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  Portugal
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octobre 2017 : le Parti socialiste (PS) a élu 158 maires sur un total de 308, avec 38 % des suffrages dans l'ensemble du pays, dépassant le score de son succès aux municipales de 2013.
À Lisbonne, le maire socialiste sortant, Fernando Medina, l'a emporté avec 42 % des voix.
Seul ou en tête d'une coalition locale, le PSD (droite)t a remporté 96 mairies et récolté près de 30 % des suffrages, un score inférieur à celui de 2013.

Le paysage politique portugais est très polarisé. Deux partis dominent la vie politique et alternent régulièrement au pouvoir depuis 1975. La dernière alternance date de de juin 2015 avec le retour de la gauche au pouvoir après 4 ans d'un gouvernement de droite (2011-2015).


La Droite

PSD, Parti Social Democrate (Partido Social Democrata) : parti de droite conservatrice sur les questions sociales, libérale en économie. D’abord centriste, arborant un logo orange, il a fini par incarner la droite portugaise avec le déclin du CDS et l’arrivée au pouvoir d’Aníbal Cavaco Silva, son leader, Premier ministre de 1985 à 1995. Il a obtenu plus de 50 % des voix (en 1991), puis baissé à 33 % dans les années qui ont suivis. En mars 2002, avec plus de 40 % des suffrages et 102 députés, il est revenu au pouvoir en s’alliant au CDS-PP. Son leader depuis 1999, José Barroso, a formé le gouvernement. Le chef du parti, Pedro Santana Lopes, à la ligne plus populiste, a été élu maire de Lisbonne en 1999. Fin 2002, le PSD est en baisse dans les sondages. Aux européennes de juin 2004, Força Portugal (PSD et CDS-PP) a obtenu 33,2 % des voix, soit une sanction sévère de l'électorat. Avec 28,7 % des voix aux législatives de février 2005 (et 72 sièges), le PSD a enregistré le plus mauvais score de son histoire et est retourné dans l'opposition. Les législatives de juin 2011 ont été un succès pour le PSD, mené par Pedro Passos Coelho, avec 39 % des voix et 105 sièges. Les municipales de septembre 2013 ont été un échec historique pour le PSD.


CDS-PP, Centre démocrate social-Parti populaire (Partido Popular) : droite populiste ultra-conservateur allié au PSD dans le gouvernement Barroso. En 1975, le CDS était un parti démocrate-chrétien (droite modérée) qui obtenait 15 % des voix et envisageait de s’allier au PS. Puis ce fut un lent déclin, jusqu’à 4, % en 1991. En se marginalisant, il a développé une rhétorique nationaliste radicale et anti-européenne. En 1992, sous la houlette de Manuel Monteiro, son jeune dirigeant, le parti était devenu le Parti populaire dont le discours d’extrême droite l’avait totalement coupé de ses racines démocrate-chrétiennes. En 1998, sous la conduite de Paulo Portas, les fondateurs du CDS ont repris le contrôle du parti pour en faire la formation ultra-conservatrice actuelle qui fait campagne sur des thèmes sécuritaires et anti-européens, anti-avortement, anti-immigrés... Le CDS-PP a obtenu 8,7 % des voix en mars 2002 et 14 sièges, en février 2005 : 7,5 % des voix. En 2011, le CDS a obtenu 11,7 % et 24 sièges.



La gauche

PS, Parti socialiste (Partido Socialista) : le grand parti de la gauche portugaise issu de la Révolution des œillets. Sous la conduite de son leader historique, Mário Soarès, le PS est au pouvoir de 1975 à 1978, puis de 1983 à 1989. En 1989, c’est Jorge Sampaio (aile gauche du PS) qui succède au chef historique devenu président de la République. Il est évincé en 1992 par le chef de l’aile modérée du parti, António Guterres qui conduit le parti à la victoire électorale de 1995 (44 % des voix) et à son retour au pouvoir. C’est la déroute du PS aux municipale d’octobre 2001 qui conduit A. Guterres à la démission. Le PS perd les législatives de mars 2002 (37,8 % et 95 sièges) et retourne à l’opposition. La défaite limitée du PS est due au repositionnement à gauche du parti, sous la conduite de son chef, Eduardo Ferro Rodrigues, qui a fait campagne sur le thème de la justice sociale. Aux européennes de juin 2004, le PS a remporté 44,5 % des voix soit plus de 11 point de plus que la coalition gouvernementale. Le nouveau secrétaire général est le très centriste José Sócrates. Il a mené son parti à la victoire en février 2005 : avec 45 % des voix et 120 députés sur 230, le PS enregistrait le meilleur score de son histoire. En 2011, avec 28 % des voix, il n'a plus que 73 sièges. Le PS prend sa revanche en 2013 en remportant largement les élections municipales. Mais il échoue à devancer la droite aux législative de 2015 ("é,4 % et 85 sièges).

