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Les Fleurs du mal

par Charles Baudelaire

( Livre )
Gallimard
Collection Folio
343 p., 3.5 euros

ISBN : 207040904X

L’œuvre de toute vie, une des œuvres majeures de la littérature française, le principal recueil des poèmes de Charles Baudelaire, compilés et ordonnés par lui-même. La première édition en 1857 fait scandale, l’auteur est condamné à une amende pour outrage aux bonnes mœurs. Le recueil reparaît en 1861 allégé des six textes condamnés. Cette interdiction ne sera levée par la justice française qu’en 1949.

« Dans ce livre atroce, j'ai mis tout mon cœur, toute ma tendresse, toute ma religion, toute ma haine. » Étranger dans un monde qui le refuse, maudit et damné, Baudelaire n'a pas d'autre choix que d'explorer l'enfer et le mal. Puisque la vie n'est qu'extase et horreur, partage inégal entre Dieu et Satan, le poète la transfigure dans une contrée imaginaire où le désespoir et la beauté se confondent. Il s'évade dans les paradis artificiels du haschisch, de l'opium et du vin, ceux de la luxure et du vice. L'ennui, la mort et la pourriture le hantent, jusqu'à la folie. D'autres évasions s'offrent à lui, des navires, des ports, des océans, vers des pays lointains où tout est luxe et beauté. Les Fleurs du mal sont le journal intime, le cri de terreur et de jouissance du poète. Fleurs maladives qui annoncent toute la littérature moderne et dont le parfum et les poisons ne cessent de troubler les générations.

« Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des correspondances horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entre Spleen et Idéal, à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise les Tableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alors Le Vin et autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri de Révolte blasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. Reste La Mort. » Sana Tang-Léopold Wauters

Édité sous la direction de Claude Pichois

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