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Lisbonne : Voyage imaginaire

par Raphaël Meltz, Nicolas de Crécy

( Livre )
Casterman
Collection Carnets de voyages
janvier 2002, 80 p., 15.5 euros

ISBN : 220335920X

« De Lisbonne, Nicolas de Crécy a ramené une quarantaine d’aquarelles où se mêlent les différentes atmosphères de la ville. L’auteur du texte, Raphaël Meltz, a décidé de raconter Lisbonne sans s’y rendre, suivant ainsi les recommandations de Pessoa : À quoi bon voyager ! Pour voyager, il suffit d’exister.

Ce voyage imaginaire est construit en quatre journées qui mènent l’auteur en de nombreux lieux. Il décrit les aspects les plus traditionnels de la ville, comme le tramway ou le port, aux plus surprenants.

Parvenu au terme de ce voyage, l’auteur n’a plus qu’une seule chose à faire : partir enfin à Lisbonne.

Moins traditionnel qu’un guide ou qu’un récit de voyage, cet ouvrage séduira ceux qui connaissent déjà Lisbonne et ceux qui veulent découvrir la capitale portugaise. » (présentation de l’éditeur)

« De par son parti pris, ce carnet de voyage est résolument original. Il nous présente Lisbonne par des écrits anciens ou récents et des faits historiques, géographiques, anecdotiques… mais également par des instantanés graphiques pris sur le vif par de Crécy. À l’arrivée, on navigue entre données - passées ou présentes -, descriptions liées à l’imagination et portraits de rues, murs, sols, vitrines, étals… qui rendent compte d’une atmosphère, d’une lumière et de matières. » (extrait d’un article de Boris pour bdselection, 30 janvier 2002)

« J’ai découvert ce livre quelques mois après mon retour (quand je présente les choses comme ça, on dirait que j’ai passé des semaines au Portugal alors que pas du tout). C’est original. Pour écrire son guide, illustré par Nicolas de Crécy, Raphaël Meltz n’est pas allé à Lisbonne. Prologue : "Pourquoi aller à Lisbonne et pourquoi voyager ? Combien d’hommes crurent voyager, prirent l’avion ou le train jusque Lisbonne, ou vers les Andes, ou pour Phnôm-Pen, et revinrent m’en parler (parfois, plusieurs heures, parfois ils étaient plusieurs) sans jamais me convaincre qu’ils y étaient allés. Qu’ils avaient voyagé - ils semblaient ne rien avoir vécu. ” Les auteurs crayonnent le portrait de la ville, en puisant dans les encyclopédies, les journaux, les guides (pas forcément les plus récents) et les livres de géographie. Le croirez-vous, ce portrait est juste - j’ai retrouvé un peu de la Lisbonne que j’ai vue.

Quatrième journée : "On pourrait aussi parler : du fameux café A Brasileira, où Pessoa traînait tout le temps (Fernando Pessoa était un vieil alcoolo, il est mort, rappelons-le, d’une cirrhose du foie) - à la terrasse de ce café, depuis 1988 (centenaire de sa naissance), il existe une statue (taille réelle) du poète maigre à moustache, assis à une table. Si j’étais vraiment à Lisbonne, est-ce que j’irais, à ce café ? Je n’arrive pas à me décider : cette statue, c’est un piège à touristes, ou un truc très émouvant ? Et s’il pleut (en 1877, à Lisbonne, il a plu 1 400 mm dans l’année, et en 1945, 300 mm; en moyenne, il pleut 715 mm), est-ce que son verre, peu à peu, se remplit de gouttes qui tombent ?" A Brasileira : j’y suis allé, bien sûr, j’ai vu la statue de Pessoa, juste derrière moi. Ce n’était pas émouvant : une touriste japonaise était montée sur les genoux de la statue, avait passé un bras autour de son cou et souriait en attendant le déclic de la photographie. (Pour ce qui est de la pluie, je ne peux pas renseigner l’auteur, il faisait très beau ce jour-là - vous avez remarqué, quand vous partez en voyage, il fait toujours beau, du moins c’est le souvenir qu’il en reste). » (extrait d’un texte de Sylvain Marcelli, insite.coop)

Sur la Toile


Une planche où l’on voit les rails d’un funiculaire de Lisbonne (Sur le site de l’éditeur)

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