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Explication des oiseaux

par António Lobo Antunes

( Livre )
Points
Collection Littérature
Langue d'origine : portugais
Traduit par Geneviève Leibrich
1999, 315 p., 6.95 euros
Première édition : Christian Bourgois - 1991
ISBN : 2020338343

« Dans ce chef-d'œuvre de la mémoire, mêlant - souvent dans une même phrase - passé, présent et avenir de ceux et celles qui l'entourent, Rui S. nous mène vers son suicide annoncé. Pour cet homme brisé qui estime avoir raté sa vie, mariages, paternité, engagement politique, position sociale et professionnelle n'ont été que des échecs successifs. Les oiseaux, un rêve d'enfance resté omniprésent durant toute son existence, constituent les seuls souvenirs heureux qu'il parvienne à maintenir vivants et qui l'accompagneront jusque dans la mort. Entre illusion, poésie et satire, Antonio Lobo Antunes, qui veut faire d'Explication des oiseaux, son hommage combien magnifique à Fellini, s'impose comme un très grand écrivain européen. » (présentation de l'éditeur)

« Cette difficulté de vivre, d'aimer, nous la trouvons aussi dans Explication des oiseaux, un roman qui présente moins de difficultés de lecture, en partie parce que la narration est confiée à un personnage, ce qui limite les égarements. Ce roman, qu'on pourrait sous-titrer "Chronique d'une mort annoncée", raconte l'histoire de Rui S., un intellectuel bourgeois mal dans sa peau et sans panache, dont le premier mariage est un échec qui retentit sans cesse dans sa mémoire. Incapable de vivre seul, de s'assumer, il cohabite quelque temps avec une intellectuelle communiste d'origine prolétaire qu'il admire. Mais les deux univers sont inconciliables. » (extrait d'un article de Johanne Jarry, Nuit Blanche, 2000)

« J'éprouvais une légère douleur à l'estomac, une espèce de nostalgie très ténue : la faim, pensa-t-il, je dois avoir faim. Ou alors je vieillis. Ou bien je suis malade, comme les chevaux d'attelage qui ne sont plus bons à rien. Les oiseaux, expliquait son père, appuyé à la margelle du puits de la ferme, meurent très lentement, sans raison, sans s'en rendre compte, et un beau jour ils se réveillent le ventre en l'air, le bec ouvert, flottant dans le vent. » (L'auteur)

 
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