BiblioMonde

  Macédoine
Le paysage politique


-Balkans

-S'informer sur le pays

-Le nom du pays
-Le territoire
-Les frontières
-La population
-Les langues
-La capitale
-Le régime politique
-Le président
-Le gouvernement
-Le paysage politique
-La politique européenne

Défaite cinglante du VMRO-DPMNE de Nikola Gruevski aux premier tour des élections locales d'octobre 2017, tandis que le SDSM de Zoran Zaev remporte 37 municipalités, dont Skopje et seulement 3 pour le VMRO-DPMNE.

Les élections législatives anticipées du 11 décembre 2016 se sont soldées par une victoire à l’arrachée du VMRO-DPMNE de Nikola Gruevski (droite, au pouvoir depuis dix ans) sur le SDSM (social-démocrate), avec 37,9 % des voix contre 36,6 %. Côté albanais, le BDI reste en tête, mais Besa, fait une percée remarquée.

Les principaux partis :

- L’Alliance sociale-démocrate de Macédoine (SDSM) héritière de la Ligue communiste (au pouvoir jusqu’en 1989), a dirigé le pays de 1991 à 1998 et de 2002 à 2006. 26 sièges au Parlement. Après vingt ans à la tête du SDSM, deux mandats de Premier ministre et un de Président de la République, Branko Crvenkovski s’en va. Son déclin politique était devenu un poids pour le parti. En mai 2013, il a été remplacé par Zoran Zaev, le maire de Strumica. En 2014, le parti a obtenu 24,91 % des voix et 34 sièges. En 2016, le parti obtient 49 sièges.

- VMRO-DPMNE (Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne-Parti démocratique pour l’unité nationale macédonienne), droite libérale a été au pouvoir de 1998 à 2002 et dirige le pays depuis 2006. C'est le parti du Premier ministre Nikola Gruevski. 63 sièges au Parlement. En 2014, la VMRO-DPMNE, conduite par le Premier ministre Nikola Gruevski, est arrivée en tête avec 42,18 % des suffrages et 61 sièges. En 2016, le parti l'emporte de justesse avec 51 sièges.

- L'Union démocratique pour l’intégration, DUI-BDI, membre de la coalition gouvernementale depuis 2009, a recueilli 13,48 % et 19 sièges en 2014. L'Union démocratique pour l’intégration (BDI) : parti albanophone dirigé par Ali Ahmeti et qui a aujourd'hui le vent en poupe. En juillet 2006, il avait perdu les élection, puis boycotté l'assemblée jusqu'en mai 2007. Le BDI avait mis fin à son boycott après être parvenu à un accord avec le VMRO-DPMNE sur la détermination d’une liste de 46 lois nécessitant l’approbation des députés issus des communautés minoritaires, selon le principe dit « de Badinter ». En juillet 2008, il s'allie au VMRO-DPMNE de Nikola Gruevski et entre au gouvernement. 18 sièges au Parlement. En 2016, le BDI obtient 10 sièges.

- Besa : Parti créé en 2014, tendance « erdoganiste »,5 sièges en 2016.

- Le Parti démocratique albanais (PDSh), au gouvernement de 2006 à 2008, fondé par Arben Xhaferi et dirigé par Menduh Thaçi, en déclin dans les sondage par rapport au BDI. 11 sièges au Parlement. En 2014, le PDA-PDSh a obtenu 5,83 % et 7 sièges. En 2016, le PDSh : 3 sièges.

- PDSh-LR (Parti démocratique albanais-Mouvement pour les réformes) : Scission du PDSh dirigée par le charismatique maire de Struga, Ziadin Sela. A obtenu 3 sièges en 2016.

- Le Renouveau démocratique national (RDK), conduit par Rufi Osmani, a recueilli 1,5 % des suffrages et 1 siège en 2014 (contre 2 en 2009)

- L'Option citoyenne pour la Macédoine (GROM), parti fondé en 2013 par le maire de Karposh et ancien vice-président de la SDSM, Steve Jakimovski, a recueilli 2,7 % des voix et remporte 1 siège.


Le système électoral garantit la représentation des minorités, notamment albanophones.

 
© BiblioMonde.com