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  Grèce
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En grec : Hellas (Ἑλλάς, dans la langue savante ou Ελλάδα, en démotique, le grec actuel). Ce terme fait référence à la Grèce antique et cultive le mythe d'une continuité entre la Grèce moderne et les cités antiques. La Grèce s'efforce de promouvoir les termes d'Hellènes (Ellinès en grec) plutôt que Grecs (Graikoi, en grec) pour nommer les habitants du pays. De la même manière, les textes officiels traduits en français utilisent l'adjectif hellénique plutôt que grec.

Ainsi le nom officiel du pays est République hellénique (Ελληνική Δημοκρατία)

Les autres langues européennes sont restées fidèles à l'appellation latine du pays qui a donné Grecia (en italien), Grèce (en français) Greece (en anglais), Griechenland (en allemand), Grcka (en serbo-croate), Greqi (en albanais)…

Autre racine : Yunanistan (en turc)

« L’Empire ottoman ne pouvait pas accepter que l’on nomme "Roi des Grecs" le premier roi constitutionnel de la Grèce, puisque la majorité des Grecs restaient encore des sujets ottomans. Ainsi, on donna à Georges Ier le titre de "roi des Hellènes". Ce titre était conforme au mythe fondateur du nouvel État : la "continuité" entre ses citoyens et les Grecs de l’Antiquité (les Hellènes, Έλληνες). Le mythe des Hellènes modernes suggère une continuité de sang, sans toujours l’affirmer. Il affaiblit les liens avec la tradition byzantine et ottomane en effectuant un bond à travers une quinzaine de siècles. Il contribue ainsi à l’occidentalisation des Grecs.

Depuis cette époque, on utilise de plus en plus en Grèce le terme d’Ellines (Hellènes) à la place des termes Graikoi (Grecs) ou Romioi (Roum, Romains). Ces dernières décennies, les gouvernements grecs essayent d’imposer à l’étranger les termes "Hellènes"(Έλληνες), "Hellas"(Ἑλλάς), et "hellénique" à la place de "Grecs", "Grèce", "grec" pour éliminer un état de "double nomination" qui rapelle paradoxalement certaines propositions visant à résoudre le problème du nom dans la question macédonienne.
Le mythe des Hellènes est à mettre en rapport avec le mythe des philhellènes : ces Occidentaux qui, par admiration de l’Antiquité, seraient prêts à se sacrifier pour défendre les intérêts de la Grèce. Les Grecs, persuadés que le philhellénisme représente la norme, se sentent trahis chaque fois qu’ils constatent que leur pays ne constitue pas la principale préoccupation de l’Europe ou des États-Unis. » (Georges Prévélakis, extrait de la Géopolitique de la Grèce, 1ère édition)

Un timbre à la mémoire de Constantin Caramanlis.
En légende : Hellas et République hellénique

 
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