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Contes et nouveaux contes de la montagnepar Miguel Torga (
Livre
) Les 45 courtes nouvelles (ou contes) de ce recueil dépeignent la forte réalité rurale portugaise, celles du Trás-os-Montes, province déshéritée du nord du Portuga, de la misère et de la solitude. « Dans ce pays hostile, bordé de pâtures et de rochers, la misère est un air qu’on respire du matin au soir. "La société s’est jointe à la nature, et la loi s’est alliée au vent du sud pour dessécher les yeux et les fontaines", écrit Torga en préface. Les conditions de vie touchent au dénuement, et les destinées, telles qu’elles sont tracées, semblent guidées par un sordide pacte entre le Diable et la Providence. Histoires de lépreux, d’envoûtement, d’amours déchues, d’adultère, de frustation silencieuse, récits d’une banalité quotidienne : le temps est si figé, si peu fécond, que quelques pages suffisent à embrasser la vie entière de ces "montagnards". » (extrait d’un article de la revue Le Matricule des Anges, avril 1994) Le premier des recueils est paru en 1941 sous le titre Contos da Montanha, il est aussitôt interdit. La censure ne sera levée qu’en 1969. Un deuxième recueil Novos Contos da Montanha est publié en 1944. La présente édition, traduite par Claire Cayron rassemble les deux volumes, revus et remaniés par l’auteur jusqu’en 1980. « Ils en sont respectivement à leur 5e et 16e édition au Portugal et figurent parmi les textes les plus traduits de l’auteur. Le premier tirage des Contes de la Montagne (1941) a été saisi dès sa mise en librairie. L’un des pieds de nez de Torga à la police fut alors d’envoyer au Brésil un jeu d’épreuves et de faire réaliser là-bas une édition que ses lecteurs pouvaient se procurer par la poste... Ce monde selon Torga s’embrasse alors d’un seul regard : à travers ces Contes de la Montagne désormais rassemblés, le public français fera connaissance de l’ensemble des personnages sortis des Scènes de la vie paysanne, selon Torga. Contes d’une noirceur insupportable pour certains, qui pouvaient voir en Torga un alter ego de Mauriac ou de Maupassant. Mais le regard que l’écrivain jette sur ses contemporains est celui d’un médecin, d’un homme fier, lucide, d’un observateur implacable dont le désenchantement n’est jamais absolu, même à l’extrémité de la nuit, car l’homme est simultanément son désespoir et son espoir. » (Claire Cayron) « On comprend que la dictature n'avait pu accepter la description impitoyable, fidèle, trop fidèle, de la réalité de cette province désolée, oubliée, où "la société s'est jointe à la nature, et la loi s'est alliée au vent du sud pour dessécher les yeux et les fontaines", comme l'écrit l'auteur dans sa préface de 1945. Ames meurtries, terres en friches, sont au centre même de ces fictions dérangeantes. Une sorte de tiers-monde du Portugal, désertifié par la misère et la famine qui chassaient les hommes de la Montagne, effrayés par le poids des bouches à nourrir, attirés vers le Brésil par l'appât des terres offertes à quiconque voulait les cultiver. » (extrait d’un article de Nicole Zand, Le Monde, 25 Février 1994 Sur la Toile Sur le site de l’éditeur : extraits de presse Lire un extrait ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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