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Le Lys

par

( Livre )
Harmattan (L')
Langue d'origine : islandais
Traduit par Patrick Guelpa
2005, 81 p., 11 euros

Auteur : Eysteinn Ásgrímsson - ISBN : 2747580946

Poème marial islandais du XIVe siècle

Tempête au monastère ! Une dispute dégénère en rixe et l'un des moines rebelles roue de coups son supérieur... Scandale, jugement, mise aux fers des responsables. Un peu plus tard, l'un des coupables se repent et livre un magnifique poème de 800 vers à la gloire de Marie. Non, la scène ne se passe pas en Espagne ou en Italie, mais dans la lointaine et brumeuse Islande, perdue dans l'Atlantique Nord au Moyen Âge. Le poème acquiert vite une grande notoriété au point que tout Islandais désirerait en secret l'avoir composé. Le Lys retrace toute l'histoire du salut, Eysteinn Ásgrímsson dédie son œuvre à la Vierge Marie tout en louant la Sainte Trinité et bien sûr le Christ, vers qui converge toute l'histoire humaine. L’ouvrage est resté très populaire sous le luthéranisme. C'est que sous la braise ardente de la foi d'Eysteinn souffle l'Esprit qui purifie toutes nos passions d'ici-bas pour les fondre au creuset de l'amour divin. Oui, ce poème nous interpelle et nous émeut, nous les hommes et les femmes du XXIe siècle, parce que l'auteur, malgré le décalage du temps, est étonnamment proche de nous.

L’auteur, Eysteinn Ásgrímsson, était un moine augustin islandais très versé dans l'art scaldique et très pieux. Il a dû écrire son poème dans les années 1343-1345 et il est mort en 1361.

Titre original : Lilja - présenté et traduit par Patrick Guelpa

« D'après Jan de Vries (1967), qui s'appuie sur Fredrik Paasche (1924), le poème témoigne de la contrition sincère et de la
profonde componction d'un homme conscient de son péché : Eysteinn aurait été mis au cachot pour avoir roué de coups le
père abbé de son monastère à Thykkvabaer (aujourd'hui Thykkvibaer, dans le sud-est de l'Islande, tout près de
Kirkjubaejarklaustur, dit aujourd'hui simplement : Klaustur).
Le poète explique les raisons du titre de son poème : il n'a pas ouvré comme les autres scaldes avec des tournures
compliquées (strophes 97-98). Il demande au lecteur de prier pour leur salut à tous deux le "Je vous salue, Marie" (strophe
99) et termine par la louange à la Sainte Trinité. Tout au long du poème, l'auteur met en évidence le combat du Christ contre Satan et la mission de Marie. Son style est tantôt
dramatique, tantôt lyrique. On dit d'ailleurs couramment en Islande que "tout Islandais voudrait avoir composé le Lilja" » (extrait du site de l’association Kubaba

Sur la Toile

lire un extrait sur le site de l’association Kubaba

Dans BiblioMonde

Notre dossier sur l'Islande (BiblioMonde)

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