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  Turquie
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Le paysage politique turc est largement dominé par un parti conservateur d'inspiration islamique (la moitié des voix), la gauche laïque (25 %), les kurdes (10 %) et l'extrême droite (10 %) se partagent le reste de l'électorat.

Les élections du 4 novembre 2002 avaient profondément remanié ce paysage politique turc : l'AKP, parti islamo-conservateur s'est imposé comme première formation du pays (la moitié de l'électorat). Position confirmée et confortée au élections suivantes, même si les élections de 2015 ont été marquées un recul de ce parti. La gauche, représentée par le CHP (héritier d'Atatürk) pèse à peine un quart de l'électorat. La droite traditionnelle a disparue au profit de l'AKP et l'extrême droite anti-européenne du MHP qui attire plus de 15 % des électeurs. La nouveau du scrutin de 2015, c'est l'arrivée à l'assemblée d'un parti kurde, le troisième en nombre de députés.

Le multipartisme existe en Turquie depuis 1950 avec une interruption de 1980 à 1983 à la suite du coup d’État de l’armée. Quand le régime militaire a autorisé les partis politiques à réapparaître, c’est avec l’obligation de changer de nom et de dirigeants. Le personnel politique d’avant 1980 n’a pu se faire réélire qu’à partir de 1987. Malgré cette coupure, la plupart des partis revendiquent une filiation ancienne. Mais un seuil exceptionnellement élevé, 10 %, pour être représenté à l’assemblée a fini par éliminer la plupart des partis.


Le parti majoritaire majorité absolue depuis 2002 (sauf de juin à octobre 2015) :

AKP, Parti Justice et développement (Adalet ve Kalkinma Partisi) : parti « islamiste modéré » ou « démocrate-musulman » de création récente et dont la popularité est croissante. Cette formation, actuellement au pouvoir, est dirigée par Recep Tayyip Erdogan, l'ancien maire d'Istanbul, devenu Premier ministre en 2003. Avec 34,2 % des suffrages, l'AKP a remporté près des deux tiers des sièges de l'assemblée en novembre 2002. Les municipales de mars 2004 ont conforté sa position de premier parti turc : 42 % des voix. En juillet 2007, il a obtenu 46,4 % des voix aux élections législatives. Le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan obtient ainsi 340 des 550 sièges de la Grande Assemblée nationale (Parlement), soit nettement plus que la majorité absolue. Avec près de 50 % des voix et 326 sièges, l'AKP a remporté son troisième scrutin législatif en juin 2011. En juin 2015, l'AKP, lâché par les Kurdes, n'a recueilli que 40,7 % des suffrages et 255 sièges de députés sur 550, le contraignant pour la première fois à former un gouvernement de coalition. En octobre 2015, de nouvelles législatives sont organisée. Avec un peu plus de 49 % des voix, l’AKP retrouve la majorité absolue (316 sièges sur 550).



La gauche

Elle est profondément divisée de puis le coup d'État de 1980 et n’a jamais pesé plus du tiers de l’électorat (aujourd’hui un peu plus de 20 %). Elle était dominée par deux partis rivaux (DSP et CHP) qui n'ont jamais gouverné ensemble. Pendant des années, le DSP avait prospéré aux dépens de son rival. Le CHP a pris sa revanche en novembre 2002 : depuis cette date, il représente à lui seul l'opposition de gauche à l'assemblée. Depuis 2015, il est talonné par un parti kurde qui a élargi sa base électorale, le HDP.

CHP, Parti républicain du peuple (Cumhuriyet halk partisi) : longtemps il a représenté la gauche contre l’ordre établi, mais sa participation à des gouvernements conservateurs de 1991 à 1995 lui avait fait perdre de nombreux militants et électeurs. En 1995, il franchissait tout juste la barre des 10 % et en 1999, avec 8,7 % des voix, le parti fondé par Atatürk (sous un autre nom) n’était même plus représenté au parlement. À la fin des années 1980, il avait atteint le score de 28 % (municipales de 1989). Son dirigeant Deniz Baykal, tente aujourd’hui d’en modifier l’image en militant pour plus de démocratie et la reconnaissance de droits culturels aux Kurdes. Le CHP appartient à l’Internationale socialiste. Les élections de novembre 2002 lui ont permis un retour triomphal à l'assemblée avec 19,4 % des suffrages et plus d'un tiers des sièges (178). Avec 20,8 % en juillet 2007 (112 députés), le CHP demeure le premier parti d'opposition. En juin 2011, il progresse (+5 %) et obtient 135 sièges. Le CHP progresse en juin 2015 à 25,1 % et 133 sièges. Aux élections d'octobre 2015, le CHP arrive en deuxième position avec 25,4 % des voix (134 sièges)

