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Nous les moineauxpar Yordan Raditchkov (
Livre
)
Aussi célèbre en Bulgarie que, chez nous, le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny, Nous les moineaux s'adresse avec le même bonheur aux lecteurs de tous âges. Djiff le narrateur, Mon-Cher-Monsieur, le râleur, Cui, celui qui ne vole qu'en marche arrière, Piou-Piou, le chanteur, et tous les autres forment une bande de piafs inséparables, même dans les plus périlleuses aventures : apprendre à voler, affronter un épouvantail ou un épervier, traverser le Danube ou partir en voyage sur la lune.
« Extrêmement populaires en Bulgarie, pays d'origine de l'auteur, Nous, les moineaux n'est pas un roman continu. Plutôt une suite de petits récits éparpillés comme des miettes le long d'un chemin, des historiettes que le lecteur peut picorer au hasard. Les personnages, pour la plupart des moineaux, assurent la continuité de cet univers singulier où les oiseaux mâchent du chewing-gum, vont à l'école pour apprendre à quel endroit le Danube prend sa source, envisagent de se rendre sur la Lune et se préoccupent de faire pleuvoir lorsque la sécheresse menace. Ils sont toute une tribu, soudée par leur naissance commune et la nécessité de se ravitailler en insectes pour survivre. Il y a Djiff, le narrateur "un peu noble", Cui, qui vole à reculons, Maillot-Héroïque, rescapé d'un massacre en Chine et bien d'autres. Des joyeux, des vaniteux et même des râleurs impénitents. Ainsi Mon-Cher-Monsieur, qui apostrophe les soldats, les chats, les insectes trop rapides pour lui et même un paratonnerre "parce que celui-ci n'arrivait pas à attraper tous les éclairs et que, la dernière fois, la foudre avait bien failli lui roussir les plumes". Entre la "corneille puante", tout encombrée de ses fanfreluches et d'un journal français de 1903, le chat paresseux et l'araignée qui "installait des câbles téléphoniques pour s'avertir elle-même au cas où une mouche se prendrait au piège", les moineaux mènent une existence paisible, traversée pourtant d'événements marquants (…) Derrière la délicieuse loufoquerie de ses histoires, Raditchkov raille gentiment la sottise, l'agressivité, la suffisance et tous les défauts qui polluent les relations humaines. Il parle des persécutions et des guerres, de la campagne grouillant de mitraillettes et de l'émoi des oiseaux attaqués par des écoliers. La violence gratuite exercée contre les plus faibles apparaît ici ou là, mais aussi la ruse qui permet d'y échapper, la générosité, la solidarité, le rêve, et surtout l'humour qui conduit à la liberté. » (extrait d’un article de Raphaelle Rérolle, Le Monde, 30 janvier 1998) Titre original : Nie vraptchetata ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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