiellement bilingue, les finnophones qui sont suédophones en Finlande sont une toute petite minorité. Voilà donc un pays bilingue où les multilingues sont rares ! » (Le souffle des langues, Claude Hagege).



« La minorité suédophone de nationalité finlandaise atteint à peine les 6 %. Peut-être même un peu moins... Il n'empêche que le bilinguisme est de règle. Les Finlandais suédophones ont leurs écoles, leur enseignement universitaire, leurs églises et même une brigade de l'armée où, si les ordres sont donnés en finnois, la formation l'est en suédois. L'obligation d'apprendre le suédois à l'école fait actuellement l'objet d'un combat. Reste que la minorité de langue suédoise est une des plus protégées d'Europe sinon la plus protégée. » (Par Pierre-André Chanzy, Regards, avril 200)


« Pendant toute la période suédoise la langue finnoise fut réléguée au second plan : à l'école comme à l'université le suédois et le latin étaient les langues officielles d'enseignement. Dans l'administration, la langue officielle était le suédois. Le finnois était la langue du peuple, des campagnes, uniquement; il était également utilisé dans d'occasionnels textes juridiques ou religieux.

En dépit de cela, à partir de la fin du XVIIIe siècle, un cercle de lettrés de l'université de Turku avait commencé à manifester un intérêt certain pour les idéaux romantiques européens. Les membres de cette confrérie partageaient l'intime la conviction que le développement de la culture de langue finnoise devait passer par un retour aux sources : revenir à la langue du peuple, retranscrire la poésie populaire finnoise et la faire publier. (…)

Dans la culture de langue finnoise il y aura eu un "avant" et un "après"-Kalevala, tant cette œuvre aura changé le cours des choses aussi bien en Finlande qu'à l'étranger, la parution du Kalevala attirant l'attention sur la Finlande. Une page d'histoire s'est ainsi tournée et cet évènement a poussé les Finlandais à prendre confiance en leur propres langue, en leur propre culture. Le Kalevala aura sorti de l'anonymat un petit peuple inconnu et a, en quelque sorte, tracé la Finlande sur la carte de l'Europe; de plus, on s'est mis à appeler le Kalevala "épopée nationale finlandaise." » (Société de littérature finlandaise)

Le cas des îles d’Aaland

Selon la Loi d'Autonomie la langue dans la province d'Aaland (Åland) est le suédois. Le suédois est la langue officielle utilisée par l'administration municipale et l'administration centrale en Aaland. Les lettres et les documents envoyés par les autorités nationales aux îles d’Aaland doivent être rédigés en suédois. La langue de l'enseignement dans les écoles recevant des fonds publics est le suédois. Le finnois n’a aucun statut légal dans cette province de la Finlande.

Bibliographie

Le finnois sans peine par Tuula Laakkonen

Dictionnaire de finnois

Kalevala : l’épopée nationale finnoise

Le Kalevala (ici, illustré par Pertti Rajala), la grande épopée qui a fait du finnois une langue littéraire

Histoire de la langue finnoise (fr.)

L'origine de la langue finnoise et des langues apparentées par Ulla-Maija Kulone (fr.)

Les langues ouraliques (angl.)

Les langues finno-ougriennes

Dictionnaire français-finnois (1700 mots).

finnois-français

Grammaire finnoise (angl.) en ligne.

Cartographie de la langue suédoise en Finlande

Institut de recherche sur la langue : consacré aux langues de Finlande et plus particulièrement au suédois de Finlande


Nuntii Latini : les nouvelles en latin publiées par la radio finlandaise

 
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