Selon l'article 6 de la constitution « l’islam est religion d'État, qui garantit à tous le libre exercice du culte ».
Le chef religieux suprême des musulmans du Maroc est le roi du Maroc qui porte, comme ses prédécesseurs, le titre de « commandeur des croyants ». Le Palais a toujours cherché à s'appuyer sur cette fonction religieuse de la monarchie pour tenter de contrebalancer l'influence grandissante des islamistes. Il en a résulté une influence conservatrice sur l'évolution sociale du pays.
Fin 2003, le roi s'appuie néanmoins sur son statut religieux pour faire adopter un nouveau code de la famille nettement moins défavorable aux femmes. Pour la première fois le Commandeur des croyants œuvre dans le sens de la modernisation du Maroc.
Face à la montée des courants salafistes prônant une pratique rigoriste de l'islam, le roi cherche maintenir son autorité, ainsi que celle du rite malékite, traditionel au Maroc. En septembre 2008, il annonce la création d'un Conseil des oulémas dans chaque préfecture composé de théologiens relevant du ministère des Affaires religieuses. À Rabat existe déjà un Conseil supérieur des oulémas. Cette volonté de contrôler l'islam marocain trouve ses limite dans l'influence de l'internet et des chaînes de télévision du Golfe, notamment de la chaîne religieuse Iqra prônant un islam conservateur.