HDP, Parti démocratique des peuples : parti pro kurde qui attire aussi les suffrages d'autres communautés. Mené par Selahattin Demirtas, il a emporté 6 % des suffrages aux parlementaires de 2011 et approché les 10 % à la présidentielle de 2014. Son programme est à l'opposé de l'ultra-libéralisme et de l'islamisme au pouvoir, mais aussi à l'opposé du nationalisme que cultive les autres partis politiques. En juin 2015, il obtient 13,1 % des voix et 80 sièges de députés. Pour la première fois, un parti pro kurde passait la barre des 10 %. Le HDP comptait déjà 29 sièges dans l'Assemblée sortante. Mais ils avaient été élus sous l'étiquette indépendante pour contourner le seuil obligatoire des 10 %. Ces députés n'avaient retrouvé leurs couleurs et formé un groupe qu'une fois en fonction. Aux élections d'octobre 2015, le HDP dépasse à peine le seuil des 10 % et doit se contenter de 59 sièges.

DSP, Parti de la gauche démocratique (Democratik sol partisi) : parti de gauche aux accents nationalistes, fondé en 1985 et dirigé par Bülent Ecevit et son épouse, Rahsan, depuis 1987. Au départ simple dissidence du CHP, il s’est imposé un temps comme la principale formation de la gauche (en 1995) puis de la Turquie : avec 22,1 %, le DSP est arrivé en tête aux législatives d’avril 1999. Il a participé au gouvernement de 1997 à 2002 et a subi fortement l'usure du pouvoir. Son effondrement a été total, avec moins de 1,2 % des voix en novembre 2002, il n'est plus représenté à l'assemblée. Il reste implanté à l’ouest du pays.

TKEP, Parti communiste des travailleurs turcs (Türkiye komünist Emek Partisi) : interdit depuis 1937, ses militants sont clandestins (ou vivent en exil). Ils sont nombreux parmi les victimes de la répression policière. En septembre 1999, dix de ses membres ont été tués dans la prison centrale d’Ankara




La droite

Les élections législatives de 2002 ont été marquées par l'effondrement de la droite traditionnelle (ANAP et DYP). Cette disparition a été confirmée en 2007.

Au milieu des années 1980, les partis conservateurs représentaient plus de la moitié de l’électorat et encore plus de 40 % aux municipales de 1994. Minés par les affaires de corruption, ils ont vu leur électorat se porter tantôt sur les islamistes (en 1995 et 2002-2007), tantôt sur l’extrême droite (en 1999). Ces deux partis n’ont gouverné ensemble qu’en de très rares occasions. L'ANAP, Parti de la mère patrie (Anavatan partisi) : il représente une droite plutôt urbaine et libérale, mais il comprend aussi des courants conservateurs issus des milieux islamistes et ultra nationaliste d’avant 1980. C’est le parti de l’ancien président Turgut Özal, en 1983, l’année de sa fondation, il attirait à lui 45 % des suffrages, il s’est peu à peu étiolé au profit de son rival, puis d’autre formations. En 1999, il n’a obtenu que 13,2 % des voix, contre 19,6 % en 1995. Il avait dans les années 1980, dirigé la plupart des grandes villes turques. Le DYP, Parti de la juste voie (Dogru yol partisi) : conservateur et traditionaliste, il attirait un électorat plutôt rural, malgré l’image de sa dirigeante Tansu Çiller qui dirigeât le pays de 1993 à 1996, puis s’est allié aux islamistes. Le parti fondé en 1983 par Süleyman Demirel (chef historique de la droite turque) attirait un quart des voix à la fin des années 1980, il n'est plus aujourd'hui représenté à l'assemblée.



L’extrême droite

Largement responsable, avec l’extrême gauche, des violences des années 1975-1980 (6 000 morts), l’extrême droite n’était plus représenté au parlement depuis 1980. Aux élections d’avril 1999 elle y a fait son entrée en force avec 129 députés. Quatre mois auparavant, elle avait été invitée à participer au gouvernement par Bülent Ecevit. Ses dernières participations gouvernementales remontait à la fin des années 1970, époque de son alliance avec Süleyman Demirel.

