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Norvège

par

( Livre )
OCDE
mai 2005

ISBN : 9264291571

Le rapport de l'OCDE sur l'économie de la Norvège en 2004

Les perspectives à court terme de la Norvège sont bonnes. Grâce à la reprise mondiale, la croissance pourrait s'établir pendant un temps à des taux supérieurs au potentiel, notamment si l'inflation est largement en retrait de l'objectif et si les tensions du marché du travail se relâchent avec le cycle. Les taux d'intérêt sont faibles et la politique budgétaire ne doit plus être expansionniste. De fait, il importera de freiner les dépenses au cours des prochaines années pour revenir au rythme permissible d'utilisation des recettes pétrolières que les autorités norvégiennes ont elles mêmes fixé et qui est compatible avec les considérations d'équité intergénérationnelle. A plus long terme, les raisons d’une rigueur budgétaire persistante sont encore plus fortes. Sous l'effet conjugué de l'évolution démographique et de la montée en régime du système de pension, les dépenses publiques à ce titre augmenteront sensiblement au cours des prochaines décennies, même si les importantes réformes actuellement examinées sont rapidement mises en œuvre. A l'avenir, il faudra essentiellement compter, pour faire progresser les niveaux de vie, sur des améliorations de la productivité et de l'emploi dans le secteur des entreprises privées non pétrolières. Pour préserver le dynamisme de l'économie non pétrolière, il faudra procéder à des réformes des marchés des produits et du travail d'une part, et des politiques sociales et des programmes de transfert de l'autre. Les politiques menées dans ces différents domaines sont étroitement interdépendantes et il est peu probable que les réformes soient couronnées de succès si elles ne sont pas généralisées. S'agissant de la formation des salaires, une plus grande flexibilité est souhaitable, notamment dans le secteur public. Les modifications proposées dans les domaines de l'enseignement et de la formation permettront d'élever les niveaux de compétence, mais l'utilisation rationnelle des deniers publics doit être un critère essentiel pour déterminer l'ordre de priorité des programmes. La concurrence devrait être renforcée par une réforme de la réglementation et une politique plus volontariste : les amendements proposés pour que les textes soient plus strictement respectés offrent l'occasion de mieux centraliser la politique de la concurrence, et devraient prévoir la création d'un organe d'appel indépendant. La présence financière de l'Etat et les subventions à l'agriculture devraient être réduites. Grâce aux vastes programmes sociaux de la Norvège, la pauvreté est pratiquement inexistante dans ce pays, et la conscience professionnelle et citoyenne profondément ancrée a limité l'utilisation abusive du système dans le passé. L'augmentation très rapide du nombre de bénéficiaires de pensions d'invalidité et de personnes en congés maladie donne cependant à penser qu'il pourrait être nécessaire de renforcer les contrôles. Il faudra faire avancer les efforts de réforme suggérés ci dessus si l'on veut utiliser les ressources de manière plus efficiente et accroître par là même la production potentielle non pétrolière tout en faisant en sorte que la Norvège conserve un niveau de vie élevé pendant les années à venir.

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