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SYRIZA (coalition de la gauche radicale) (ΣΥΡΙΖΑ, Συνασπισμός Ριζοσπαστικής Αριστεράς) : Très marquée à gauche, cette formation était connue sous le nom de Synaspismos : 3,2 % en 2000, 3,3 en 2004 (6 sièges). Aux européennes de juin 2004 : 4,1 %. Sous le nom de Synaspismós Rizospastikís Aristerás (Syriza) : 4,5 % aux législatives de 2009. Son leader est Alekos Alavanos, ancien président du Synaspismos. Syriza a récolté près de 26,8 % des voix lors des législatives du 17 juin 2012, puis 36 % en janvier 2015, devenant le premier parti grec.
« Alexis Tsipras est devenu une figure incontournable de la politique grecque. Cet ingénieur civil âgé de 40 ans qui inspire la gauche européenne a fait ses premiers pas au sein des Jeunesses communistes, à la fin des années 1980, puis a fait partie du mouvement de rénovateurs qui fit scission du Parti communiste grec, le KKE, qui est devenu par la suite la coalition Syriza. » (Elisa Perrigueur, Le Monde, 29 décembre 2014). En septembre 2015, le parti a obtenu 35,5 % des voix et 145 sièges.

La Nouvelle démocratie, ND (Νέα Δημοκρατία) : le parti conservateur grec fondé en 1974 par Constantin Caramanlis, avec un courant conservateur-populiste (celle de l'ancien premier ministre Antonis Samaras) et une tendance plus libérale. Au début des années 2000, il obtenait toujours plus de 40 % des suffrages. En mars 2004, elle remporte les législatives avec 45,4 % des voix (165 sièges), mais a perdu celle de 2009 avec 34 % des suffrages, puis a remporté celle de 2012 avec 31 % des voix. En janvier 2015, le parti du gouvernement Samaras perd les élections avec 28 %. En septembre 2015, le parti a obtenu 28,1 % des voix et 75 sièges. En janvier, elle se dote d'un nouveau leader, le très libéral Kyriákos Mitsotákis, un héritier de la famille Mitsotakis qui a toujours été plus centriste que les Caramanlis qui noyautait le parti jusque-là.

Aube dorée, XA (Χρυσή Αυγή) le parti néo-nazi fondé en 1980 par Nikolaos Michaloliakos. Fort de 18 députés, ce parti fait régner la terreur, s’attaquant physiquement aux migrants, aux militants de gauche, aux LGBT. En septembre 2013, après l'assassinat d'un musicien de gauche par un membre d'Aube dorée, Nikolaos Michaloliakos, chef et fondateur d’Aube dorée, trois députés, et treize membres de l’organisation ont été arrêtés. En janvier 2015, Aube dorée maintient son score de 2012, un peu plus de 6 %. En septembre 2015, le parti a obtenu 7 % des voix et 18 sièges.

To Potami (το Ποτάμι, La Rivière) : Fondé par un journaliste, Stávros Theodorákis, et des personnalités plutôt issues de la société civile, ce parti atypique, plutôt de centre gauche, est très pro-européen. Il obtient 6 % des voix en janvier 2015 et retombe à 4 % en septembre et 11 sièges.

KKE (Κομμουνιστικό Κομμα Ελλάδας) : Le très orthodoxe Parti communiste grec obtenait autour de 5 % des voix au début des années 2000. Aux européennes de juin 2004, sa campagne anti-européenne a amené 9,5 % des électeur vers le KKE, puis ontenu 7,3 % aux législatives de 2009. Il retombe à 5,5 % en 2015, 15 sièges.

Le PASOK (socialiste), au pouvoir de 1993 à 2004. Jusqu'en 1996 avec sa tendance populiste et eurosceptique menée par Andréas Papandréou, puis avec son courant rénovateur et pro-européen, sous la conduite de Costas Simitis (43,8 % des voix au législatives d'avril 2000). Début 2004, Georges Papandréou a pris la direction du parti, mais sa popularité n'a pas suffit pour remporter les législatives de mars (40,5 % des voix et 117 sièges). En 2009, après 5 ans d'opposition, le Pasok a remporté les législatives avec 44 % des voix et formé le gouvernement. Le parti a aujourd'hui perdu tout son crédit, en janvier 2015, le PASOK n'attire plus que 4,8 % des électeurs. En septembre 2015, le parti remonte à 6,2 % des voix et 17 sièges.

Grecs indépendants (AN.EL) (Ανεξάρτητοι Έλληνες) : scission de la Nouvelle Démocratie dirigé par Panos Kammemos, droite euroseptique soutenue en France Nicolas Dupont-Aignan, représente 4,7 % de l'électorat en janvier 2015. Ce parti conservateur a noué une alliance de circonstance, et temporaire, avec Syriza à la suite des élections de janvier 2015. Les deux formations divergent sur les question d'immigration et des relations avec l'église. En septembre 2015, le parti a obtenu 3,6 % des voix et 10 sièges.

Kinima (Mouvement des socialistes démocrates) : scission du PASOK de janvier 2015, menée par Georges Papandreou, récolte 2,5 % des voix en janvier 2015. Aucun député.

LAOS Alerte populaire orthodoxe (Λαϊκός Ορθόδοξος Συναγερμός) : Parti d'extrême droite fondé en 2000, par Georges Karatzaféris (ex-ND), populiste et anti-élitiste. 2,2 % aux législatives de mars 2004, 4,1 % aux européennes de juin 2004, puis 5 % aux législatives de 2009. La plupart des membre de ce parti on intégré la Nouvelle démocratie.

Le parti des Écologistes-Verts (Οικολόγοι Πράσινοι) qui avait réalisé 1,05 % aux élections législatives du 16 septembre 2007. Avec 2,3 % aux législatives de 2009, les Verts n'ont pas de députés.




Synaspismós Rizospastikís Aristerás (Syriza), le vainqueur des législatives de janvier 2015


Le site de la ND (grec-angl.)
Le parti au pouvoir de 2012 à 2015.

Kyriákos Mitsotákis, leader de la ND, héritier d'une dynastie politique (son père a été premier ministre ; sa sœur, maire d'Athènes...)


La fondation Caramanlis (gr.-angl.)

Aube dorée (XA)

To Potami

Le KKE

Le site du parti (gr.)


AN. EL


 
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