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Danseur de cour (Le)

par Lokenath Bhattacharya

( Livre )
Gallimard
Collection Du monde entier
Langue d'origine : bengali
Traduit par Franck André Jammes et l'auteur
2000, 132 p., 12.96 euros

ISBN : 2070756165

Suivi de Les marches du vide

« Lokenath Bhattacharya est, depuis Tagore, l'écrivain bengali le plus traduit en français. Henri Michaux avait suscité une première publication en 1976, et quinze titres ont suivi depuis. Tous annoncent des recueils de poèmes en prose d'une écriture singulière qui allie simplicité et amplitude, lumière et songe, comme si cette parole révélait, d'un même mouvement, les échos infinis des êtres et des choses, ainsi que les scrupules de l'auteur à rompre le silence au nom de sa très problématique présence au monde. Car Lokenath Bhattacharya voyage sur l'aile du temps suspendu. L'espace du dehors, l'espace du dedans, c'est le même appel ouvert à tous les vents, le même chant hanté, le même parfum d'absence et d'amour mêlés. Il écoute, il contemple, il vit sur la rive et demande qui sont ces êtres qui passent, ces arbres qui rêvent, ces rôdeurs qui doutent... " Le danseur de cour " et " Les marches du vide " apparaissent comme ses livres les plus emblématiques, ceux où il devient ce magicien modeste qui suit de reflet en reflet l'errance d'un baiser divin sur la terre. » (présentation de l’éditeur)


« Une grande partie de mes écrits a été achevée dans peu de temps, parfois même à toute vitesse. L'écriture du Danseur de cour en est un exemple extrême. C'était en 1985 quand le poète Franck André Jamme, lors d'une visite en Inde, me rencontre à Delhi et me demande si, le plus vite possible, je peux lui remettre, en vue d'une éventuelle publication par Granit sous forme d'un livre, huit ou neuf suites, pas plus, toutes à peu près de la même longueur que celle des textes figurant dans "Pages sur la chambre", recueil déjà édité en France. "Ecrivez-les, me dit-il, bien sûr en bengali avant que je les traduise, avec votre aide, en français." À l'époque j'avais un travail plutôt chargé au National Book Trust India qui ne me laissait pratiquement pas de temps disponible sauf, les jours de la semaine, un "lunch break" entre 13 et 14 heures. Et c'est finalement cela qui me sauva. En m'enfermant dans mon bureau pendant cette heure, tel un cheval au galop, j'écrivais chaque jour à une folle allure sans avoir le temps de réfléchir sur ce que j'écrivais et dans quelle forme. Le résultat : dans une semaine furent écrits huit des neuf textes inclus dans "Le danseur de cour". Le neuvième, "Des aveugles très distingués", heureusement, existait déjà, même en version française. Aujourd'hui, Gallimard vient de sortir une réédition de "Le danseur de cour" suivi de "Les marches du vide" qui, également, avait paru chez Fata Morgana quelques années après l'édition originale de "Le danseur de cour". L'histoire de l'écriture en bengali original des textes figurant dans "Les marches du vide" n'est pas très différente. Mais après toutes ces années, quand je pense maintenant à ces jours où naissaient ces textes, j'éprouve un étonnement et une excitation indescriptibles. Cet immense univers dont nous faisons partie, comme il est mystérieux ! Et de quel incroyable pouvoir de création il dispose ! L'orage qui est en moi est le même qui fait rage au ciel. Tantôt c'est moi qui le fais souffler, tantôt c'est lui qui me fait disparaître dans le vide. » (Lokenath Bhattacharya)

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