BE, le Bloc des gauches (Bloco da Esquerda) : formation regroupant l’extrême gauche portugaise depuis 1999. Influente dans les milieux intellectuels de la capitale, BE a obtenu 2,7 % des voix et 3 députés en mars 2002 (soit un siège de plus qu’en 1999). BE comprend notamment l'Union démocratique populaire (União Democràtica Popular), le Parti socialiste révolutionnaire (Partido Socialista Revolucionario ) et Politica XXI. Ses principales personalités sont Francisco Louçã (économiste, dirigeant trotkiste du PSR), Fernando Rosas (historien, spécialiste du Salazarisme), Luís Fazenda (dirigeant de l'UDP) et Miguel Portas (de Politica XXIe et frère de Paulo Portas du CDS-PP). Ses thèmes de campagnes sont l'atermondialisation, le pacifisme, le droit de vote à 16 ans, la légalisation de l'avortement, la dépénalisation du cannabis (comme en Espagne), les droits des homosexuels... Aux européennes de juin 2004, BE obtenait son premier député européen avec 4,9 % des voix. 14 députés en février 2005. En juin 2011, Bloc de gauche (BE) perd la moitié de ses députés, passant à 8 sièges. En 2015, cette petite formation anti-austérité (proche des grecs de Syriza), qui a décroché 10,2 % des voix et 19 des sièges, son meilleur score.

PCP, Parti communiste portugais (Partido Comunista Português) : c’est un parti historique de la gauche portugaise. Fondé en 1921, il est resté parmi les plus orthodoxes des PC occidentaux. Le PCP a connu le même déclin électoral que le PCF. Dans la clandestinité, il avait payé un lourd tribu à sa lutte contre la dictature de Salazar. En 1975, à la suite de la révolution des œillets, il fut un temps tenté de capter la totalité du pouvoir, mais finalement laissa le Portugal devenir une démocratie libérale. En 1976, il est évincé du gouvernement à la faveur d’un virage à droite du PS. Fidèle au pouvoir soviétique jusqu’en 1991 et à son leader historique Alvaro Cunhal (1913-2005), Le PCP était le plus stalinien les PC d’Europe occidentale. Depuis 1989, il a pris la tête d’une coalition électorale : CDU, Coalition démocratique unitaire (Coligação Democrática Unitária) avec les écologistes (Os Verde) dans le but d’enrayer l’érosion de ses scores. En mars 2002, l’alliance PC-les Verts obtient 6,9 % des voix (contre 11,2 % en 1994 et 9 % en 1999). Le PCP conserve quelques bastions historiques en Alentejo et dans la banlieue de Lisbonne, ainsi que ses liens avec le syndicat CGT. Aux européennes de juin 2004, CDU-PEV a obtenu 9,1 % des voix. Le parti est dirigé par le très orthodoxe Jeronimo De Sousa. En février 2005, le CDU (communistes et Verts) augmente son score : 14 députés. En juin 2011, la Coalition d'unité démocratique (CDU, communistes-verts) passe à 16 députés. Au législatives de 2015 : 17 sièges (mais en association avec les Verts).



La droite extrême

PNR, Parti national rénovateur (Partido nacional renovador) : formation néosalazariste qui a succédé à l'Aliança Nacional. Elle n'a obtenu que 0,07 % des voix aux législatives.

Cercle d'études Oliveira Salazar un groupuscule qui émerge lors de quelques dates symboliques comme celles de la naissance et de la mort de Salazar, ou au mois de mai pour célébrer l'anniversaire de la création de l'État Nouveau (Estado Novo) dans les années 1930.

Le PSD : le grand parti conservateur portugais

Le PS est conduit par Antonio Costa, ancien maire de Lisbonne

Le PP (site en construction) : la droite populiste / extrême droite

Le PCP : le parti communiste

Carlos Carvalhas, n° 1 du PC

Les JCP : les Jeunesses communistes portugaises.

La CDU : la coalition électorale PC-Verts

Les Verts : le principal parti écologiste portugais (allié aux communistes)

Le Bloc de gauche : l'extrême gauche portugaise

Les femmes du Bloc de Gauche ont joué un rôle moteur dans la récente campagne pour que le droit à l’avortement libre et gratuit soit enfin reconnu

Francisco Louçã, la personnalité la plus populaire du BE

Le MPT : le Mouvement parti de la terre.

Le PNR : les nostalgiques du salazarisme

 
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