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Courtisans juifs des sultans marocains (Les), XIIIe-XVIIIe siècle

par Nicole Serfaty

( Livre )

Collection
1999, 272 p., 22.11 euros

ISBN : 2-912946-14-X. Préface : Haîm Zafrani

Sous-titre : Hommes politiques et hauts dignitaires


Nicole Serfaty évoque les conseillers juifs dans le monde arabe et plus particulièrement au Maroc sous les dynasties Ouatasside (Wattasside), Saadienne et Alaouite (‘Alawite). La seconde partie du livre s'intéresse au rôle des diplomates juifs dans les relations internationales du Maroc, notamment avec le Portugal au XIVe siècle.

« La présence de courtisans juifs à la cour des sultans mérinides (XIIe siècle) est perçue comme une manifestation discordante au vu de la situation sociale et du passé récent de leur groupe d’appartenance. L’émergence des premières lignées de courtisans juifs dans les cours espagnoles et orientales (entre le Xe et le XVe siècles) a pu créer le " précédent " augurant l’apparition d’un phénomène similaire de l’autre côté de la zone d’influence andalouse, sur la rive africaine.
Ainsi, après l’expulsion définitive des juifs ibériques (1492) et l’installation de bon nombre d’entre eux au Maroc, les sultans des trois dynasties successives recruteront des financiers, des conseillers ou des ambassadeurs descendants de ces émigrés. De plus, tous les hauts dignitaires appartenant à d’éminentes familles – Ben Waqqasa, Ben Batash, Ben Zamirou, Pallache, Maimran ou Ben ‘Attar – représentaient et dirigeaient leur propre communauté.
Quels événements ont précédés l’ascension de cette élite issue d’une société minoritaire vivant en terre d’Islam ? Comment situer ce phénomène sur l’échelle des valeurs admissibles par la société majoritaire ? Peut-on l’attribuer à une évolution des mentalités favorisée par une conjoncture favorable ? Faut-il les distinguer des Hofjuden, les juifs des cours européennes ?
Aucune réponse n’est possible sans admettre a priori que les réalités politiques et sociales avaient bousculé les interdits concernant l’octroi de pouvoir aux non-musulmans, modifié les mentalités et permis l’accès à des voies théoriquement prohibées. » (présentation de l'éditeur)

« Dans son étude, l’auteur met précisément en relief les mécanismes sociaux qui ont permis à quelques familles juives de fréquenter les plus hautes sphères du sultanat. Tout d’abord, elle considère la présence des juifs de cour en Espagne et en Orient, du Xe au XVe siècles, comme un " précédent " favorable à leur intégration dans les cercles politiques sud-méditerranéens. Une impulsion décisive viendrait des mégorashim – juifs fraîchement expulsés de la péninsule ibérique -, couramment sollicités comme ambassadeurs auprès des cours européennes dont ils avaient la pratique. » (extrait d'un article d'Information juive n°196, mars 2000)


Sur la Toile

Sur la site de l'éditeur : commentaires et extraits de presse sur le livre.

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La fiche de Haîm Zafrani le préfacier.

 
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