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Mémoires de l'assassin de Sissipar (
Livre
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« Le 10 septembre 1898, à Genève, l'ouvrier italien Luigi Lucheni poignarde Élisabeth, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, transformant en destin, par cet assassinat, la vie de celle dont l'Histoire a retenu le surnom, Sissi. Détenu exemplaire jusqu'en 1909, Lucheni apprend le français en prison et entreprend d'écrire dans des cahiers ses "Mémoires", sous le titre Histoire d'un enfant abandonné à la fin du XIXe siècle racontée par lui-même". Document unique et exceptionnel sur l'errance d'un enfant abandonné à la naissance par sa mère à Paris. Renvoyé en Italie, il connaîtra l'enfer des familles d'accueil et l'existence bringuebalante d'un être privé d'affection et de repères.
Dès lors, comment cet " en-dehors " n'aurait-il pas été peu ou prou sensible aux discours des propagandistes anarchistes ? Sissi fut victime d'un révolté désireux de présenter ses lettres de créances à une société honnie. Les cahiers de Lucheni furent volés en 1909 par un gardien de prison. Santo Cappon explique dans quelles conditions ce document exceptionnel fut acheté par son père en 1938 et il raconte les années qui précèdent le crime de Lucheni, les circonstances exactes de celui-ci, le procès, et la manière dont l'assassin de Sissi vécut la prison jusqu'à son " suicide " en 1910. » (présentation de l'éditeur) « En prison, Lucheni commença la rédaction de ses Mémoires. Il lisait beaucoup, avec une prédilection marquée pour Rousseau, Voltaire et les Encyclopédistes. Il citait volontiers la phrase de Schopenhauer : "S'il y a un Dieu, je ne voudrais pas être celui-là". Sur un mur de sa cellule, il avait même épinglé le portrait d'Élisabeth d'Autriche, comme si un lien mystérieux l'unissait lui, l'enfant abandonné, à cette femme d'une mélancolie si profonde que la mort seule l'en délivrerait. Rebelle dans l'âme et nihiliste jusqu'à la moelle elle avait nommé son cheval Nihilismus , Sissi fuyait tout ce qui pouvait lui rappeler l'étiquette de l'empire des Habsbourg, symbole même à ses yeux de l'oppression. Elle léguera d'ailleurs une part de ses revenus aux enfants victimes de la monarchie austro-hongroise. Pas plus que Lucheni, elle ne supportait l'injustice. Rarement une victime et son bourreau auront été aussi proches. D'où l'intérêt que présentent les Mémoires de l'assassin de Sissi, finement analysés par Santo Cappon. Ce dernier eut la chance de les découvrir dans les archives de son père, qui collectionnait les documents anciens. Reconstituant l'histoire des manuscrits de Lucheni, Santo Cappon aboutit à la conclusion qu'ils avaient été dérobés par le gardien-chef Depierraz et que ce vol ne fut pas étranger au suicide de leur auteur dépossédé de cela même qui devait donner un sens à sa vie. » (extrait d'un article de Rolland Jaccard, Le Monde, 11 Septembre 1998) Lire aussi Élisabeth d'Autriche par Brigitte Hamann. Sur la Toile À propos de Luigi Lucheni (1873-1910) A Montreux, Sissi voulait rester incognito, un dossier préparé par Matthias Wirz, La Presse, 1998. Lire notamment « Le coup de poinçon qui tua Sissi ». ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi à son financement.
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