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Grand Dictionnaire de la philosophie

par

( Livre )
Larousse
2003, 1200 p., 60 euros

Collection : Grand culturels - ISBN : 2035010535

Ce Grand Dictionnaire de la philosophie contient quelque 1 100 entrées (notions, courants et doctrines) et 70 dissertations. Oeuvre commune de près de 200 auteurs, dont le travail a été guidé par un comité scientifique et dirigé par Michel Blay, il permet d'appréhender les origines, les développements et les prolongements présents de la réflexion philosophique.

Il est rendu compte de la cristallisation progressive des notions fondamentales et des principaux concepts opératoires avec une attention scrupuleuse à l'histoire des idées, notamment aux liens de la philosophie et des sciences. Le jeu de va-et-vient ouvert entre les entrées et une abondante série de textes d'auteurs contribue à la richesse de l'ensemble et témoigne du dynamisme de l'interrogation philosophique en ce début du XXIe siècle.

Cet ouvrage a été conçu pour satisfaire les besoins et la curiosité des étudiants, enseignants et chercheurs, mais aussi du grand public cultivé, conscient que le désir de sens qui l'attire vers la philosophie doit être informé par un savoir constitué, une juste perception des jeux d'influence qui ont mené à la position actuelle des questions et une saisie exacte de la nature des débats et des enjeux.

Cet ouvrage a été dirigé par Michel Blay et Pierre-Henri Castel, Pascal Engel, Gérard Lenclud, Pierre-François Moreau, Jacques Morizot, Michel Narcy, Michèle Porte.

« Quand il est d'envergure, un dictionnaire est à une discipline théorique ce que la concentration avant le saut ou la course est à l'athlète. Une sorte de "palier", qui porte les efforts accumulés, les aléas de l'entraînement, les phases de la progression antérieure, tout ce qui s'est passé, et annonce déjà ce qui va se passer, ouvre aux nouvelles possibilités, dessine les perspectives futures. D'une certaine manière, un dictionnaire traduit toujours quelque chose de semblable, une "crise", si on entend par là, comme Gramsci, le fait que ce qui était n'est pas tout à fait mort et que ce qui sera n'est pas encore tout à fait né. La "crise" est l'état naturel de la philosophie, laquelle n'a pas même l'assurance qu'ont les sciences de progresser grâce au "dépassement" de chaque théorie par la théorie suivante, et doit subir le choc des nouveaux savoirs tout en restant adossée à sa tradition et à son histoire. Certes, comme le disait Descartes, "c'est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher jamais de les ouvrir, que de vivre sans philosopher". Mais, de là, il serait hasardeux de tirer que philosopher dispense de se rendre de temps à autre chez l'ophtalmologiste ou de nettoyer ses lunettes. Il n'est pas douteux que l'"état critique" de la philosophie, aggravé par les métamorphoses inouïes qu'a connues la seconde moitié de ce siècle, la fasse aujourd'hui "mal voir", l'oblige à repenser les modes de transmission de ses connaissances, à inventer de nouvelles formes de dialogue avec les sciences et les sciences humaines, bref à "faire le point", à réajuster le dictionnaire de ses concepts, de ses domaines, de ses orientations ou prospectives.

Le Grand Dictionnaire de la philosophie (...) a l'ambition d'aider à un tel aggiornamento, comme l'a fait en son temps (1925) le Vocabulaire technique et critique de la philosophie d'André Lalande, l'équivalent, pour les philosophes, de ce que le Bailly et le Gaffiot sont pour les hellénistes et les latinistes. (...) Quelqu'un a dit un jour que l'homme avait une tête ronde pour que les idées puissent y circuler. En ce sens, le Grand Dictionnaire tient son originalité de ce qu'il est "rond", de ce qu'il établit une circulation entre les concepts et les divers champs de recherches. Non pas, comme c'est habituel, en faisant pour chaque item des renvois aux notions annexes, ni en indiquant une bibliographie essentielle, ni même en enracinant chaque concept dans son substrat historique (en succession chronologique : philosophie antique, médiévale, moderne, contemporaine) ou son domaine (moral, politique, esthétique, épistémologique...). Mais en favorisant une circumnavigation indéfinie, dont les principales escales sont autant de rencontres de la philosophie avec ce qui n'est pas elle, ses interfaces, ce qui "vient d'ailleurs" et la contraint à se déprendre de ses modes de pensée usuels. » (extrait d’un article de Robert Maggiori, Libération, 5 juin 2003)

Plus de 200 coauteurs, dont Gérard Genette, Pascal Engel, Pierre-François Moreau, Michel Narcy, Jean-Pierre Cometti, Geneviève Fraisse, Jean-Marie Schaeffer, Nathalie Heinich, Hourya Sinaceur, Jean-Claude Zancarini, Jacques d'Hondt, Jean-Marie Vaysse, Jacques Le Rider, Michèle Porte, Gérard Raulet, Michel Senellart, Jean-Pierre Faye...

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