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Nabeul en vert et jaunepar (
Livre
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Pour la première fois, l'auteur, Arnaud Maurières, analyse et décrit la vraie poterie de Nabeul, celle qu'on trouve aujourd'hui dans les vitrines des musées et qui, hier encore était la plus vendue sur tous les souks du pays.
Photos de Claude Philippe « Voici un petit ouvrage s’intéressant à une tradition artisanale bien connue à laquelle peu d’études ont été consacrées. Un historique de la place et de l’évolution de la poterie vernissée de Nabeul est accompagné d’une illustration icono-graphique de qualité; on y trouve des explications techniques manifestement tirées d’entretiens avec des artisans avertis ou extraites des rares études sérieuses dévolues au sujet. La bichromie est une des originalités de la céramique nabeulienne, ce qui explique le libellé du titre de l’ouvrage autour des deux couleurs qui caractérisent la vaisselle "chawat" et "motli" accompagnant la vie traditionnelle : le jaune et le vert, auxquelles on peut ajouter le brun de certains motifs (traits, courbes, poissons, oiseaux, serpents, arabesques florales…). La place de Nabeul dans le domaine de la poterie s’est faite aux dépens de Tunis (Qallaline), Djerba (Guellala) et Moknine. Cette supériorité est essentiellement due à la bonne qualité de l’argile de la région, bien adaptée aux différents processus de la fabrication. Au cours de ce siècle, la production nabeulienne se développe tout en se spécialisant et en se diversifiant : à côté de la vaisselle utilitaire, se diffuse une céramique dite artistique qui continue à faire la renommée de la ville. Potiers français puis italiens ont introduit tour à tour le savoir-faire propre à cette technique. C’est ainsi que les ateliers de fabrication se multiplient et que le nombre d’artisans formés à ce métier augmente et ce, jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale. Cette poterie nabeulienne alimente le marché intérieur tunisien et s’exporte également au Maghreb. Le déclin de la céramique artistique sera suivi par la crise de la poterie culinaire qui survient suite à l’envahissement de la vie quotidienne par l’aluminium et le plastique à partir des années 1950. Après l’historique de cette technique, le lecteur trouvera l’explication des étapes de la fabrication : extraction de la terre, préparation de l’argile, façonnage de la poterie, cuisson, décoration, coloriage et vernissage. Des planches de l’ouvrage de Lisse et de Louis, aujourd’hui introuvable, présentent les formes auxquelles obéit la confection des récipients à eau, jarres, vases, godets, tuiles, vaisselle et plats qui composent l’éventail de cette poterie. Un catalogue d’une centaine de pièces présente une collection d’objets en tous genres qui aident à mieux connaître cet artisanat typique et à le comparer à la production de Djerba, largement supplantée par celle de Nabeul. (extrait du site de l’IRMC, Correspondance, novembre 2002) http://www.irmcmaghreb.org/corres/notices/vdp/73vdp3.htm Dans BiblioMonde La mémoire du geste. La poterie domestique et féminine du Rif marocain ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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