MHP, Parti d’action nationaliste (Milliyetci hareket partisi) : parti ultra nationaliste aux tendances fascisantes, il a été fondé (sous un autre nom) par le colonel Türkes (le vieux leader de l’extrême droite turque décédé en 1997). Son organisation de jeunesse, « les Loups gris » est très virulente envers les Kurdes et la minorité religieuse alévie. Les ülkücüs (militant du MHP) sont nombreux dans les rangs de l’administration, surtout dans la police. Parmi les anciens ülkücüs, on peut citer Mehmet Ali Agça, qui tenta d’assassiner le Pape en 1982, Alattin Cakici, un mafieux notoire emprisonné en France depuis 1999…
D’abord laïque, cette extrême droite a aujourd’hui de plus en plus de liens avec les milieux islamistes radicaux. Son dirigeant, Devlet Bahçeli, veut aujourd’hui incarner un nationalisme moderne, mais le discours du MHP conserve ses accents xénophobes, anti-européens et autoritaires. Le parti d’action nationaliste est très réservé à l’égard de l’Europe et continue de prôner le rapprochement de tous les turcophones de la Chine aux Balkans. Le MHP a obtenu 18,1 % aux législatives de 1999, contre 8,2 % en 1995. Il a séduit beaucoup d’électeurs du parti islamiste menacé d’interdiction, ainsi que des déçus de la droite. Devlet Bahçeli était le numéro deux du gouvernement Ecevit (1999-2002). Le score du MHP aux législatives de 2002 : 8,3 % des voix, soit son résultat de 1995, lui avait fait quitter l'assemblée. Avec 14,2 % des voix (71 députés) en juillet 2007, il est devenu le 3e parti turc, place confortée en juin 2015, avec 16,3 % et 82 sièges. Aux élections d'octobre 2015, le MHP perd la moitié de ses sièges (41 contre 82 en juin).


Les partis religieux

Selon la constitution, aucun parti ne peut s’affirmer comme parti religieux, au risque de se voir interdit. C’est d’ailleurs ce qui arrive régulièrement aux partis qui prônent une ré-islamisation du pays (officiellement laïque depuis qu’Atatürk a instauré la république). Il n’empêche qu’il existe un électorat pour ce type de parti dont l’audience a atteint un niveau record aux législatives de 2002. Les trois partis se réclamant de l'islam ont recueilli quelque 38 % des voix, contre 21,2 % pour le Refah partisi (Parti de la prospérité) en 1995 et 5 à 6 % dans années 1980 (10 % avant 1980). Son chef, Necmettin Erbakan avait pris la tête du gouvernement en juin 1996, en alliance avec le DYP. Ce gouvernement à dominante islamiste, le premier de l’histoire turque, n’a duré qu’un an. Le Refah a été interdit en janvier 1998 par la Cour suprême à la demande de l’armée. Son chef a été poursuivi par la justice, comme plusieurs autres dirigeants, notamment Recep Tayyip Erdogan, le très populaire ancien maire d’Istanbul. Ce dernier, fondateur de l'AKP, est devenu le leader de la mouvance « islamiste modérée » (et majoritaire) qui a bénéficié d'un vote protestataire en 2002 qui allait bien au delà des son électorat traditionnel, ce qui lui permis de s'imposer au pouvoir.

BTP, Parti pour une Turquie indépendante (Bağımsız Türkiye Partisi) : parti nationaliste et islamiste, il a obtenu 6,6 % des voix en juin 2015.

Parti de la félicité (Saadet)  : parti musulman traditionaliste fondé en juillet 2001 par des proche de Necmettin Erbakan, le leader historique du courant islamiste turc, après la dissolution du parti de la vertu en juin 2001. Avec 2,5  % des suffrages en 2002, puis 1,3 % en 2015, il a plus d'élus à l'assemblée.



Les formations extrémistes

Hezbollah (ou Hizbullah) : organisation extrémiste islamiste qui aurait été fondée à Diyarbakir, fin 1980, au lendemain du coup d’État de l’armée. Longtemps inconnue du grand public, mais pas des autorités qui l’aurait favorisé en sous-main. Cette organisation particulièrement bien organisée compte quelque 20 000 militants. Elle a commencé de faire parler d’elle au début des années 1990 en multipliant les assassinats de militants kurdes (entre 2 000 et 3 000 morts « mystérieuses » sans que les coupables ne soient jamais arrêtés) Les membres du PKK étaient particulièrement visés, mais aussi ceux des partis kurdes modérés. L’épicentre de cette véritable guerre fut la région de Batman. Début 2000, plusieurs charniers ont été découverts contenant les cadavres de personnalités kurdes ou d’islamistes modérés qui avaient été enlevés au cours des années 1990. Plusieurs hezbollahci ont été arrêtés. Son chef, Seyin Velioglu, a été tué par la police lors de l’assaut de sa villa en janvier 2000 à Istanbul.

