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Dictionnaire des littératures policièrespar Claude Mesplède (direction de l'ouvrage) (
Livre
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Un ouvrage de référence en deux volumes : 1 835 pages, 2 500 entrées d'articles, 1 800 biographies. 70 auteurs ont participé à l'entreprise, mais le projet a été porté à bout de bras par son initiateur, Claude Mesplède.
Le tome 1 (A - I) : 50 € Le tome 2 (J - Z) : 50 € « Les amateurs de polar sous toutes ses formes diront aujourd'hui LE Mesplède, comme d'autres disent LE Larousse ou LE Robert. Et n'allez pas croire, comme certains, que la lecture des dictionnaires est rébarbative. Elle est, à l'opposé, toujours stimulante et ne cesse d'ouvrir de nouvelles portes sur un savoir universel que l'on voudrait faire sien. La plus grande révélation de ce dictionnaire-ci étant, encore une fois, de nous montrer que le continent polar est bien plus vaste qu'aucun d'entre nous n'aurait pu le soupçonner. Et que son exploration ne cesse d'être merveilleuse. » (François Guérif, Ombres blanches) « Le plus intéressant, sans doute, se trouve dans les articles consacrés à l'historique du genre dans chaque pays - France, États-Unis, Suède, Grande-Bretagne, Japon, Albanie, Mexique... On voit alors combien cette littérature a épousé les évolutions sociales et politiques des sociétés, à la fois miroir d'une réalité et révélatrice des tensions propres à chacune. "En Italie, par exemple, la censure fasciste de Mussolini a imposé aux auteurs que les criminels de leurs romans soient étrangers et non plus italiens", souligne Mesplède. Aux Etats-Unis, les seuls à avoir pointé les liens entre la pègre et le monde politique furent, dans les années 1920, les écrivains de l'école hard boiled (les durs à cuire), Dashiell Hammett et W. R. Burnett en tête. "La Grande-Bretagne, par exemple, est le royaume des femmes, souligne Mesplède. Le genre s'y est développé sous l'influence d'Agatha Christie et le public a toujours été friand des whodunit ("Qui l'a fait ?"), ces romans de détection qui dévoilent le coupable dans les dernières pages. L'héritière de ce courant est aujourd'hui P. D. James, mais, époque oblige, elle y a introduit une dose de réalisme. Sans doute moins que Ruth Rendell et Minette Walters, qui, elles, font du vrai roman noir social." L'Amérique du Sud publie des histoires qui conjuguent l'extravagance latine et la critique politique; les auteurs des pays nordiques ne cessent de pointer les failles d'un système autrefois érigé en modèle ; les Espagnols restent hantés par les fantômes du franquisme; et les Français ont du mal à émerger d'une production toujours plus importante, la différence qualitative se faisant sur le style - voir la belle langue de Fred Vargas ou de Hugues Pagan. "Quant aux Etats-Unis, note Guérif, on y trouve de plus en plus d'auteurs qui, sous l'influence de James Ellroy, se lancent dans la saga romanesque en mêlant la fiction à l'histoire de leur pays." » (extrait d'un article d'Éric Libiot, L'Express, 23 octobre 2003) « Immédiatement, la vocation "usuelle" de l'ouvrage saute aux yeux : chaque auteur, chaque thème, chaque héros est servi par une bibliographie très complète qui peut s'étendre sur plusieurs pages (voir par exemple, juste dans le volume 1, les aventures du Continental Op de Hammet, celles des Sherlock Holmes parus dans le Strand, ou la bio d'André Héléna). Le caractère pédagogique et démocratique passe par le ton, globalement homogène, malgré le nombre d'intervenants (73 signataires, outre Mesplède). Ici, pas de termes ni de références compréhensibles par les seuls happy few, et priorité aux faits (courtes biographies, suivies de descriptions de livres). Évidemment, pour l'aficionado de tel ou tel auteur, il y a risque de frustration : le traitement exclut a priori le détail et les résumés des romans sont à la longue soporifiques - dans ces cas-là, des extraits auraient été plus parlants. Par ailleurs, constater, par exemple, le thème du Japon occuper une place plus réduite que sa notule voisine consacrée à Andrea H. Japp (malgré toute l'estime qu'on peut lui porter) laisse dubitatif. Mais, à moins d'être soi-même une encyclopédie du polar (et alors à quoi bon s'encombrer d'un dictionnaire ?), ces petites déceptions ne résistent pas au plaisir de la découverte ou de la redécouverte. » (extrait d’un article de Sabrina Champenois et Bruno Icher, Libération, 23 octobre 2003) ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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