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Femmes de réconfort

par Jung Kyung-a

( Livre )
Au diable vauvert
Langue d'origine : coréen
Traduit par Youn-Sill Kim et Stéphane Couralet
2007, 268 p., 22 euros

Coéditeur : Six Pieds sous Terre - ISBN : 978-2352120292

Esclaves de l’armée japonaise : une bande dessinée révèle les blessures des « femmes de réconfort »

Sous la forme d’un manwha (manga coréen), un témoignage sur le calvaire des esclaves sexuelles de l'armée japonaise. Pendant l'occupation de la Corée par le Japon, près de 200 000 coréennes ont été enlevées, déportées pour finir sur les différents fronts de l'armée… Ces atrocités étaient érigées en système par l'armée japonaise avec la coopération de l'administration coréenne. Peu en ont réchappé, et les survivantes sont restées blessées, physiquement et psychologiquement.


Femmes de réconfort relate les destins d’un médecin japonais chargé de la santé des détenues, d’une fille de colon hollandais et d’une jeune Coréenne, ces deux dernières étant toujours vivantes aujourd’hui. Tout en restant précis et documenté, ce récit expose désormais, par le biais de la bande dessinée, la réalité de ce drame au grand public. Cette bande dessinée raconte l’histoire vraie de ces « femmes de réconfort », envoyées dans les camps de l’armée japonaise pour y servir d’esclaves sexuelles. Les ouvrages abordant ce sujet douloureux de l’histoire commune du Japon et de la Corée restaient jusqu’ici des travaux académiques et universitaires s’adressant surtout aux chercheurs.

« Avec justesse, pudeur mais aussi beaucoup d'humour, elle dit tout, ou en tout cas beaucoup, de ce pan très sombre de l'histoire asiatique, soigneusement tu par les bourreaux et les victimes jusque dans les années 1990. Historienne de formation, Jung Kyung-a décrypte remarquablement ce système de prostitution institutionnel. En Corée du Sud, où elle vit, son livre fait un tabac. Là-bas, les plaies sont toujours à vif. Pas étonnant : les Japonais étaient passés maîtres dans l'art du kidnapping pour remplir les bordels de l'armée. Nombreuses sont les Coréennes à avoir été bernées par de fausses annonces d'emplois. Elles en ont longtemps éprouvé une grande honte. "Pourtant, cela pouvait arriver à tout le monde, toutes classes sociales confondues", affirme Jung Kyung-a qui a décidé de se pencher sur ce sujet au moment de l'invasion américaine en Irak. Elle s'interroge alors sur le sort des femmes dans la guerre et le sujet des « femmes de réconfort » s'impose naturellement à elle. Chaque semaine depuis 1992, à Séoul, les ex-esclaves manifestent devant l'ambassade japonaise. Alors qu'avec les années, elles meurent les unes après les autres, Jung Kyung-a voulait leur rendre hommage en écrivant leur histoire. » (extrait d'un article d'Armelle Le Goff, 20 minutes, octobre 2007)

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