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Livre de chroniques

par António Lobo Antunes

( Livre )
Christian Bourgois
Langue d'origine : portugais
Traduit par Carlos Batista
2000, 207 p., 14.48 euros

ISBN : 2267015358

Ce recueil d'articles publiés semaine après semaine dans un grand journal de Lisbonne, des notes sur la vie quotidienne portugaise, mais ce Livro de crónicas ne donne pas une vision toujours très flateuse du Portugal.

« J'ai commencé à écrire ces chroniques au début des années 1990. Elles paraissent deux fois par mois dans différents journaux portugais, espagnols, allemands. Je n'avais aucune intention de faire publier ces petits textes sans aucune prétention. Un éditeur portugais a voulu les réunir en un volume. C'est tout. A notre grand étonnement le Livre des chroniques s'est énormément vendu. Puis il été traduit. A sa sortie en France, la première édition a disparu comme ça en un jour ou deux, sans aucune presse. C'est impressionnant et très surprenant. » (l'auteur)

« Le Livre de chroniques est tout entier empreint d'une sorte de mélancolie, mêlée de mauvais caractère et d'ironie. Antonio Lobo Antunes y dresse, au fil des textes, sinon un autoportrait, du moins l'esquisse subtile et infiniment vivante d'une histoire : la sienne. Celle d'un enfant né et grandi dans le Portugal de Salazar, au sein d'une famille bourgeoise, tout à la fois austère, pieuse et tendre, où l'on cultivait "la discrétion des sentiments", la modestie comme "une forme d'élégance", "l'indulgence attendrie" envers les pauvres et les servantes, envers aussi les péchés véniels et les "défauts de fabrication" des personnes que le curé, "sorte de mécanicien des âmes armé de la clé à molette d'un Ave Maria plein de doigté, se chargeait de réparer définitivement dans l'atelier de l'église". » (extrait d'un article de Nathalie Crom, Le Croix, 16 mars 2000)

« Dans ces Chroniques écrites au fil des dernières années, Antánio Lobo Antunes introduit son lecteur dans les antichambres de ses grands romans, en évoquant avec tendresse et ironie son enfance et sa jeunesse dans les faubourgs d'une Lisbonne salazariste, ses aïeux austères, ses tantes bigotes, les idoles sportives de son adolescence, ses échecs amoureux, ses débuts dans l'écriture, sa solitude... Autant de fables et de paraboles qui ont les propriétés et les charmes des maquettes d'un édifice, en ce sens qu'elles nous permettent d'apprécier sous d'autres angles l'œuvre et le talent du grand romancier. » (présentation de l'éditeur)

Les petits riens du quotidien évoqués par un monstre sacré de la littérature contemporaine
« A chaque fois que je vais dîner chez mes parents, j'en ressors transpercé par mon enfance. » En quelques chroniques brèves et percutantes, António Lobo Antunes évoque avec tendresse et humour l'époque où il courait en culottes courtes dans les rues de Benfica. Jouant avec art sur les souplesses du genre, il alterne le « je » des réminiscences et la troisième personne des récits. Histoires d'amours défuntes ou en train de se défaire, le dimanche d'une femme rivée à sa solitude... Mais, très vite, le souvenir d'enfance vire au conte fantastique et les évocations des héros abandonnés prennent des accents autobiographiques. Chemin faisant, il croque avec talent ces petits riens du quotidien qui peuvent si vite devenir obsédants, jette un regard acéré sur la bourgeoisie, l'Eglise, les hommes politiques, les délégués syndicaux et bien d'autres têtes de Turc. Au terme d'une réflexion empreinte de nostalgie sur le temps qui passe, il constate avec un brin d'amertume : « Tout bien réfléchi (et je m'adresse à mon miroir), je ne suis pas un monsieur âgé dont le cœur est resté enfant. Je suis un enfant dont l'enveloppe s'est usée. » (fnac.net)

« Lobo Antunes regarde les pauvres gens, les vieux, les enfants, et aussi lui-même; il regarde sa propre enfance, sa pieuse grand-mère, ses propres enfants ; il se regarde écrivain avide de reconnaissance et ironisant sur cette avidité; il regarde ses compatriotes, sa ville de Lisbonne, les plages de l'Atlantique, Dieu, le Christ et les saints... A partir de ce regard, il dresse de petits monuments de style. Des monuments tremblants, qui grincent parfois sur leurs bases, qui créent leur propre équilibre. L'écrivain ne se réclame d'aucune vertu, sinon celle de son art. C'est une morale restreinte mais, là, suffisante. » (extrait d'un article de Patrick Kéchichian, Le Monde, 17 mars 2000)

« À chaque fois que je vais dîner chez mes parents, j'en ressors transpercé par mon enfance. " En quelques chroniques brèves et percutantes, António Lobo Antunes évoque avec tendresse et humour l'époque où il courait en culottes courtes dans les rues de Benfica. Jouant avec art sur les souplesses du genre, il alterne le "je" des réminiscences et la troisième personne des récits. Histoires d'amours défuntes ou en train de se défaire, le dimanche d'une femme rivée à sa solitude... Mais, très vite, le souvenir d'enfance vire au conte fantastique et les évocations des héros abandonnés prennent des accents autobiographiques. Chemin faisant, il croque avec talent ces petits riens du quotidien qui peuvent si vite devenir obsédants, jette un regard acéré sur la bourgeoisie, l'Eglise, les hommes politiques, les délégués syndicaux et bien d'autres têtes de Turc. Au terme d'une réflexion empreinte de nostalgie sur le temps qui passe, il constate avec un brin d'amertume : "Tout bien réfléchi (et je m'adresse à mon miroir), je ne suis pas un monsieur âgé dont le cœur est resté enfant. Je suis un enfant dont l'enveloppe s'est usée". » (extrait)

Un autre extrait sur fnac.net

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