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L'art du roman

par Milan Kundera

( Livre )
Gallimard
Collection Folio
Langue d'origine : tchèque
1990, 197 p.
Première édition : 1986
ISBN : 978-2070328017

Dans sept textes relativement indépendants mais rassemblés en un seul essai, l'auteur expose sa conception personnelle du roman européen. Un essai écrit en 1960 et traduit en français en 1986

« Le monde des théories n'est pas le mien.
Ces réflexions sont celles d'un praticien. L'œuvre de chaque romancier contient une vision implicite de l'histoire du roman, une idée de ce qu'est le roman. C'est cette idée du roman, inhérente à mes romans, que j'ai fait parler. » (l'auteur)

« Dans sept textes relativement indépendants mais liés en un seul essai, Kundera (qui prévient : "Dois-je souligner que je n'ai pas la moindre ambition théorique et que ce livre n'est que la confession d'un praticien ? L'œuvre de chaque romancier contient une vision implicite de l'histoire du roman, une idée de ce qu'est le roman : c'est cette idée du roman, inhérente à mes romans, que j'ai essayé de faire parler.") expose sa conception personnelle du roman européen : un "art né du rire de Dieu". Il se demande si son histoire est en train de s'achever. Il pense qu’il "ne peut plus vivre en paix avec l'esprit de notre temps : s'il veut encore "progresser" en tant que roman, il ne peut le faire que contre le progrès du monde". Un des textes est consacré à Broch, un autre à Kafka, et de la première à la dernière ligne la réflexion de Kundera est une constante référence aux auteurs qui sont les piliers de son "histoire personnelle du roman" : Rabelais, Cervantès, Sterne, Diderot, Flaubert, Tolstoï, Musil, Gombrowicz... Il dresse ce tableau du roman : "Avec [...] Cervantès, il se demande ce qu'est l'aventure; avec Samuel Richardson, il commence à examiner '’ce qui se passe à l'intérieur'’, à dévoiler la vie secrète des sentiments ; avec Balzac, il découvre l'enracinement de l'homme dans l'Histoire; avec Flaubert, il explore la terra jusqu'alors incognita du quotidien ; avec Tolstoï, il se penche sur l'intervention de l'irrationnel dans les décisions et le comportement humain. Il sonde le temps : l'insaisissable moment passé avec Marcel Proust; l'insaisissable moment présent avec James Joyce. Il interroge, avec Thomas Mann, le rôle des mythes qui, venus du fond des temps, téléguident nos pas. » (André Durand, extrait du Le Comptoir littéraire)

 
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