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  Turquie
Le chef du gouvernement


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Le chef du gouvernement est Binali Yildirim, un fidèle du chef de l’Etat, a été désigné à la tête de l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, et chargé de former un nouveau gouvernement en mai 2016. Il remplace remplace Ahmet Davutoglu (AKP), tombé en disgrâce.

Le Premier ministre est nommé par le président de la République parmi les vainqueurs des élections législatives. Il doit être un membre du parlement. Le chef du gouvernement est responsable devant les députés. Il choisit les membres de son gouvernement avec l’accord du Président.



Ses prédécesseurs

Tayyip Erdogan (AKP) a été nommé Premier ministre le 10 mars 2003, en remplacement d'Abdullah Gül (AKP) qui occupait provisoirement le poste depuis novembre 2002, date de la victoire de l'AKP aux législatives. Il a été reconduit en juillet 2007 après la seconde victoire électorale de son parti. Avec près de 50 % des voix et 326 sièges (sur 550), l'AKP a remporté son troisième scrutin législatif en juin 2011.

Recep Tayyip Erdogan est le chef de l'AKP et le véritable vainqueur des élections, mais il avait été empêché de se présenter aux législatives en raison d’une condamnation pour délit d’opinion dont il a fait l’objet. « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les mosquées nos casernes. » Pour avoir prononcé en public, le 6 décembre 1997, ces vers empruntés à Ziya Gökalp, un des fondateurs du nationalisme turc, Recep Tayyip Erdogan a connu la prison et la déchéance de son fauteuil de maire d'Istanbul. N’étant pas député, la constitution lui interdisait de devenir Premier ministre. C'est la nouvelle assemblée, où l’AKP est majoritaire, qui l’a autorisé à se présenter à l'élection partielle du 9 mars 2003 à Siirt, une ville du Sud-Est anatolien peuplée en majorité de Kurdes. Il y a été élu triomphalement (85 % des voix).

« Il est né à Kasimpasa [en 1954], vieux quartier de la métropole du Bosphore célèbre pour ses mauvais garçons forts en gueule. Enfant, il vendait des simits, ces petits pains en anneau, pour compléter les revenus d'une famille pauvre et religieuse. Ses études, il les fit dans un imam-hatip, un lycée destiné à former les imams. Bon attaquant de l'équipe de foot du quartier, il voulut passer professionnel. Son père l'en empêcha.
Inscrit à la faculté d'économie et de commerce, il commença dès 16 ans à militer au Milli Görus (la Voie nationale), l'organisation du vieux chef islamiste turc Necmettin Erbakan, qui dénonçait "les complots de l'Occident et des juifs". Il le suivit dans ses partis successifs régulièrement interdits, puis au Refah (le Parti de la prospérité), qui devint lors des législatives de 1995 la première force politique du pays avec 21,1 % des voix. » (Marc Semo, Libération, 4 novembre 2002)

« Maire d'Istanbul jusqu'en 1997, M. Erdogan doit sa popularité à la campagne de nettoyage des rues de l'ancienne capitale ottomane et d'amélioration des conditions sanitaires. Il a ainsi fait repeindre certains trottoirs du quartier huppé de Beyoglu d'un beau vert islamique et entrepris la restauration des mosquées anciennes, datant de l'époque ottomane, comme celles de Ahmet Fatih et de Bayazid. On lui doit également l'amélioration des moyens de circulation entre les deux rives du Bosphore. Début 1997, sous les projecteurs des médias, Tayyip Erdogan, qui ne rate aucune occasion pour se mettre en avant, inaugure les deux nouvelles lignes maritimes sur le Bosphore, les ciseaux dans une main et le Coran dans l'autre. Il aime aussi se montrer entouré de sa femme et de ses deux filles habillées en tenue islamique. » (Hassane Zerrouky, Le Matin , 3 novembre 2002)



Abdullah Gül (numéro deux de l'AKP) a été Premier ministre du 16 novembre 2002 au 10 mars 2003, il remplaçait Bülent Ecevit en place depuis janvier 1999.

Né en 1950, il est issu d'une famille pieuse de la ville anatolienne de Kayseri. Abdullah Gül fait des études d'économie à l'université d'Istanbul. Il entre en politique dans le sillage de Necmettin Erbakan. Il poursuit ses études en Angleterre, enseigne à l’université de Sakarya (Istanbul) puis est en poste à Djeddah, en Arabie saoudite, où il occupe un poste d'économiste à la Banque islamique de développement. En 1991, il est élu député de Kayseri sous l’étiquette du Parti de la prospérité (islamiste). En 1993, il devient vice-président du parti, responsable des relations internationales. Abdullah Gül entre au gouvernement pour assumer à la fois la fonction de porte-parole et celle de ministre d'Etat, responsable de Chypre et des Républiques turcophones d'Asie centrale. En novembre 2002, il est élu député pour la quatrième fois, cette fois sous l’étiquette de l’AKP.

« Toujours affable et parfait anglophone, Abdullah Gül, économiste quinquagénaire qui affiche volontiers ses convictions pro-européennes, rassure les diplomates occidentaux comme les milieux financiers. Militant de la première heure puis apparatchik formé dans le sérail de l'islamisme politique turc, il reste très populaire parmi les activistes et les électeurs les plus convaincus du Parti de la justice et du développement (AKP). » (Libération, 18 novembre 2002)

Bülent Ecevit (né à Istanbul en 1925) était un vieux routier de la politique turque. Il était chef du gouvernement pour la quatrième fois. La première fois, c’était en 1974. C’est sous son gouvernement que l’armée turque est intervenu à Chypre. Il l’a été une seconde fois en 1978-1979 et s’est retrouvé en prison après le coup d’État de 1980. Il a commencé sa carrière politique dans l’ancien parti unique d’Atatürk, à la tête duquel il a accédé en écartant Inönü. Récemment, il a pris la tête du DSP (gauche nationaliste) fondé en 1985 et a retrouvé en 1991 un siège à l’assemblée après 11 ans d’absence. Il abandonne alors ses thèmes gauchistes des années 1970 pour un discours franchement nationaliste. Ancien journaliste, diplômé d’anglais de sanskrit et de bengali, il a une réputation d’intégrité symbolisée par va voiture, une simple Renault 12 (modèle produit en Turquie). Il était épaulé par son épouse, Rahsan Ecevit. En 1999, sa popularité a été confortée par la capture du leader kurde Öcalan. À la fin de son mandat, sa santé chancelante était source d'inquiétude. Avec un score de 1,2 % pour son parti au législatives du 4 novembre 2002, Bülent Ecevit a essuyé un désaveux total de sa politique. Aucun des partis de la coalition gouvernementale sortante ne sera représenté au Parlement. Il est décédé en 2007.

Binali Yildirim

Le site du Premier ministre (turc-angl.)

Le site personnel du député Abdullah Gül


Bülent Ecevit (1925-2007)

 
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