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Le Premier ministre islandais est Geir Haarde (conservateur) depuis juin 2006, il a succédé à Halldór Ásgrímsson, dont le parti a été battu aux élections locale de mai 2006. La coalition gouvernementale est restée la même.
La coalition gouvernementale de centre-droit islandaise a remporté les élections législatives du 13 mai 2007 avec un seul siège de majorité au Parlement (32 sur 63).
Formation d'un gouvernement de coalition (mai 2007) entre le parti de centre-droit et les sociaux-démocrates de l'Alliance. La présidente de l'Alliance, Ingibjorg Solrun Gisladottir, prend le portefeuille des Affaires étrangères. Le gouvernement comprend 12 ministres, dont 4 femmes.
Né en 1951, Geir Haarde a fait des études d'économie aux États-Unis. Il préside le Parti de l'Indépendance depuis 2005. Il était le ministre des Affaires étrangères du gouvernement précédent, après un long séjour à la tête des Finances du pays (1998-2005). Geir Haarde est marié et père de cinq enfants.
Le Premier ministre est le véritable chef de l’exécutif en Islande.
Le gouvernement (Stjornarradid) : le gouvernement est une coalition composée du Parti de l’indépendance (droite) et du Parti du progrès (centre) en place depuis 1995. Le gouvernement dispose d’une majorité de 38 sièges sur 63.
La formation du gouvernement de Geir Haarde (juin 2006)
Le Gouvernement : coalitions plus ou moins hétérogènes et alliances « à géométrie variable » (par Jacques Mer)
Le Gouvernement détient la réalité du pouvoir exécutif. Il procède non du choix du chef de l’État, mais de la volonté des partis qui se sont unis pour gouverner.
Le Gouvernement et les ministres
Si le Premier ministre est la véritable tête de l’exécutif, il ne dispose pas sur ses ministres d’une autorité aussi affirmée que dans des pays comme le Royaume-Uni, la Norvège ou la Suède. Le Gouvernement est composé d’une dizaine de ministres (12 à la fin juin 2004). Le Conseil des ministres se réunit fréquemment, pour élaborer les projets de lois et pour l’adoption des orientations importantes. Mais le Cabinet n’agit pas, d’un point de vue légal, sur une base collégiale : le ministre compétent a le pouvoir de prendre les décisions relevant de sa sphère. La cohésion et la solidarité ministérielles sont relativement limitées, et les médias publient des déclarations parfois divergentes émanant de membres du Gouvernement sur des thèmes importants ou non. L’opinion ne s’en émeut guère…
La composition du Gouvernement : un arrangement entre partis
En fait, les Gouvernements sont des assemblages plus ou moins homogènes de responsables des partis. Depuis 1991, il est vrai, les coalitions ne comptent pas plus de deux partis, ce qui rend l’attelage plus homogène. Le chef du plus important des partis coalisés détient le poste de Premier ministre; celui du « second » parti, les Affaires étrangères ou les Finances.
Il arrive aussi que, si le résultat du scrutin législatif est délicat à interpréter, des solutions apparemment « complexes » surviennent. Prenons l’exemple des dernières élections, en 2003 : la majorité sortante était composée du Parti de l’indépendance (PI) et du Parti du progrès (PP). Le scrutin donna 22 sièges au PI conduit par le Premier ministre, David Oddsson, 20 sièges à l’opposition modérée de centre-gauche, 12 sièges au PP, centriste, dirigé par le ministre des Affaires étrangères, Halldor Asgrimsson, 5 sièges à l’« extrême gauche » Gauche-verte et 4 aux Libéraux, dissidents (populistes) du PI. Compte tenu du faible impact des choix idéologiques (il n’y a pas deux blocs opposés, et chaque Parti joue sa propre carte), diverses coalitions étaient possibles, y compris la reconduction de la formule PI-PP, légèrement majoritaire au Parlement. Mais d’autres formules étaient envisageables, telle une alliance de tous les partis à l’exception du PI, ce qui supposait un « renversement d’alliances » de la part du PP et de son chef. En fait, ce dernier se trouva être l’arbitre de la situation. D’âpres discussions sortit la formule suivante : la coalition PI-PP était maintenue, mais David Oddsson ne resterait Premier ministre que jusqu’au 15 septembre 2004, date à laquelle il céderait son poste au chef du PP Halldor Asgrimsson. À cette même date, le Parti de l’indépendance recevrait le ministère des Affaires étrangères et un remaniement limité (annoncé au public dès mai 2003) interviendrait.
Septembre 2004 vit entrer en vigueur cet arrangement entre partis. David Oddsson (vicitime l’été 2004 d’un grave accident de santé, dont, malgré tout, il se releva assez rapidement) et Halldor Asgrimsson permutèrent dans leurs fonctions respectives, jusqu’à ce qu’en septembre 2005 le premier annonce son « retrait de la vie politique » (inattendu pour beaucoup et sur les raisons duquel on ne voit pas clair, dans l’immédiat) et sa prochaine accession à la présidence de la Banque Centrale.
Les formations politiques sont peu marquées par l’idéologie, et les électeurs relativement désabusés et sceptiques. D’autre part, il n’y a pas de groupements extrémistes : cela n’est pas dans la tradition du pays. En conséquence, à peu près toutes les ententes sont concevables dans la pratique, sauf peut-être une alliance entre les conservateurs et la Gauche-verte. En revanche, les amitiés et inimitiés personnelles et les conflits d’ambitions jouent un rôle important dans les contours des majorités.
Les précédents gouvernements
Halldor Asgrimsson (Parti du progrès) : 2004-2006
Halldór Ásgrímsson est né en 1947, il a fait des études de commerce en Norvège et au Danemark. Il est député depuis 1974 sous l'étiquette du Parti du progrès. Il a été directeur de la banque centrale, puis plusieurs fois ministre (Pêches, Justice, Coopération nordique, Affaires étrangères). Premier ministre en septembre 2004, son manque de charisme et son soutient à la politique américaine en Irak avait fait baisser sa côte de popularité. Le 6 mai 2006, tirant la leçon de l'échec de sa formation (Parti du progrès) aux élections locales, il a annoncé sa démission.
David Oddsson (P. de l’indép.) : 1991-2004.
D’abord en coalition avec la gauche (PDS) de 1991 à 1995, puis avec le P. du Progrès à partir de 1995. Il a dirigé 3 gouverments (le 3e : 1999-2004).
Chef du Parti de l’indépendance, la principale formation de la droite islandaise, David Oddsson est né en 1948 à Reykjavik où il a fait des études de droit et poursuivi une carrière administrative. Il aussi été journaliste au Morgunbladid et auteur pour la télévision. Il a battu le record de longévité à la tête d’un gouvernement islandais (plus de 13 ans). Sa politique économique a privilégié la croissance, mais au détriment de la lutte contre les inégalités. En septembre 2004, David Oddsson a pris le poste de ministre des Affaires étrangères.
Steingrímur Hermannsson (P. du Progrès) : 1988-1991.
Coalition centre gauche avec le PDS.
Thorstein Pálsson : 1988-1987.
Coalition centre-droite (avec le P. du progrès).
Steingrímur Hermannsson (P. du Progrès) : 1983-1987.
Gunnar Thoroddsen (P. de l’indép.) : 1980-1983.
Benedikt Gröndal (PSD) : 1979-1980.
Ólafur Johannesson (P. du Progrès) : 1978-1979.
Geir Hallgrimsson (P. de l’indép.) : 1974-1978.
Ólafur Johannesson (P. du Progrès) : 1971-1978.
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