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  Turquie
La liberté de presse


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Mars 2016 : le régime de Recep Tayyip Erdogan place sous tutelle le quotidien Zaman. La liberté de presse en Turquie n'existe quasiment plus.

Harcèlement, intimidation, licenciements abusifs, lourdes peines de prison... En Turquie, le pouvoir use de tous les moyens possibles pour réduire la presse au silence. Une répression qui ne semble plus connaître de limites.

La Turquie possèdait une presse par tradition dynamique et pluraliste qui forme avec l’éducation un des canaux de l’occidentalisation du pays. La majorité des titres ne sont jamais très éloignés des positions du pouvoir en place, la censure veille. Ces dernières années, la liberté d’expression a fait des progrès, au mépris parfois d’un minimum de déontologie. La presse turque est contrôlée à 80 % par deux grands groupes ce qui limite sa liberté d’expression.

Les limites à la liberté d'expression

Parmi les sujets tabous :

- Les Kurdes (l’emploi du terme a été longtemps interdit). Beaucoup de journalistes considérés comme pro-kurdes sont emprisonnés. Les journaux soupçonnés de « diffuser des thèses séparatistes » sont fermés et interdits.

- L’armée, en particulier son rôle dans la vie politique, par contre certains journaux ont osé ces dernières années dénoncer le « terrorisme d’État » dont font preuve les forces armées au Kurdistan.

- L’islam politique. Les journaux soutenant les islamistes, même modérés sont régulièrement interdits et leurs journalistes poursuivis.

En revanche, un tabou a été levé récemment celui de la corruption des élites politiques et des liens de certains élus avec la mafia ou des trafiquants de drogue. À l’époque où Tansu Çiller était au pouvoir bien peu de journalistes s’étaient demandé comment elle avait pu accumuler une fortune si importante avec son simple salaire de professeur. Depuis l’accident de Susurluk, en 1996 l’inhibition des journalistes semble être levée.

« Malgré les engagements du gouvernement de Bülent Ecevit, les pressions sur les médias n’ont en rien diminué. Les autorités turques utilisent souvent les textes de loi mis en place pour lutter contre le terrorisme pour réprimer la liberté de la presse et censurer le débat démocratique. Le Code pénal et la loi antiterroriste, adoptée en 1991 et dont l’article 8 a été amendé en 1995, sont ainsi invoqués pour condamner des journalistes à des peines de prison. (...) Arrestations arbitraires, passages à tabac, voire tortures, sont encore monnaie courante quand il s’agit de réprimer l’information sur la question kurde. »
Extrait du rapport 2000 de Reporters sans frontière.

Le fondement juridique de la censure :

Le nouveau code pénal (avril 2005) contient un certain nombre d'articles liberticides, dont le 301, qui interdit d'« insulter, de mépriser ou de rabaisser publiquement la "turquité", l'État, le gouvernement, l'armée et les forces de sécurité turques » et prévoit jusqu'à trois ans de prison ferme. Des dizaines de journalistes, universitaires ou écrivains inculpés au nom du « 301 ».

Cet ariticle qui remplace l’article 159 de l’ancien code pénal permet de poursuivre des défenseurs des droits humains, des journalistes et d’autres membres de la société civile exprimant pacifiquement une opinion dissidente.

Si la procédure visant Orhan Pamuk s'est terminé par un non-lieu (janvier 2006), c'est en raison de sa notoriété internationale, beaucoup d'autres n'ont pas cette chance.

Direction générale de la Presse et de l'information (Basin Yayin ve Enformasyon Genel Müdürlügü).

Anadolu Ajansi (l'agence de presse officielle).

Les principaux médias

Bibliographie : Les médias turcs et la politique européenne de la Turquie depuis 1971

 
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