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  Roumanie
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Entre 85 et 90 % de la population roumaine a le roumain pour langue maternelle. Une langue qui est comprise par tout le monde dans le pays, la seule langue officielle en dépit de l’importances des communautés rom (8 %) et hongroise (6,6 %).

Les autres minorités sont très peu nombreuses : les Ukrainiens (dans l’est), les Allemands (le peu qui restent vit en Transylvanie, les Lipovènes (quelque 35 000 vieux-croyant orthodoxes qui s’expriment en vieux russe vivant à la frontière ukrainienne, près de la mer Noire), les Czangos (qui autrefois parlaient le csangos, une langue hongroise archaïque, aujourd’hui en voie d’extinction)...

En Roumanie, pays de langue romane, le français est la première langue étrangère enseignée dès l’école primaire. Environ 20 % de la population maîtrise plus ou moins le français.

L’administration gouvernementale n’emploie que le roumain, mais dans les territoires où les minorités sont concentrées, il leur est possible d’utiliser leur langue maternelle. Dans les faits cette disposition constitutionnelle ne concerne que les Hongrois concentrés dans certaines localités de Transylvanie où ils sont majoritaires ou en forte proportion.

La loi sur l’éducation de 1995, autorise l’enseignement dans d’autres langues que le roumain, notamment en hongrois. Toutefois les deux millions de Hongrois de Transylvanie n’ont toujours pas l’autorisation de réouvrir les universités hongroises qui existaient jusqu’aux années 1950. La dictature de Ceaucescu avait supprimé toute forme de tolérance dont il bénéficiaient et imposa systématiquement des fonctionnaires ne parlant que le roumain dans les villes où les Hongrois sont majoritaires.

Cette époque est révolue, mais l’influence des partis nationaliste et de l’extrême droite roumaine sur la vie politique fait que le régime est loin de s’être totalement libéralisé à l’égard des minorités linguistiques, en particulier les Hongrois et les Roms. La communauté rom est la plus mal lotie, l’illettrisme, voire l’analphabétisme, y a progressé depuis la chute du communisme.
Bruno Teissier

Le portail des Lipovènes

 
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