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Bataille des Dardanelles (La), 1914-1916

par Michel Hérubel

( Livre )
Presses de la Cité
Collection Document
1998, 259 p., 19.82 euros

ISBN : 2258046300

Le récit d'une bataille très meurtrière engagée avril 1915 par les Alliés avec pour objectif d'entrer dans Constantinople. La résistance des forces ottomanes fut telle, que l'ordre de rembarquement fut donné au début 1916. Cette bataille coûta plus de cent cinquante mille morts aux Alliés.

« Depuis novembre 1914, les Turcs se battaient aux côtés des Allemands. L'idée, séduisante pour les Alliés, consistait à faire avancer entre les côtes de l'Europe et d'Asie une puissante force navale qui balayerait de ses puissants canons les défenses turques. Constantinople atteinte, l'Empire ottoman s'écroulerait, sa partie européenne se trouverait isolée de sa partie asiatique et ses divisions dispersées demeureraient privées de ravitaillement. De surcroît, les Anglo-Français pourraient aider les Russes mal en point. Churchill dépêcha sur les lieux une flotte dans laquelle la France était représentée par une escadre commandée par l'amiral Guépratte. L'écrasement des défenses turques, le 18 mars 1915, par la seule force navale, ne fut pas suffisant. Les Alliés durent débarquer des troupes. Après une suite de combats où Anglais et Français firent preuve d'héroïsme - comme à Verdun -, l'ordre de rembarquement fut donné au début de 1916. Cette défaite coûta plus de cent cinquante mille morts aux Alliés, la perte de six cuirassés et d'un matériel innombrable. » (quatrième de couverture).

« Le 11 septembre 1914, la bataille de la Marne était gagnée. Allait-on faire du front français le principal enjeu de la guerre, ou chercher à créer un "second front" que rendait possible une guerre en passe de devenir planétaire ? Les projets d'opérations extérieures existaient, entre autres celui cher à Winston Churchill, premier Lord de l'Amirauté : forcer le détroit des Dardanelles. L'idée, séduisante, consistait à faire avancer entre les côtes de l'Europe et d'Asie une puissante force navale qui balayerait de ses canons les défenses turques. Depuis novembre 1914, les Turcs étaient alliés des Allemands. Constantinople atteinte, l'Empire ottoman s'écroulerait; sa partie européenne se trouverait isolée de sa partie asiatique et ses divisions dispersées en Syrie, en Irak, en Palestine et même devant Suez - tenu par les Alliés - demeureraient privées de ravitaillement. De surcroît, les Anglo-Français pourraient aider les Russes mal en point après leur défaite à Tannenberg en Prusse-Occidentale. Churchill dépêcha sur les lieux une flotte dans laquelle la France était représentée par une escadre commandée par l'amiral Guépratte. L'écrasement des défenses turques, le 18 mars 1915, par la seule force navale, ne fut pas suffisant. Les Alliés durent débarquer des troupes. Après une suite de combats où Anglais et Français firent preuve d'héroïsme - comme à Verdun -, l'ordre de rembarquement fut donné au début 1916. Cette défaite coûta plus de cent cinquante mille morts aux Alliés, la perte de six cuirassés et d'un matériel innombrable. Un temps perdu dans des conférences contradictoires, une mauvaise préparation, une conception hâtive aux objectifs flous entraînèrent une somme de pertes et de souffrances humaines inutiles. Le 11 septembre 1914, la bataille de la Marne était gagnée. Allait-on faire du front français le principal enjeu de la guerre, ou chercher à créer un "second front" que rendait possible une guerre en passe de devenir planétaire ? Les projets d'opérations extérieures existaient, entre autres celui cher à Winston Churchill, premier Lord de l'Amirauté : forcer le détroit des Dardanelles. L'idée, séduisante, consistait à faire avancer entre les côtes de l'Europe et d'Asie une puissante force navale qui balayerait de ses canons les défenses turques. Depuis novembre 1914, les Turcs étaient alliés des Allemands. Constantinople atteinte, l'Empire ottoman s'écroulerait; sa partie européenne se trouverait isolée de sa partie asiatique et ses divisions dispersées en Syrie, en Irak, en Palestine et même devant Suez - tenu par les Alliés - demeureraient privées de ravitaillement. De surcroît, les Anglo-Français pourraient aider les Russes mal en point après leur défaite à Tannenberg en Prusse-Occidentale. Churchill dépêcha sur les lieux une flotte dans laquelle la France était représentée par une escadre commandée par l'amiral Guépratte. L'écrasement des défenses turques, le 18 mars 1915, par la seule force navale, ne fut pas suffisant. Les Alliés durent débarquer des troupes. Après une suite de combats où Anglais et Français firent preuve d'héroïsme - comme à Verdun -, l'ordre de rembarquement fut donné au début 1916. Cette défaite coûta plus de cent cinquante mille morts aux Alliés, la perte de six cuirassés et d'un matériel innombrable. Un temps perdu dans des conférences contradictoires, une mauvaise préparation, une conception hâtive aux objectifs flous entraînèrent une somme de pertes et de souffrances humaines inutiles. » (extrait de la présentation de l'éditeur)

NB - Ce titre est en cours de réédition

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