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Fond des choses (Le)

par Mário de Carvalho

( Livre )
Gallimard
Collection Du monde entier
Langue d'origine : portugais
Traduit par Marie-hélène Piwnick
1999, 262 p., 19.82 euros

ISBN : 2070748405

Un roman qui se moque (gentiment) du Parti communiste, dont de Carvalho est membre depuis 1965 : on y voit un certain Joël Strosse Neves, cherchant à obtenir sa carte alors que tout le monde la rend.Une satire réjouissante de notre société, de ses fausses valeurs et de ses réputations usurpées, à travers le personnage d'Eduarda Galvão, une arriviste sans scrupules qui sévit dans le monde des médias.

« Je suis membre du Parti communiste portugais depuis longtemps, 1965 exactement. Je connais bien sa situation actuelle. Comme vous pouvez le constater, dans le roman, je traite cette institution de manière satirique, ironique. Je ne considère pas le Parti comme une vache sacrée. J'en montre les ridicules, les aspects drôles et absurdes. Le Parti a nécessairement laissé de côté les vieilles consignes, les vieux drapeaux et modèles. Le personnage principal du roman va constater cette différence entre le Parti communiste aujourd'hui et celui d'il y a vingt-cinq ans. Au Parti, le livre a été reçu avec beaucoup de fair-play et je sais que de jeunes gens y ont adhéré après l'avoir lu. Je vous avoue que je n'espérais pas cet effet. » (Mário de Carvalho, entretien avec l’auteur, fnac.net, mars 2000)

« La faune journalistique en prend un sacré coup ! Eduarda Galvão, l’héroïne, se lance dans le métier et fait son apprentissage la nuit, dans les bars du Barrio Alto et de l’Avenida 24 de Julho (ici, nous dirions entre la Bastille et Pigalle…). L’un de ses collègues, Bernardo Veloso, jeune rédacteur dans un magazine, se vante de n’avoir lu en tout et pour tout que trois livre dans sa vie. (…) Le protagoniste de cette histoire, Joël Strosse Neves, est bibliothécaire. Son obsession : s’inscrire au Parti communiste portugais. À cette époque où même les vieux fidèles, militants de la première heure, ne renouvellent pas leur carte. Il s’adresse à un vieux copain de fac qui a payé de plusieurs mois de prison son engagement sous la dictature et qui croise le chemin de la jeune journaliste. Finalement, Joël ne sera pas admis au Parti communiste. Une vieille permanente du parti qui répète inlassablement qu’il vaudrait mieux aller "au fond des choses" a en effet des doutes sur son passé politique. » (extrait d’un article de Guy Léger, Le Magazine littéraire, mars 2000)

Ce roman est paru à Lisbonne sous le titre Era bom que trocassemos umas ideias sobre o assunto.

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