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L'enfant juif et l'enfant ukrainien

par Benoît Rayski

( Livre )
L'Aube
Collection Monde en cours
2001, 81 p., 10.52 euros

ISBN : 2876786559

L'auteur s'insurge contre un certain courrant de pensée représenté par Stéphane Courtois, Alain Besançon, Ernst Nolte, Jean-François Revel… visant à présenter la Shoah comme équivalents aux crimes du communisme.

« Un cri de colère contre ceux qui amalgament purement et simplement l'Anéantissement des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale aux horreurs du stalinisme. Rayski fait tomber le masque d'un certain nombre d'"intellectuels" de droite empressés de déculpabiliser un Occident (Allemagne hitlérienne comprise) dont la dernière vertu fut de résister au communisme. » (commentaire de France-Radicale)

« "La mort de faim d’un enfant de koulak ukrainien délibérément acculé à la famine par le régime stalinien "vaut" la mort de faim d’un enfant juif du ghetto de Varsovie." Cette phrase de la préface de Stéphane Courtois au Livre noir du communisme (Robert Laffont, 1997) a profondément choqué. On y a vu - à juste titre - une banalisation de la Shoah, une négation de sa spécificité dans la longue chaîne des génocides. C’est la raison pour laquelle Benoît Rayski refuse d’emblée cette comparaison entre nazisme et communisme, "tarte à la crème du débat intellectuel et historique en France". Mais le journaliste s’attaque également aux "redresseurs d’un passé (communiste) dont ils veulent faire table rase" : "Là où l’Histoire était passée, pendant l’extermination des juifs d’Europe, avec sa grande hache (selon la belle expression de Perec), ils repassent, eux, avec une petite hache, celle qui leur servira à ramener les héros et les martyrs à la taille des nains." Ce petit livre offre donc au lecteur un grand voyage, de l’Ukraine pogromiste de Chmielnicki, de Petlioura et de 1941 à l’Umschlagplatz du ghetto de Varsovie, d’où 300 000 juifs partirent pour les centres d’extermination : "Ô terre, ne couvre pas mon sang et que mon cri ne soit pas étouffé", y dit un verset inscrit sur un mur... Ajoutons que les amateurs de polémique en auront pour leur argent : avec autant de souffle que de style, Rayski ferraille, citations à l’appui, contre Courtois et ses co-auteurs, mais aussi contre Alain Besançon, Ernst Nolte et Jean-François Revel, composant ainsi un irrésistible bêtisier. » (Dominique Vidal, extrait du Monde Diplomatique, février 2002)

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