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Exil (L’)

par Abdallah Laroui

( Livre )
Sindbad
avril 1999, 156 p., 18.14 euros

ISBN : 2742721452

Le narrateur rentre à Azemmour, sa ville natale au bord de l’Océan qui n’a guère changé après ces années d’absence passées à Paris. L’exil est un roman sur la désillusion après l’enthousiasme des années de l’indépendance gâchées par les promesses non tenues et un séjour en France qui a fait naître la nostalgie.

Ce roman qui a paru au Maroc à la fin des années 1970, provoqua un vif débat sur la question identitaire prise entre tradition et modernité.

« Au bout de cinq années d'absence, loin de sa ville natale, Idris rentre au pays... Que reste-t-il des lendemains qui chantent auxquels il croyait naguère comme son ami Chuayb ? Ces lendemains pour lesquels lui, Idris, est parti en Occident, en quête d'un savoir utile pour son pays... Ces lendemains pour lesquels Chuyab, le terroriste d'hier, condamné à mort puis gracié, est au contraire resté, afin de participer sur le terrain à l'édification du Maroc nouveau... Chuyab, par ailleurs, se heurte au silence de son épouse, un silence qui annonce la rupture. Quant à Idris, il doit attendre le verdict de Maria, sa cousine bien-aimée qui a partagé son enfance et qui, lors de son premier exil en France, a rencontré Lara, victime avant elle de l'Histoire. C'est chez elle que Maria, naguère engagée avec Idris dans un même combat, viendra se réfugier. Le verdict tombera et Idris, déçu, blessé, hésitera encore et encore à accepter le poste qu'on lui propose à Casablanca... » (présentation de l’éditeur).

Lire un extrait sur le site de l’éditeur.

« Traduire L'exil c'était aussi prendre le risque de me perdre dans les ruelles de la ville d'Azemmour où, très vite captive des accents nostalgiques de la plume d'Abdallah Laroui, j'ai cru entendre la prière de Chuayb adressée à Aïcha tendre, au-dessus du fleuve Oum Er Rabia et jusqu'à l'océan, l'utopique passerelle d'un amour légendaire, d'un amour impossible. Et je m'y suis perdue, car il fallait s'y perdre pour entendre la voix d'Idris, de retour au pays, dire la douleur de l'exil en pays natal, maintenant que les lendemains qui chantent s'endorment dans le soir d'une vie encore jeune et blessent un cœur trahi par les combats qu'il a livrés et par son amour pour Maria. Maria, la cousine avec laquelle Idris a grandi, Maria qui l'aimait, Maria que, lui, n'a cessé d'aimer et qu'il attend ... » (extrait d’un article de la traductrice, Catherine Charruau, avril 1999).

« En arabe, "Al-Ghorba", c'est l'exil, c'est aussi l'étrangeté, le mal du pays qui colle au corps et à la mémoire de l'exilé. » (extrait d'un article de Maati Kabbal pour le Magazine Littéraire, avril 1999)…

 
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