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La population : 307 672 habitants (2007) soit à peine plus que la population de la Corse (mais pour une île 120 fois plus grande).
La population s'est accru de 1 % en un an, majoré à 1,3 % dans la région de la capitale. Dans cette zone vit maintenant 62,8 % de la population. Hors de cette agglomération, trois régions du pays ont enregistré une augmentation, la plus frappante concernant l'Est où le peuplement a augmenté de 4,6 %. Ce phénomène est largement à mettre au compte de l'immigration provoquée par la réalisation de grands projets industriels : actuellement 11,2 % de la population masculine et 4,2 % de la population féminine sont d'origine étrangère, les proportions pour l'ensemble du pays étant respectivement de 3,5 % et de 3,7 %. Il y a aussi des régions en déclin démographique, particulièrement les Fjords de l'Ouest (1,7 %), et le Nord-Ouest (idem). Là le déclin dure depuis des décennies. (Jacques Mer, 2006)
Densité : 2,9 hab./km2 (de loin la plus faible densité d’Europe, mais comparable à celle du Canada ou de l’Australie).
Indice de fécondité : 2,1 (2007) (le plus élevé d’Europe avec Malte et l’Albanie). L’Islande est un pays très jeune : 40 % de la population ont moins de 18 ans. La population s'accroît de 1 % par an. Contrairement à de nombreux autres États, l'augmentation de la population dans l'île est due à un phénomène d'accroissement naturel substantiel. En 2004, les naissances (environ 4 240) ont surpassé les décès (1820).
Espérance de vie : 79,4 (H, 2007, record mondial) et 82,9 (F, 2007, deuxième après le Japon); mortalité infantile 2,3 ‰ (le plus faible taux mondial en 2005).
Population urbaine : 92 % (l’exode rural a presque complètement vidé les campagnes depuis l’indépendance). Les 3/5 de la population vivent à Reykjavik ou dans ses environs immédiats.
Diaspora : entre 30 et 50 000 personnes (une diaspora ancienne vivant aux États-Unis et au Canada).
Code de la nationalité : En 2002, le Parlement a autorisé les citoyens islandais à conserver leur nationalité lorsqu'il deviennent citoyens d'un autre pays. Auparavant ils la perdaient automatiquement.
Immigration : (voir la fiche) Le taux d'immigration net, négatif en 2003 ( -0,5 %), s'est redressé en 2004 (+1,5 %).
Particularité : La population islandaise est d’une exceptionnelle homogénéité. Elle tire son origine dans la colonisation de l’île au IXe siècle par des Vikings originaires de Norvège occidentale. Les seuls apports extérieurs sont des Celtes d’Irlande et d’Écosse probablement razziés au passage dans leur pays d’origine au cours des premiers siècles de l’histoire de l’Islande. Depuis l’île n’a pratiquement pas connu d’immigration. Quant aux soldats américains de la base de Keflavik, il leur est toujours interdit de passer la soirée dans les bars de la capitale…
Cette homogénéité ethnique presque unique au monde est à l’origine d’une expérience originale et controversée : le fichage génétique et médical de l’ensemble des Islandais, couplé à l’élaboration d’un arbre généalogique, dans le but de faire des recherches sur les maladies génétiques. Cette expérience a été autorisée par une loi votée par l’Althing (décembre 1998) pour le compte de DeCode Genetics, une société islando-américaine travaillant au service du géant pharmaceutique suisse Hoffmann-La Roche. Si 280 000 islandais ont accepté le fichage, 20 000 ont refusé. Les détracteurs du projet craignent les dérives du fichage systématique et les entorses inévitables au secret médical.
Pour en savoir plus, on mentionnera deux documents de l'Office des Statistiques en islandais; mais avec un résumé et des tableaux et graphiques en anglais : l'un en date du 15-3-2005 (Population, 31/12/2004) et l'autre du 14 mars 2005 (Série : National accounts; Produit National Brut en 2004).
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