Les Loups gris : tirent leur nom d’une légende disant que les lointains ancêtres turkmènes avaient été conduits jusqu’en Asie mineure par une harde de loup. Dans années 1970, cette organisation d’extrême droite (liée au MHP) avaient semé la terreur dans les rangs de la gauche en multipliant les assassinats. Plus tard, beaucoup d’entre eux sévirent au Kurdistan turc en commettant de nombreux meurtres d’intellectuels. Plus récemment on les retrouve dans une tentative de renversement du président de l’Azerbaïdjan, Gueïdar Aliev. En prenant de l’âge, beaucoup se sont intégrés parmi les cadres du MHP, voire du parti islamiste.

Dev-Yol (la Voie révolutionnaire) : groupe d’extrême gauche aujourd’hui interdit et qui a sévi dans les années 1970 et est réapparu vers 1990 en multipliant les assassinats de policiers et de militaires ayant participé au putsch de 1980 ou en posant des bombes visant des intérêts étrangers. Son influence survie dans certaines banlieues défavorisées. Beaucoup de ses militants sont incarcérés, Dev-Yol a notamment été impliquée dans la révolte des prisons de 1996.

Le KADEK, Congré pour la liberté et la démocratie au Kurdistan (Kürdistan Özgürlük ve Demokrasi Kongresi) : fondé en avril 2002, en remplacement du PKK, parti des travailleurs du Kurdistan (Partiya karkeren Kurdistan) : principale formation clandestine kurde, qui a mené la lutte pendant quinze ans contre l’armée turque. Le PKK est aujourd’hui en nette perte de vitesse, épuisé par les affrontements avec les forces turques ou le Hezbollah et déconsidéré par ses propres exactions. Le Kadek dispose d'un sanctuaire territorial dans le Kurdistan irakien sur la frontière iranienne, au sein de la zone contrôlée par l'UPK irakienne. En septembre 2003, le Kadek renonce au cessez-le-feu unilatéral adopté en 1999 par le PKK.

Le PKK a été fondé en 1973 par un étudiant, militant maoïste, Abdullah Öcalan (dit Apo, « l’oncle ») qui a conservé jusqu’à son arrestation en 1999 la haute main sur le parti. Organisation d’inspiration marxiste-léniniste, le PKK a rassemblé jusqu’à 15 000 combattants et disposé de représentants dans toutes l’Europe. Le PKK a annoncé plusieurs trêves unilatérales et s’est dit prêt à négocier. Le pouvoir turc a toujours refusé ses offres. Face à une situation sans issue, le PKK a connu au milieu des années 1990 une dérive semblable à celle du Sentier lumineux qui semait la terreur sur les hautes terres du Pérou, traquant impitoyablement tout « représentant de l’État » turc (souvent de simples instituteurs) et opérant des représailles à l’encontre de villageois soupçonnés d’avoir collaboré avec l’armé. Cette « sale guerre » a pris fin avec l’arrestation d’Öcalan, enlevé à l’étranger et condamné à mort à l’issue d’un procès particulièrement inique. La justice turque l’a rendu responsable des 37 000 victimes du conflit armé (1984-1999) sans tenir compte du fait qu’au moins les deux tiers d’entre-elles ont été tués par l’armée turque ou les milices opérant pour son compte. Apo est aujourd’hui l’îlot-prison d’Imrali dans la mer de Marmara. En février 2000, le PKK a annoncé l’abandon de la lutte armée et modifié son logo en remplaçant la faucille et le marteau par une torche encastrée dans une étoile. Depuis 1993, le PKK réclame l’autonomie du Kurdistan et non plus l’indépendance. En avril 2002, le PKK est devenu le KADEK, ce qui n'a pas empêché l'Union européenne de classer, en mai 2002, cette formation parmi les organisations terroristes.

IBDA-C, Front islamiste des combattants du Grand-Orient : formation islamiste extrémiste à l’origine de plusieurs attentats.

DHKP-C, Front révolutionnaire de libération populaire : groupuscule terroriste d’extrême gauche qui s’était fait remarqué par l’assassinat d’un industriel turc en 1996 et qui a pris la tête en décembre 2000 de la révolte des prisons. Les grèves de la faim supervisées par le DHKP-C ont causées la mort d'une cinquantaine de personnes en un an.

L'AKP (islamo-démocrate), le premier parti turc depuis 2002


Le CHP, le principal parti de gauche (laïque et pro-européen) et premier parti d'opposition

Le DSP, l'autre parti de gauche (nationaliste)

L'extrême droite turque, depuis 2007, troisième formation politique turque

L'extrême droite islamique.

Abdullah Öcalan, le leader déchu du PKK

Bibliographie : Öcalan et le PKK : Les mutations de la question kurde en Turquie et au Moyen-Orient

 
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