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  Portugal
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Environ 300 000 personnes officiellement (beaucoup plus avec les illégaux). En un quart de siècle, le Portugal est passé de pays d’émigration à pays d’immigration, un processus nécessaire pour un pays vieillissant dont la population tend à décroître.

Une petite moitié vient des anciennes colonies d’Afrique du Portugal (Africanos), principalement des Cap-verdiens, des Angolais et des Guinéens qui travaillent dans le BTP. Un quart des étrangers sont des ressortissants de l’UE et 10 % des Brésiliens. La communauté la plus récente est originaire d’Europe orientale (officielement 100 000), principalement d’Ukraine. Avec 70 000 personnes, les Ukrainiens représentent désormais la première communauté étrangère, devant les Cap-Verdiens. C’est à eux que s’adressent les journaux en cyrillique qui fleurissent dans les kiosques.

« Du nord au sud du Portugal, la langue russe progresse lentement mais sûrement. Le passant un tantinet attentif peut l'observer sur certaines affiches publicitaires, sur des devantures de boutique ou de restaurant et, surtout, dans les kiosques à journaux. (...) Ils ont pour nom Slovo, Nacha Gazeta et Imigrante.
Depuis les années 1990, le Portugal est devenu terre d'élection de milliers de citoyens de l'ex-URSS : Moldaves, Ukrainiens, Biélorusses, Russes, Lituaniens... Malgré l'arrivée de nombreux diplômés (médecins, ingénieurs, architectes...), l'immense majorité travaille dans la construction, la restauration ou les entreprises de nettoyage. Ils seraient aujourd'hui 400 000 immigrants d'Europe de l'Est répartis dans tout le pays, surtout sur le littoral, dont seulement un quart est en situation légale. » (extrait d'un article de François Musseau, Libération, 2 décembre 2002)


« Le pays attire une nouvelle main-d'œuvre plus qualifiée, et moins chère, venue de l'Est. Amenés par le circuit des mafias, ces Ukrainiens, Moldaves ou Roumains, doués d'une solide formation scientifique, ces nouveaux immigrés tirent profit d'un marché du travail portugais caractérisé, comme le note l'OCDE, par "une très grande flexibilité des salaires" et "un recours accru à des formes d'emploi plus flexibles (par exemple, les contrats à durée déterminée)".

D'abord embauchés comme employés de maison, sur des chantiers ou dans des exploitations agricoles, ils évoluent par la suite vers d'autres fonctions. "Ils sont doués pour les langues et apprennent vite le portugais. Je ne suis pas inquiet pour leur intégration", note Vitaorino Canas.
Cette immigration, bienvenue sur un marché du travail en situation de plein-emploi, est encore très récente dans un pays longtemps habitué, à l'inverse, à l'émigration. Mais le phénomène prend de l'ampleur. L'année dernière, le pays a délivré près de 130 000 permis de séjour d'un an pour régulariser ces immigrés entrés illégalement. Au Portugal, la concierge est aujourd'hui ukrainienne. » (extrait d'un article de Sébastien Maillard, La Croix, 11 avril 2002)

La loi sur le séjour des étrangers a été modifiée en juillet 2001 dans un sens plus répressif à l'égard de l'immigration cladestine.

Le droit de vote (aux élections locales) a été accordé en 1996 a tous les résidents étrangers sous condition de réciprocité (si leur pays d’origine fait de même avec les Portugais).

Le Portugal est le pays d'Europe où le taux de demande d'asile est le plus faible : 0,1 pour 1000 habitants contre 0,6 en Espagne, 2 en France et 10 en Belgique (statistiques du HCR sur les années 1999-2001).


Le code de la nationalité

La naturalisation est possible sous condition de résidence (6 ans) et de connaissance « suffisante » de la langue portugaise. Ceux qui ont des ancêtres portugais sont dispensés de ces deux critères. Comme l’Italie ou l’Allemagne, le Portugal a un code de la nationalité qui fait jouer un rôle particulier au droit du sang. Le critère du droit du sol a été amoindri par la réforme de 1981 qui lui faisait perdre son automaticité. S’il parle mal de portugais, un étranger (même né au Portugal) aura beaucoup plus de difficulté à devenir portugais qu’un membre de la diapora qui n’en parle pas un mot et n’a jamais vécu au Portugal.

« Le PSD a présenté à l'Assemblée de la République un projet
de révision de la Loi de la Nationalité. Cette modification a pour but de permettre la réacquisition automatique, avec rétroactivité, de la nationalité perdue par des Portugais qui ont recouru à la naturalisation dans leur pays de résidence. Cette situation concerne davantage les Portugais qui vivent sur le continent américain où il n'était pas possible, dans le passé, de posséder la double nationalité. » (Actualité, 27 mai 2002)

Le Portugal est signataire des accords de Schengen (ratifiés en 1993).

Bibliographie

Le Portugal, pays relais de la migration en Europe : télécharger en pdf le texte complet sur le site de la revue Migrations études, (n°116, août-septembre 2003) : Ayant été pendant longtemps un pays d’émigrants, le Portugal accueille à son tour de nombreux immigrés venus de ses anciennes colonies mais aussi du monde entier.

 
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