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  Portugal
Les minorités religeuses


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Les minorités religieuses ont un nombre d’adeptes très limité : quelques dizaines de milliers de protestants, des musulmans (parmi la communauté immigrée) peu nombreux car la grande majorité des Africains installée au Portugal est catholique, des orthodoxes parmi les immigrants européens (Roumains ou Ukrainiens) et quelques milliers de juifs, vestige d’une communauté jadis beaucoup plus importante.

Les juifs

C’est une communauté fantôme tant ses effectifs sont réduits par rapport à ce qu’ils furent au Moyen âge (environ 3 % de la population). Juste avant leur baptême forcé ou expulsions (1497), ils avaient représentés jusqu’à 15 % de la population totale (le Portugal avait accueilli beaucoup de juifs espagnols, chassés en 1492). Dans certaines familles le souvenir, bien enfoui, a franchi les siècles. L’actuel président de la République, Jorge Sampaio est le descendant d'une illustre famille séfardi, pour ne citer qu’un exemple.

« Les crypto-juifs de Belmonte, dont on a tant parlé il y a quelques années, auraient un peu tendance à faire oublier la présence dans le pays d'un bon millier de Juifs. Dans le même temps, étrangement, les recensements comptabilisent 5 000 personnes qui disent appartenir au groupe juif. Curieux pays, où les chiffres eux-mêmes enregistrent les bizarreries de l'imaginaire : des Portugais de souche, se considérant comme d'anciens marranes, n'hésitent ainsi pas à se faire recenser comme juifs. Pour une fois, l'assimilation paraît fonctionner en sens inverse… » (Lisbonne, si je t'oublie… : à propos de la communauté juive du Portugal, par Esther Benbassa, L'Arche)


« Aujourd'hui, le Portugal est un pays sans juifs. Ni la construction d'une synagogue à Belmonte, ni la restauration d'une autre synagogue à Castelo de Vide ou le musée juif à Tomar peuvent dissimuler cette réalité. Néanmoins, les indications de judiarias (quartiers juifs), de rues qui portent les noms de Juifs portugais importants à Guarda, Trancoso, Évora, Castelo de Vide, Covilhã, Porto ou Lisbonne, la fondation d'une chaire d'histoire juive à Lisbonne (Cátedra de Estudos Sefarditas Alberto Benveniste) et d'un Centre d'études juives à Évora (Centro de Estudos Judaicos), la fondation d'une Société d'études juives (Associação de Estudos Judaicos) ainsi que de nombreuses expositions, colloques de spécialistes et publications sur l'Inquisition ou les marranes montrent que, dans ces dernières années, le Portugal se souvient de son passé juif. Un passé qui se termine de façon abrupte avec le baptême forcé des juifs en 1497 et l'introduction de l'Inquisition en 1537. (Michael Studemund-Halévy, sefarad.org)

Bibliographie

Marranes par Frédéric Brenner

Les juifs portugais par Aldina da Silva, théologienne catholique d’origine portugaise

Inquisition et société au Portugal : Le cas du tribunal d'Evora 1660-1821



Sefardica : cinq essais sur l'histoire des Juifs, des marranes et des nouveaux-chrétiens d'origine hispano-portugaise, par Yosef Hayim Yerushalmi

Dernier kabbaliste de Lisbonne , un roman de Richard Zimler

Une bibliographie plus complète sur les marranes

La synagogue de Belmonte

Les juifs au Portugal aujourd’hui par Esther Mucznik

Les juifs au Portugal (fr.) par Michael Studemund-Halévy


un pays sans juif par Michael Studemund-Halévy (fr.).

Juifs fêtant Pessah (XIIIe siècle)

La route des anciennes juiveries dans le nord du portugal (fr.)

 
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