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Islam et les fondements du pouvoir (L')

par Ali Abderrazik

( Livre )
La Découverte
Langue d'origine : arabe égyptien
Traduit par Abdou Filali-Ansary
1994, 177 p., 18 euros

ISBN : 2-7071-2300-5 - Co-éditeur : CEDEJ

Essai publié au Caire en 1925 dans lequel le théologien égyptien, Ali Abderrazik, prône une séparation radicale en l'État et la religion. Ce « manifeste fondateur » (selon les termes d'Abdou Filali-Ansary) avait valu à l'auteur la condamnation des oulémas d'Al-Azhar.

« En 1925, alors que la modernité et la pénétration européenne déstabilisent les sociétés musulmanes, la parution en Egypte de l'ouvrage d'Abderraziq cingle comme "un coup de fouet" et provoque une crise gouvernementale. Abderraziq soumet la conception religieuse traditionnelle à la critique de la raison et aboutit à la reconnaissance de l'autonomie de la sphère politique vis-à-vis de la religion. Il rouvre le débat sur les principes qui définissent l'ordre social et politique dans les sociétés islamiques et participe à l'éclosion d'une "nouvelle conscience islamique", pour laquelle l'islam n'est en rien hostile à la laïcité. Ces années 1920 sont aussi celles qui provoquent l'éclatement du mouvement réformiste et la naissance de l'intégrisme musulman. » (extrait d'un article d'Agnès Devictor, Le Monde 3 mai 2002)

« montre que le Prophète est un guide spirituel et non un roi de ce monde. Ses préceptes pour le gouvernement des hommes n'impliquent en rien les fondements d'un " État islamique " qui n'a jamais existé, pas même aux premiers temps de l'Umma. Aucun principe religieux n'interdit donc aux musulmans d'édifier leur État et leur société sur la base des dernières créations de la raison humaine et des systèmes politiques que l'expérience des nations a désigné comme étant parmi les meilleurs.montre que le Prophète est un guide spirituel et non un roi de ce monde. Ses préceptes pour le gouvernement des hommes n'impliquent en rien les fondements d'un " État islamique " qui n'a jamais existé, pas même aux premiers temps de l'Umma. Aucun principe religieux n'interdit donc aux musulmans d'édifier leur État et leur société sur la base des dernières créations de la raison humaine et des systèmes politiques que l'expérience des nations a désigné comme étant parmi les meilleurs. » (La Librairie de l'Orient)

Ce ouvrage de référence avait fait l'objet d'un traduction par Louis Bercher dans les années 1930. Le philosophe marocain Abdou Filali-Ansary en propose une nouvelle traduction.

 
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