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Escaliers de Chambord (Les)

par Pascal Quignard

( Livre )
Gallimard
1989, 324 p., 14.94 euros

ISBN : 2070716945

« De nos jours, à Anvers, à Paris, à Londres, à Rome. Un homme a la passion des choses minuscules. Il a quarante-six ans. Il s'appelle Edouard Furfooz. Il a monté en Europe un réseau de petites boutiques de luxe où il vend des objets miniatures, des poupées, des dessus de tabatière, des jouets anciens. Tout à coup, au cœur de printemps, un souvenir parasite sa vie. Il a beau multiplier les voyages : dans les hôtels, dans les aéroports, dans les gares le fantôme d'une petite fille le talonne. Il rompt impatiemment avec la femme qu'il aime. Il retrouve la vieille tante qui l'a élevé autrefois et s'installe dans une petite maison située dans la réserve du parc de Chambord, en organise le jardin. Rien n'y fait. Il crée une boutique à New York. Il tombe amoureux d'une jeune femme d'une grande beauté, Laurence. Il engage une lutte à mort avec un ancien ami. Homme d'affaires à moitié japonais et à moitié sicilien, Matteo Frire. Lentement le bonheur gagne sur la peur. Le mystère se fait plus pressant, plus inaccessible. Il revoit la natte, fermée par une barrette bleue. Il revoit la paire de chaussures montantes jaunes, le lacet défait... » (présentation de l'éditeur)

« On l'aura compris : les Escaliers de Chambord sont la figuration symbolique du destin d'Edouard; ils mènent à une chambre haute, à ce lieu oublié où l'adulte, traversant le "pont exigu", rejoint l'enfant. Il n'est pas nécessaire de dévoiler davantage la trame du roman de Quignard, de tirer jusqu'à son terme le fil qui le tisse. Terme peut-être de trop loin venu, ramené, et souffrant de cet éloignement, de cet étirement ; fil qui court trop visible, trop désigné, à travers un récit à la texture un peu lâche. Récit qui retient l'attention du lecteur sans toutefois le convaincre. Mais cette faiblesse n'entame guère la richesse émotionnelle du livre et certaines qualités d'écriture, qui se reconnaissent notamment dans l'art du portrait et des dialogues, dans cet approfondissement, plus sensorielle que psychologique, des êtres et des situations. » (extrait d'un article de Patrick Kechichian, Le Monde, 1er Septembre 1989)

Sur la Toile

Un commentaire de Christophe Kantcheff (Le Matricule des Anges)

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