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Les principaux journaux

Cumhuriyet (« la République », quot. 120 000 ex.) : Le journal de référence. De tendance centre gauche et farouchement laïque, il a été fondé en 1924 et poursuit la tradition kémaliste. Longtemps lié au SHP, il s'est rapoché des positions du DSP de B. Ecevit.

Hürriyet (« la liberté », quot. Plus de 500 000 ex.) : Journal populaire et plutôt conservateur. Il avait participé au lancement de Tansu Çiller. Sur sa première page, à gauche du titre, est écrit Türkiye Türklerindir (« la Turquie aux Turcs »). Il a été racheté par Aydin Dogan, déjà propriétaire de Milliyet et de la chaîne privée Kanal D.


Milliyet (« la nation », quot. 400 000 ex.) : Journal populaire centriste. Il appartient au même groupe de presse que Hürriyet.

Yeni Safak : Quotidien islamiste modéré, conservateur sur les questions sociales, mais libéral en économie.

Sabah (« le matin », quot. 600 000 ex.) : Grand journal populaire toujours pro-gouvernemental, de tendance libérale et militant en faveur d'un rapprochement avec l'UE. Sabah appartient au groupe de presse de M. Dinç Bilgin (Médi-grup).

Türkiye (« la Turquie », quot. 500 000 ex.) : Quotidien développant les thèses de l’extrême droite turque, voire des islamistes. Il appartient à M. Ören, le président du holding (Ihlas Holding) qui a lancé une chaîne de télévision privée, TGRT.

Aksam (« le soir », quot. 400 000 ex.) : Journal très grand public au contenu limité lancé en 1996 à grand renfort de publicité.

Radikal (quot. 75 000 ex.) : Journal de qualité du groupe de presse Dogan Medya dont l’ambition est de concurrencer Cumhuriyet, mais avec une approche libérale. Il s'est fait connaître en dévoilant l’affaire « Susurluk » qui a mis en lumière les relations troubles qu’entretenaient de hauts responsables de l’État, des hommes politiques et des membres de la mafia.

Zaman (« le temps », quot. 175 000) : le fleuron du groupe de presse de Fethullah Gulen (de la confrérie des Nurcus) qui milite pour un islam politique. Il possède aussi des magazines, des maisons d’édition des chaînes de télévision… Autrefois violement islamiste, Zaman défend aujourd'hui des thèses plus modérées.

Özgür Politika (quot. 12 000 ex.) : Journal kurde en langue turque publié en Allemagne et principalement distribué auprès de la diaspora. Proche du KADEK.

Günya : Le principal quotidien économique.

Aydinlik : hebdo (clarté) l'organe d'expression (confidentiel) du Parti des travailleurs, un parti d'extrême gauche marginal et non représenté au Parlement. Vieux militant maoïste longtemps proche du Sentier lumineux péruvien, anti-américain et tiers-mondiste, Dogu Perinçek s'est mué depuis une quinzaine d'années en militant ultranationaliste et anti-européen. Il s'affirme lui-même proche de ce qu'on appelle à Ankara l'« État profond », c'est-à-dire le tout-puissant lobby de l'armée et des services secrets, dont on sait qu'il n'est pas favorable au rapprochement avec l'UE.

Milli Gazete (quot, 20 000 ex.) : c'était l'organe du parti islamiste Refah dont il partageait les locaux à Ankara.


Télévision

Il existe trois chaînes de télévision nationales (TRT : TV1, TV2 et TV3) qui sont depuis le début des années 1990 concurrencées par une vingtaine de chaînes privées nationales et une multitude de chaînes locales. Le paysage audiovisuel est réglementé (fermement) par le RTÜK, le Conseil supérieur de la radio et de la télévision qui distribue les « jours de suspension », voire les interdictions d’émettre pour les raisons les plus diverses.

ATV : chaîne de télévision privée.

CNN-Türk.

Avrasya (« Eurasie ») est diffusé par le satellite Eutelsat est s’adresse à l’ensemble du monde turc du Kazakhstan à l’Allemagne.

Les Kurdes ont créé un réseau de télévision par satellite : Med-TV. En fait, cette société de production prépare ses émissions dans ses de Denderleeuw, près de Bruxelles (Belgique); puis les émissions sont envoyées par satellite à Londres et retransmises par Eutelsat, non seulement en Turquie, mais aussi en Irak, en Iran et dans toute l’Europe. Le gouvernement turc a vainement tenté d'empêcher Med-TV d'émettre et a essayé de brouiller les émissions retransmises par Eutelsat. La chaîne, qui bénéficie de souscriptions de ses téléspectateurs en Europe et au Proche-Orient, toucherait en moyenne 10 millions de foyers kurdes. Dans bien des régions de Turquie, elle est plus regardée que les chaînes nationales.


À lire Le paysage audio-visuel turc par Nicolas Moreau (Cemoti, n°20 - juin 1995) :

« Trois lignes directrices ont été dégagées au terme du séminaire international sur Le paysage audiovisuel turc, organisé à Paris le 12 juin 1995 par l’AFEMOTI qui avait pour but de dresser un premier bilan autour d’un secteur en profonde restructuration depuis une dizaine d’années. Trois éléments d’analyse sont à retenir.

- La télévision ou le miroir social. À travers l’écran, les Turcs cherchent leur image, leur identité, celle du pays. Il est important de souligner la force de ce média, son impact dans un pays dont beaucoup de régions demeurent encore de tradition orale, ainsi que son rôle – en tant qu’acteur contribuant au débat – dans la crise d’identité que traverse la société turque.

- Les problèmes institutionnels. Depuis quelques années en Turquie, le passage d’une société très fortement dominée par l’État à une "société civile" qui prend forme, en voie d’émancipation relative, a créé des tensions institutionnelles et normatives dans tous les domaines de la vie sociale, y compris dans celui de l’audiovisuel (état de vide juridique dans lequel se trouve de nombreuses chaînes privées).

- Les "liaisons dangereuses", ou le mélange des genres entre puissance économique, pouvoir politique – gouvernemental- et médias. Derrière le pluralisme apparent des médias, se profile en Turquie une concentration et une monopolisation très forte. Le PAT est, selon l’expression d’un participant, en voie de "berlusconisation" en raison des liens "incestueux" qui se nouent entre autorité politique et pouvoir économique. Cette confusion a pour conséquence, parmi d’autres, de confronter les médias turcs à des problèmes déontologiques et éthiques graves (question de l’indépendance des journalistes. »

Cumhuriyet, le journal de réference (La une).

Hürriyet, le grand journal populaire, conservateur.

Journal populaire de tendance centriste.

L'autre grand journal populaire, plus libéral.

La presse d'extrême droite nationaliste.

Un journal d'investigation.

Le journal de l'« islam politique ».

Le journal islamiste conservateur.

Quotidien turc en langue anglaise. Approche libérale, soucieuse des droits de l'homme.

Journal très grand public.

Journal islamiste modéré.

Journal très grand public.

Magazine grand public.

Magazine économique.

La télévision publique.

ATV, chaîne privée grand public.

TGRT, chaîne au discours ultra-nationaliste.

Chaîne privée proche du journal conservateur, Hürriyet.

Chaîne de cinéma.

La liberté de presse

 
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