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  Turquie
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La Turquie est, pour les Européens, la grande découverte touristique de ces quinze dernières années. Avec une douzaine de millions de touristes par an (dont 500 000 Français et 3 000 d'Allemands), elle est devenue un classique du « moyen-courrier » au même titre que le Maroc ou la Grèce. Étant donnés les dimensions du pays, l’importance de sa population et un potentiel touristique évident, la Turquie devrait devenir la grande destination touristique des Européens au XXIe siècle. Elle se positionne comme la troisième destination vendue par les voyagistes français après la Tunisie et le Maroc. La crise de 2003 devrait voir tous ces chiffres à la baisse.

Parmi ses atouts : les richesses culturelles accumulées par toutes les civilisations qui se sont succédées sur cette terre, ainsi que la grande hospitalité de ses habitants.

Les régions touristiques

Istanbul, devenue l’une des grandes villes qu’il faut avoir vues. Avec l’avantage d’être une grande métropole (12 millions d’hab.) ce qui lui épargne de devenir un jour une ville-musée comme Venise à laquelle on la compare parfois. Parmi ses atouts :

- La mer. Istanbul est située entre deux mers, elle est même partagée en deux par la mer, une aération qui atténue l’impression d’étouffement que peut donner une très grande ville.

- Les richesses architecturales d’une ville qui fut conquise plusieurs fois sans être détruite. Le dernier véritable saccage remonte à 1204 et fut le fait des Occidentaux (la méfiance envers les barbares de l’Ouest n’est pas totalement effacée chez les Grecs, maître de la ville à l’époque).

- La richesse humaine d’une ville qui garde des restes de son cosmopolitisme d’antan. La grande majorité turque de la population côtoie à Istanbul les ce qui subsiste des communautés juives, et chrétienne de l’ancien empire ottoman (arménienne notamment). De nouvelles communautés religieuses (les alévis) ou culturelle (les Kurdes) sont venu s’ajouter au cours du XXe siècle. Istanbul est aujourd’hui la plus grande ville Kurde du monde, mais il faut se rendre loin en banlieue pour aller à sa rencontre.

Les îles des Princes en mer de Marmara


La côte égéenne et méditerranéenne entre Izmir et Antalya est devenue en deux décennies une des rivieras de l’Europe. Ses possibilités d’extension touristique sont encore importantes : le littoral méditerranéen de l’Europe est considérable. Deux périls la menace : le bétonnage des côtes (encore limité, mais mal contrôlé par les autorités) et la trop grande concentration de touristes d’une même nationalité en un même lieu. Parmi ses atouts :

- Le climat, la mer, le soleil, les paysages méditerranéens… à un coût moindre qu’ailleurs en Europe.

- La juxtaposition des cultures turque et grecque (qui a laissé de grands sites classiques qui valent bien ceux de la Grèce : Éphèse en particulier). La cohabitation de l’islam et des souvenirs du christianisme.

les sites de Xanthos et de Létôon : archéologie.

Le site archéologique de Sagalassos (au nord d'Antalya)


La Cappadoce est une des images les plus exploitées de la Turquie touristique, bien qu’elle soit encore peu visitée en raison de sa situation à plusieurs centaines de kilomètres des grandes concentrations touristiques. C’est d’ailleurs ce qui la protège car la région est toute petite et très vulnérable. Situé trop proche des plages, le site de Pamukkale (autre carte postale classique de la Turquie) n’a pas survécu. Parmi ses atouts l’insolite de ses paysages : on se croirait sur la lune ! et la découverte d’une civilisation insolite (et disparue) avec ses habitats troglodytes et ses villes souterraines, le plaisir de parcourir à pied une micro région. À découvrir ave ses enfants avant que la région soit mise sous cloche pour sa préservation, ou totalement dévastée si personne n’y prend garde.


Les régions à découvrir

Le littoral de la mer Noire dans sa partie orientale pour ceux qui craignent les chaleurs de la Méditerranée (le climat y est plus doux) et les grands complexes touristiques. Parmi les atouts : une culture originale (mélange d’influence turque, géorgienne et arménienne, c’est le pays des Lazes) et des paysages verdoyants que l’on ne s’attend pas à trouver en Turquie. C’est le seul endroit d’Europe où l’on cultive le thé.

Trébizonde, un balcon sur la Mer Noire (fr.) : un reportage de Chris Kutschera

Les grandes villes de l’Anatolie intérieure recèlent des richesses culturelles insoupçonnées : l’architecture seljoukide (antérieure à celle des Ottomans) et la pratique de l’islam. Dans des villes comme Konya ou Kayseri, on est loin de la Turquie laïque voulu par Atatürk. L’ambiance peu y être austère, mais la population chaleureuse. Cette région permet aussi le découvrir les restes d’une civilisation disparue et qui reste mystérieuse, celle des Hittites.

Les derviches touneurs de Konya (fr.) reportage d'Alice Delvaille et Philippe Chavanne.


Les régions à éviter

L’Anatolie du sud-est (la région de Diyarbakir et provinces alentour) est déconseillée aux touristes. De toute façon , il y a peu de chance que l’on vous laisse y aller en raison de l’état d’urgence maintenu en vigueur par l’armée turque depuis 1987. La « sale guerre » qui s’y déroule a toutefois bien baissé d’intensité depuis un an. On pourra sans doute pouvoir prochainement retourner à la découverte de la culture kurde, où de ce qui en reste après le déplacement forcé de plus de 2 millions de villageois et la destruction de leur village par les forces armées. Le ministère français des Relations extérieures déconseille les déplacement dans les départements suivants : Batman, Diyarbakir, Hakkari, Mardin , Siirt, Sirnak, Van, Tunceli.



Une visite virtuelle de la ville d’Ani (angl.).

Deux itinéraires notamment en Turquie orientale décrits sur une page perso, illustrée et bien présentée (fr.).

Hasankeyf, une ville condamnée à disparaître sous les flots... : un reportage de Chris Kutschera (1998)



Avertissement du ministère français des Relations extérieures concernant la drogue : « Sur la fameuse "route des Balkans", la Turquie est un pays de transit en matière de produits stupéfiants (cannabis, héroïne, cocaïne, amphétamines, etc...). Il est conseillé de n'accepter aucun colis sans en connaître le contenu et, à fortiori, de n'acheter aucun produit "douteux", les peines encourues pouvant être très lourdes. L'usage et la détention de produits stupéfiants sont punissables d'une peine d'emprisonnement d'un à deux ans. Le trafic est punissable de peines allant de six à douze ans. Il existe des circonstances aggravantes (cession aux mineurs, ...) ».


Une approche culturelle de la Turquie : site du gouvernement turc (fr.)

Istanbul

La petite mosquée d'Ortakoy au bord du Bosphore.

Notre dossier sur Istanbul


Séjour au bain turc : Cemberlitas (fr.)

La plage de Kas, station à la mode de la côte méditerranéenne.

Le ministère turc du tourisme (fr.)

Côte égéenne

Bodrum (angl.)

La Cappadoce

La Cappadoce sous la neige.

Un reportage en Cappadoce (fr.)

La Turquie orientale

Les environs de Van.

Le Littoral de la mer Noire

Les environs de Rize, capitale de la culture du thé en Turquie.

 
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