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L'homme le plus triste

par Berdj Zeytountsian

( Livre )
Parenthèse
Langue d'origine : arménien oriental
Traduit par Robert Der Merguerian et Renée Meldonian
2002, 137 p., 14 euros

Collection : Diasporale - ISBN : 2863641050

Ce roman allégorique date des années 1970, période marquée par une forte répression des intellectuels en URSS et s'inspire de cette réalité dans un récit reprenant le genre de la « fable soviétique », souvent destiné à contourner la censure.

« S'il crée en prison, c'est donc qu'il est libre. S'il est libre, il faut donc l'éliminer. S'il est impossible de l'éliminer, si le monde entier est au fait de son exigence, il est donc la fierté de la nation, il faut donc le libérer. Et s'il est impossible de le libérer... » Entre fable et chronique, la confrontation de l'autocrate et du prisonnier, jouant volontiers de l'absurde, éclaire les ressorts de l'oppression et les rapports entre l'individu et le pouvoir. Ce roman allégorique vient confirmer que la création humaine connue la forme la plus parfaite de liberté. Ni le totalitarisme, ni la répression, ni la prison ne peuvent rien devant l'imagination et la créativité.

« Le roman L’homme le plus triste a été achevé en janvier 1973, à une période marquée par une forte répression des intellectuels par le pouvoir soviétique. Soljenitsyne venait d’être expulsé après de nombreuses années de goulag. Berdj Zeytountsian sen est fait l’écho dans ce roman empruntant le genre de la « fable soviétique » inspiré d’un fait divers : un jeune homme est condamné à une peine de réclusion à perpétuité pour meurtre. Il passera sa vie dans un pénitencier et refusera d’en sortir car il aura réussi à créer un monde libre en prison. Le prisonnier, enfermé dans une cellule isolée, deviendra, grâce à son travail acharné, un ornithologue célèbre. Le lecteur est plongé dans un pays imaginaire du XXe siècle dans lequel un souverain cruel règne et où ses ministres sont chargés de faire respecter l’ordre établi en appliquant les lois du pays. Ils symbolisent la technocratie étouffante qui établit un rapport de force permanent entre tous les personnages du roman. L’incohérence des institutions de ce royaume imaginaire atteint son paroxysme au procès absurde du prisonnier Sraout. » (extrait d'un article de Robert Der Merguerian, traducteur de l'ouvrage)

Titre original Amenadekhour marte

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