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Harem, l’Orient amoureux

par Carla Coco

( Livre )
Mengès
Langue d'origine : italien
1997, 190 p., 29.5 euros

ISBN : 2856203973

Un livre d'art sompteusement illustré qui raconte la vie des femmes dans les harems turcs.

« Odalisques blanches et noires dansent avec des gestes si lascifs qu'elles font "fondre les marbres". Circassiennes, Arméniennes et Africaines fument le narguilé, boivent du thé, jouent de la cithare, du tambourin ou du psaltérion. Dans la chaleur du hammam, des domestiques peignent leurs cheveux interminables et enduisent leur peau veloutée d'onguents capiteux. Et toutes intriguent pour parvenir au rang de favorites. Si le paradis terrestre a existé, il se situait sans aucun doute du côté d'Istanbul. » (extrait d'un article de Didier Sénécal, Lire, 1997).

« Au cours des siècles pourtant, les petits-fils des cavaliers s’amollissent dans les plaisirs de leurs fabuleux harems tandis que les favorites ou les mères des sultans détiennent de plus en plus de pouvoir. Elles font d’ailleurs office de ministre des Affaires étrangères, entretiennent les liens avec les autres puissances et signent des traités de commerce et d’amitié.
C’est avec Hafsa Hatun, mère de Soliman, que commence au début du XVIe siècle l’ère des sultanes influentes. Roxelane, épouse et conseillère de Soliman, dirigera une faction et parviendra après des années de lutte sans pitié à se débarrasser de ses rivales et, après que Soliman eut fait assassiner l’un de ses propres enfants, à installer son fils Selim sur le trône. D’origine vénitienne, Nur Banu, épouse de Selim, gouvernera derrière son fils Murat mais mourra empoisonnée. Un peu plus tard, Mehmet II inaugure son règne par l’un de ses rares actes politiques : il fait assassiner ses 19 frères et ses 20 soeurs ! Mais c’est sa mère Safiyé qui contrôle l’Etat. L’un des destins les plus étonnants est celui de Kösem Mahpeyker : de 1617 à 1651, c’est elle qui gouverne l’empire. " Kösem parvint très vite à s’imposer au sein du palais, en tant qu’épouse d’Ahmet Ier tout d’abord, comme mère de Mustapha Ier, Murat IV et Ibrahim Ier ensuite, et comme grand-mère de Mehmet IV enfin. En 34 ans de règne et de manoeuvres très calculées, elle réussit à porter à son plus haut degré le pouvoir de la valide-sultan ". Elle mourut étranglée.

Dans l’ombre de ces figures extrêmes, des soeurs du sultan à la plus humble des servantes (qui pouvaient se libérer du service après neuf ans), des milliers de femmes pouvaient faire de bons mariages, aller et venir librement derrière leur voile et se ménager une vie fort agréable. Les princesses étaient même officiellement reconnues " supérieures à leur mari " et pouvaient exiger de leur époux une absolue monogamie... » (deux extraits d'un article d'Henriette Sarraseca, RFI, janvier 1998)

« Le mot harem est dérivé de l'arabe "haram" et qui signifie "qui est interdit" - que les turcs l'adoucirent avec le suffixe lik .
La partie de la demeure réservée aux femmes est le haremlik (le sélamlik étant la partie des hommes). Le mot harem désignerait plus justement les occupantes du haremlik. »

Sur la Toile

Sur la trace des peintres orientalistes...au harem !

Délices d'Orient
Sur les traces des peintres orientalistes
(fr.)

Les peintres orientalistes (angl.)

Dans BiblioMonde : d'autres évocations du harem.

Harem impérial au XIXe siècle de Leïla Hanoun.

Le Harem et l'occident
par Fatima Mernissi.


 
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